‹ James ThomsonChapitre 159 sur 294 · Autumn · texte numérisé non relu

Autumn

et des plus entreprenants parmi les chercheurs. Les différentes découvertes de Newton dans le domaine des sciences naturelles sont rappelées en plusieurs passages des « Saisons », indépendamment du brillant exposé qui en est fait dans le poème consacré à l’illustre savant. S'il y a là même une part aujourd’hui condamnée, à plus forte raison les erreurs se rencontrent-elles dans les occasions où l’écrivain ne s’appuie pas sur la haute autorité d’un Newton. Dès le début du « Printemps » l’auteur, après tant d’autres poètes — et il ne devait pas être le dernier, — fait du mois de Mai le temps des roses. Il croit que le « mildew » est causé par le brouillard‘. Il explique la formation des saisons par une pure fiction poétique ?. Il répète, après Virgile, que le taon vit en troupes *. Il enregistre la commune erreur que les oiseaux brillants des tropiques ne puissent être d'aussi ravissants chanteurs que les oiseaux de nos climats ‘. Ses explications de la formation des orages et de la nature de la foudre ont le tort de venir quelque vingt ans avant les travaux de Franklin *. [Il ne devait pas lui-même croire avec beaucoup de conviction que la peste soit due à l’influence des étoiles 5. Il s’est trompé en supposant que c'était le mâle du ver luisant qui avait le pouvoir phosphorescent que l’on sait 7; ce . que les naturalistes de son temps prenaient pour une lanterne, ceux du nôtre y voient un phare, le phare de Héro. Les hirondelles ne sont pas engourdies pendant l'hiver %, et sa sympathie pour les jolis oiseaux aurait été accrue s’il avait mieux connu leurs mœurs. Pour aucune de ces erreurs on ne songera à lui tenir rigueur. Pour quelques autres on est tenté de se féliciter qu’il se soit trompé. N'est-ce pas une heureuse fiction qui lui fait supposer que le soleil, dont Newton vient de décomposer les rayons, forme et colore directement les diverses pierres précieuses dans les profondeurs de la terre °°? le tournesol, nous

4, Spring, 119. — 2. Ibid., 316 et suiv.

Page 1