Par exemple
« Like the gay birds that sung them to repose, Content and careless of to-morrow’s fare.
Her form was fresher than the morning rose When the dew wets its leaves, unstained and pure As is the lily or the mountain snow. »
(Autumn, 190-194.)
4. « The modest virtues mingled in her eyes, Stillon the ground dejected, darling all Their humid beams into the blooming flowers. » (195-197.)
« Comme dans un vallon, au sein de l’Apennin,
A l’abri d’un cercle de montagnes,
Un myrte croît, loin de tout regard humain,
Et répand dans cette solitude ses parfums délicieux, Ainsi s’épanouissait, fleur que nul ne voyait,
La douce Lavinia 1. »
Ce joli passage est une des plus heureuses additions faites par Pope au texle de son ami, et Thomson accepte les six vers sans y rien modifier. Le début de l’idylle en est la partie la plus heureuse. Thomson y montre qu’à ses qualités d'énergie et de touche vigoureuse il sait aussi joindre la délicatesse et la grâce. Pope y manifeste une fois de plus la merveilleuse aisance avec laquelle il sait se mettre à l’unisson d’un talent original et d’une inspiration très éloignée de la sienne. Quant aux vers où se développe le récit proprement dit, ils offrent peu d'intérêt. On y trouve plus d’un trait de goût contestable, comme cette fin du discours par lequel Palémon offre à la jolie glaneuse ses biens, son cœur et sa main.
« Les champs, le maître, tout, belle jeune fille, est à toi,
Si aux bienfaits nombreux que ta maison
M'a prodigués tu veux ajouter ce bien,
Le plus précieux de tous, le pouvoir de te combler de bienfaits 2. »
io « As in the hollow breast of Apennine Beneath the shelter of encireling hills, A myrtle rises far from human eye, And breathes its balmy fragrance o’er the wild. So flourished blooming and unseen by all The sweet Lavinia. »
(209-214.) On a remarqué que la botanique de Pope laisse à désirer. Virgile avait plus exactement noté l'habitat du myrte : « amantes littora myrtos ». 2. Autumn, 290-293. Le trait, tel qu’il est, appartient à Pope. L'idée en était en germe dans le texte de Thomson (édit. de 1738), mais mal et lourdement développée :
« With harvest shining all these Fields are thine; And if my wishes may presume so far,
Their master too, who then indeed were blest
To make the daughter of Acasto so. »
Nulle surprise que la correction de Pope ait été adoptée avec empressement. Quelques vers plus haut, Pope avait voulu supprimer un effet d’antithèse un peu analogue, mais cette fois Thomson regimbe et conserve son vers et sa pointe :
« And is when unadorned adorned the most. »