‹ James ThomsonChapitre 107 sur 294 · Spring, 86-110. — 3. Ibid., 442-449. — 4. Summer · texte numérisé non relu

Spring, 86-110. — 3. Ibid., 442-449. — 4. Summer

5. Summer, 622-628. — En dépit du nom anglais « honey-suckle », des observateurs dignes de foi assurent que l'abeille ne butine pas sur Île chèvrefeuille. (Voir J. Burrows, Pepacton. Nafure and the Poets, p. 113.)

S'il en est ainsi, Thomson s’est trompé en nombreuse compagnie.

ce petit monde : « Qui peut voir sans pitié la tribu des fleurs « qui, semées par l’aurore, perdent, sous le brûlant rayon, « leur beauté fraiche éclose?.. Seul le tournesol altier referme « tristement au coucher du soleil sa jaune corolle, et languit « aussi longtemps que dure la nuit; mais quand reparaît l’astre « brûlant, il tourne vers les rayons son sein enamouré *. »

On a pu remarquer le caractère un peu vague et général de ces notations, sauf celle que nous venons en dernier lieu de rappeler. Peintre de vastes scènes, Thomson ici encore s’arrête peu aux détails pour leur valeur propre. Dans tous les exemples que nous avons jusqu'ici traduits, les fleurs apparaissent comme traits accessoires; elles n’appellent pas de description précise et détaillée. Mais une fois au moins le poète a voulu montrer que son pinceau, habile à peindre les grandes scènes de la nature, pouvait aussi rendre justice aux beautés les plus menues de la création. Par une heureuse rencontre c’est dans un des passages où sa personnalité apparaît le plus directement, c’est en compagnie de la femme aimée qu'il décrit les fleurs de la campagne anglaise.

« Viens, Amanda, viens, et tandis que Mai aux pieds rosés « s’avance rougissante, allons ensemble fouler le gazon humide « du matin et cueillir dans leur première fraicheur les fleurs à « peine écloses; nous en ornerons les tresses de tes cheveux, « et ton sein charmant qui les rend plus charmantes.

« Vois comme ce vallon sinueux déploie ses riches trésors « sur les rives du ruisseau qui l’arrose. Vois le narcisse boire « l'eau cachée qui sourd à peine à travers l’herbe haute et « luxuriante, ou, de sa ravissante profusion, orner la berge «€ humide. Suivons longuement ce chemin où la brise nous € arrive d’un vaste champ de fèves en fleur. L’Arabie n’a «€ point de parfum plus enivrant... Que ton pied ne dédaigne € pas non plus le pré plein d’une fraiche verdure et de fleurs € sans nombre... C’est là que les essaims d’abeilles bourdon- « nantes se livrent à leur doux labeur... ou bien souvent, € d’une aile plus hardie, elles s'élèvent jusqu’à la pourpre « bruyère, jusqu'aux régions où croît le thym sauvage, pour € s’y charger d’un jaune et riche butin...

« Mais tout près de nous, le long de ces haies rougissantes

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