Chant II
2. On peut voir aussi, au chant IV, le voyage de retour, v. 102 et suiv.
3. L493. — 41, 349.— 5: NI, 350. — 6. II, 352. 7. IV, 33,35 — 8: IV, 45. — 9, IV, 59. 40. IV, 62. — 11. IV, 64: — 12. IV, 66. — 13. IV, AGAIN A2 ME MAEEMIN, 628,520 M6 AIN 2 MIN Sr 48. IV, 606. — 19. IV, 609. — 20. IV, 610. — 21. IV, 619. — 922. IV, 621. — 285 IV, 114: — 24; IN, Mtiu—728, IN, T9. —526.71V, 130: 97 -1V52732. — 28. IV, 751.
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de cette impuissance à maitriser et à diriger son sujet qui apparaît sans cesse dans le poème? Nous avons parlé de cette Vision qui fait apparaître sur un transparent imaginaire les scènes racontées par la diserte déesse. Thomson lui-même en arrive à si bien confondre le récit et l'illustration pictoriale, qu’il mêle, à la série des événements déroulés par la vision, des choses telles que celles-ci... « Je vois que l'esprit de la « jeunesse n’est pas nourri au hasard d'aliments impurs, qu’il «n’est plus trompé par la flatterie, ni gonflé d’orgueil par un € jargon scolastique, mais que la lumière de la vérité l'emplit et « l’alimente. Alors le rayon purifiant brille dans l'imagination « et inonde le cœur, et les passions ressentent aussitôt la lumière « féconde et la flamme active jusqu’à ce qu’une action morale, « publique, honorable, couronne le tout '.» Voilà bien du galimatias pour annoncer l’avènement d’uñe réforme pédagogique en Angleterre. Mais surtout quel singulier sujet de tableaux! Et comment le peintre précis el énergique des « Saisons » peut-il voir et prétend-il nous montrer des choses aussi impalpables ? |
De temps en temps le poète éprouve lui-même le besoin de remettre les choses au point. Il avait oublié que tel ou tel personnage était supposé parler. Il s’en souvient tout à coup et nous le rappelle. Rien de plus gauche que ces précautions :
In that blest isle, where (so we spirits move) With one quick effort of my will I am ?.
SC Are Se LS ide Here, interrupting warm,- Where are they now? (I cried) say, goddess, where? *
Already have I given, with flying touch, A broken view of this my amplest reign .
Ou encore dans la bouche de la même déesse :
A little trace we how they rose *.
Pour traiter un sujet antipathique à son talent, le poète ne pouvait trouver qu’une forme très imparfaite. La langue dans laquelle se déroulent les longs récits de la déesse est singuliè-
1. V. 598-606. — 2. I, 369, 363. — 3. II, 392, 393. — 4. IIL, 88, 89. — 5. IV, 133.
rement lourde. Les amples périodes des « Saisons » offraient parfois une luxuriante abondance de sons et une profusion de couleurs qui étouffaient un peu la pensée. Mais ici c’est le pur lieu commun moral qui sert de support aux pesantes draperies du langage. La déclamation dès lors devient facilement boursouflée et vide. La phrase est longue et lente, et sans ce principe de vie qui organise le style chez les maîtres et dans les chefs-d’œuvre. La période se traîne souvent sans lien de continuité entre ses différentes parties. On croit qu'elle va finir, mais point; elle se prolonge par des relatifs successifs, par des parenthèses ou des appositions languissantes. En voici un exemple tel qu’on en rencontrerait presque à chaque page :
This firm republic, that against the blast
Of opposition rose; that (like an oak
Nursed on ferocious Algidum, whose boughs Still stronger shoot beneath the rigid axe),
By loss, by slaughter, from the steel itself,
Even force and spirit drew; smit with the calm, The dead serene of prosperous fortune, pined 1.
Encore cette phrase lente et désarticulée est-elle après tout complète et correcte. Mais il arrive à l'écrivain de se laisser emporter aux ondes successives d’un développement prolongé, et d'oublier, au cours du voyage, le point d’où il était parti et le terme qu’il se proposait d'atteindre. Il y a, pour ne citer qu’un exemple, certaine période de trente-six vers, que les textes coupent de points, parce que les imprimeurs ont pensé qu’il en fallait mettre quelques-uns, mais où le mouvement n’est nulle part interrompu. L'auteur y procède par voie de suppositions : « Si le temps venait où... », et il accumule si bien les hypothèses, il les complique de tant de parenthèses et
de développements parasites que, lorsque nous atteignons-
enfin le terme du paragraphe et un repos bien gagné, le poète a omis d’opposer à ses suppositions aucune clause affirmative, et de clore logiquement sa période ?.
Cette singulière inadvertance n’est pas coutumière à l’auteur de « La Liberté », mais les autres causes d’obscurité abondent, et ce n’est pas un des moindres motifs de la défaveur du poème.