‹ James ThomsonChapitre 174 sur 294 · AAA LL · texte numérisé non relu

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De fait, bien loin que ce terme apporte à la phrase son appoint de force ou d'éclat, il ne sera compris que grâce au contexte. Quelques exemples permettront de préciser ces observations :

The torpid sap, detruded to the root By wintry winds f.

Les lettrés seuls entendront ce participe, et à ceux-là même l'expression paraîtra inutilement pompeuse. La langue a bien une forme « protrude » (et l'emploi qu’en a fait te poète dans un passage de l’ «Automne », risque derester obscur?). Mais quand, du même radical, il veut former un dérivé nouveau, il ne voit pas que ce radical n’a pas en anglais de valeur propre, qu’il ne vit pas de la vie du langage, qu’il ne peut se prêter aux modifications que subissent aisément des termes vraiment anglais, et que, pour bien des lecteurs, même pour ceux qui connaissent l'adjectif « protruding », le mot « detruded », restera affecté et quelque peu mystérieux *.

. Le même désir d'ajouter à son style les ornements d’une élégance académique et savante explique l’usage des termes cités -plus baut, et de nombre d’autres tels que « sequacious *, COnjunctive *, ensanguined ‘, vacant ? au sens de « inoccupé », etc. La même cause fait comprendre le rôle attribué à certains termes abstraits tels que perfection * ou oppression *; et le transport à la langue poétique de mots qui conviennent mieux au langage du raisonnement, de la logique et des sciences :

. Spring, 567, 568.

« When young Spring protrudes the bursting gems. » Autumn, 1311. . On pourrait répéter les mêmes observations au sujet du verbe educe », Hymm, 114, ou du substantif « inspect ». Aulumn, 1134. 4. Summer, 1713.

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