Summer, 287-291. — 9, Autumn, 661. — 3. Summer
ques mots de respect ou d'affection qui font à peine allusion au mérite littéraire de ces poètes. Pope n’est pas beaucoup mieux partagé. Il y a cependant un accent de franche et vive émotion dans le vers où Thomson prie pour le retour à la santé de son illustre ami !. Et celui-ci, quelque exigeant qu’il fût en fait de compliments, dut savourer avec plaisir la double flatterie qui termine un autre passage consacré à son éloge :
Car bien que son Homère ne chante pas avec plus d’harmonie,
Sa vie cependant est de ses chants le plus digne d'amour ?.
Dans les deux tableaux où le poète énumère les illustrations
de l'Angleterre ou ceiles de l'antiquité, plusieurs jugements littéraires se rencontrent. Les seuls qui offrent pour nous quelque intérêt sont ceux qui se rapportent aux poètes anglais. Voici l'opinion de Thomson sur Shakespeare :
M RE ere POUT- Le" DOB-SENS élevé,
Pour l'imagination créatrice, et pour la pénétration aiguë
Dans les replis secrets du cœur humain,
Shakespeare, le poète sans art, n'est-il pas l’orgueil de l’Angle- [terre et de la nature °?
L'auteur des « Saisons » reprend, on le voit, l’épithète appliquée déjà par Milton au grand dramaturge. Il s’écoulera bien des années encore avant que la critique sache découvrir tout ce qu’il y a de raffinement et d «art » dans l’art de Shakespeare.
Milton, voilà vraiment le maitre et le modèle de Thomson. Les vers qui lui sont consacrés débordent d’admiration :
___. Toutes les muses nobles ou aimables Des âges classiques ne $€ retrouvent-elles pas dans ton Milton? Son génie est universel comme son sujet, Étonnant comme le chaos, beau comme l'éclat De l’Éden en fleur, sublime comme le ciel #.