MASQUES INTRIGUES
nies qu'il combine. 11 intitule ses toiles : Salon bourgeois en 1881; Dame en détresse; Mangeuse d 'huîtres. Cela importe-t-il? Absolument pas. Dans le premier tableau, il réalise une atmosphère, où l'ombre et la lumière, l'acajou des meubles, leurs lignes, la déformation que la clarté frappante leur fait subir, la valeur des choses luisantes ou mates déterminent l'intérêt d'art. Dans le deuxième toute l'attention se porte sur un rideau jaune que le jour pénètre. Dans le troisième, l'ordonnance et l'unité sont maintenues, bien que la gamme des couleurs soit haute, à force de justesse et de flexibilité dans les nuances. Toutes ces œuvres belles et déci-
II faut remonter aux peintres les plus subtils, aux visionnaires lumineux, aux magiciens de la pâte éclatante et savoureuse pour lui trouver des pairs.
Peut-être, un jour, parmi ces mille objets attirants et immobiles qui encombraient la table de son atelier, un masque seglissa-t-il. James Ensor l'étudia en peintre et le fixa comme tache sonore et curieuse sur sa toile. Cela n'importait guère, mais telle est la hantise d'une vision heureuse que bientôt l'esprit total en est rempli. Ce masque que l'ensemble de ses lignes rapprochait plus que tout autre modèle de la vie et de la personnalité humaines finit par reléguer au second