Summer, 498, 499. Cf. Virgile
« Plurimus Alburnum volitans, cui nomen asilo Romanum est, Graii œstrum vertère vocantes. » (« Géorgiques », liv. III, v. 147, 148.)
4. Summer, 138-140. Sur ce sujet on lira avec intérêt quelques pages charmantes de J. Burroucns, English and American song-birds, in Fresh Fields, p. 159. 3 ?
5. Summer, 1005-1016. — 6. 1bid., 1064. — 7. Ibid., 1683. — 8. Autumn, 836-847. — 9. Summer, 140-159.
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assure-t-on, ne suit aucunement les mouvements du soleil. Les poètes continueront, je le crains, toutes les fois qu’ils le jugeront à propos, de lui faire « tourner vers l’astre son sein enamouré ! ». À défaut d’une explication plus certaine des fonctions de la comète, il ne nous déplait pas de rêver avec Thomson que ce sont « des soleils alimentant la vie de mondes lointains * ». Et s’il a tort de penser que les fils de la Vierge soient une condensation de la rosée *, qui voudrait détruire cette erreur pour se rappeler que ces fils chers aux poètes sont le produit et le moyen de locomotion de je ne sais quelle araignée ?
Parfois aussi l’auteur des « Saisons » fait plus qu’enregistrer les croyances de son temps. Il affirme que les diverses planètes sont habitées ‘. Elles sont les séjours de nos âmes dans leurs transmigrations successives. C’est un rêve pour lequel Le poète n’a pas à solliciter l’indulgence. Mais il a voulu aussi, dans un ordre de faits où le contrôle est moins impraticable, échafauder sa petite théorie scientifique. La chose n’a pas été sans l’entraîner dans d’assez singulières aventures. L’ « Automne » nous présente une étude et une explication des sources *. Les sept premiers vers du passage contiennent un exposé conforme aux données de la science. Puis vient l'énoncé d’une autre hypothèse; treize vers sont employés à la présenter, et vingtsix autres à la réfuter. La complication s’explique ainsi : l’auteur adopte dans la leçon définitive la théorie que dans les premières éditions il déclarait insuffisante, et il réfute alors abondamment celle qui l’avait d’abord séduit. La tâche était pour le poète de conserver dans ses vers les deux théories alternativement déclarées vraies et fausses, et d'y ajouter une réfutation d’abord inutile. Il faut avouer qu'il s’est mal tiré de l'embarras où il s’est mis.
Une autre tentative assez ambitieuse est celle qui nous explique le phénomène de la congélation. Thomson, selon la doctrine alors courante, la croit produite par € des myriades « de petits sels crochus, ou bien en forme de doubles coins, et « répandus à l'infini dans l’eau, la terre et l’éther f ». C'est une hypothèse qui avait chance de lui plaire. Il est apparent qu'il aime ces théories qui mettent l’esprit en présence de nombres
1. Summer, 216, 217. — 2. Ibid., 1123-1729. — 3. Autumn, 1211, 1212. — 4, Winter, 104-106, — 5. Aulumn, 136-835. — 6. Wüinter, 118-720.
infinis et de prodigieuses grandeurs. Cette idée d’une multitude de cristaux invisibles emplissant l’univers avait séduit son imagination, comme l’idée du voyage mystérieux des gouttes d’eau de la mer aux montagnes à travers les sombres immensités des roches. Une fois au moins la même tendance de son esprit le sert plus heureusement. Il y a comme une vue prophétique des enseignements les plus récents de la science dans les vers où il célèbre la prodigieuse fécondité de la nature et l’inépuisable multitude des organismes infiniment petits. « Au-dessous des insectes, par d’infinis degrés, quelles espèces « innombrables descendent et finissent par échapper même à la « vision du microscope! La vie fourmille dans toute la nature; « c’est une masse merveilleuse d'êtres vivants ou d’atomes « organisés qui n’attendent que le souffle de vie 1... »
Voilà comment le grand poème descriptif donnait en même temps quelque satisfaction à ce besoin de savoir, à cet amour passionné du vrai qui est un des titres d'honneur du xvin° siècle. Les parties des &« Saisons » que nous venons de rappeler devaient avoir pour les contemporains de Thomson une valeur et un intérêt qu'il nous est assurément difficile aujourd’hui d'imaginer fidèlement.