Dans l'édition de 1738, de 805 à
2. Spring, 310-371. — 3. Winter, 603-608. — 4. Vers 187 et 194.
lettre où celui-ci lui a appris la mort de son frère, John Thomson : «.… Une chose dont je suis assuré, C'est que la vie « à venir vaudra mieux que celle-ci, et ainsi de suite à travers « l'infinie succession des états futurs. Chacun s'élève au-dessus « des précédents, et tous manifestent éternellement linfinie « bonté. Mais tout cela tient à un système qui ne convient pas « peut-être au milieu dans lequel vous vivez, et qu'il serait « trop long d'expliquer dans une lettre 1...»
Au moment où il écrivait ces lignes, il travaillait à son grand poème de « La Liberté », et il y réserve une place à une nouvelle exposition de sa doctrine favorite. La troisième partie du poème contient en effet une digression assez inattendue où l’auteur exprime une fois de plus son admiration de Pythagore et de sa philosophie. Après avoir rappelé les recherches astronomiques du sage, il ajoute : € Instruit par ce
* « spectacle, il se forme une noble idée du Dieu qui donne à
« tout le mouvement et la forme... Il enseigne que la flamme « inextinguible de la vie passe tour à tour de la brute à « l’homme et de l’homme à la brute en un cycle éternel... « Doctrine de vérité parfaite, si le maître avait vu que cette
« chaîne de la vie monte toujours : s’il avait vu, non pas un
« cercle uniforme, mais un ensemble qui toujours s'élève ?. »
Voilà la partie originale des opinions de Thomson. Mais cette doctrine de poète, il l’expose en poète. Nous savons de quel enthousiasme elle l’inspire; mais il ne nous à pas dit sur quels arguments il appuie sa croyance. Quant à son panthéisme, il n'avait pas, comme sa foi à la métempsycose, le caractère d’un paradoxe piquant. C’était la doctrine métaphysique de Pope, celle au moins que lui avait dictée Shaftesbury *. Si elle se montre plus arrêtée, plus chaleureuse surtout chez Thomson,