Voir, par ex., acte II, se. u, et acte II, sc. mur
exprimé deux fois et flanqué des deux interjections : «€ Oh! Narva, Narva, oh !! » reproduit exactement le mouvement de l’exclamation plus célèbre de l'acte III. Mais n'oublions pas que les exemples de formes semblables abondent dans le théâtre depuis la Restauration. Le vers de Thomson se trouve presque identiquement dans Lee :
« O Sophonisba, oh! » (Acte [, sc. 11.)
Et quel est le personnage tragique de toute cette période dont le nom ne figure point au moins une fois précédé ou suivi de linévitable « oh » ??
Thomson et ses contemporains semblent du reste avoir trouvé dans cette seule syllabe des beautés que nous n’y voyons plus. Leurs acteurs sans doute savaient les y mettre. L’indication scénique la fait quelquefois émettre simultanément par plusieurs personnages. — Mandane et Memnon dans la dernière scène du Busiris de Young s’écrient à l’unisson :
PTT PA MR «Oh! oh! »
C'est aussi par cette exclamation que se termine la plus célèbre des tr:gédies du xvur siècle, le Caton d’Addison *. Voici le commentaire de Thomson lui-même sur cet éloquent monosyllabe et sur la façon dont il l’a entendu interpréter par l'acteur Booth : « In the last act in Cato... vou would think he « expired with the Oh! that ends it “ ».
Thomson est donc loin d’être le seul coupable, et ce n’est pas à lui mais aussi bien à toute la race des dramaturges depuis Dryden et Lee que s’adressait la parodie de Carey, faisant tenir tout un vers dans cette unique et éloquente syllabe :
0 he5!
4. Acte II, sc. 1. — Fielding relève ce vers en même temps que l’autre. On a rapproché de ces passages de Thomson, une expression de Shakespeare lui-même : « O my mother! mother, 485. O! » (Coriolanus, V,im!)
2. On aurail pu supposer que l’un d’eux au moins devait échapper à la commune loi : lOroonoko de Southerne. Il n’en est rien.
« — Imoinda, oh! thy Oroonoko calls.
Imoinpa [coming to life].
— My Oroonoko! oh! I can’t believe » elec.
(Oroonoko, acte IT, sc. ur.) Be « The best may err, but you are good, and — oh! » (Dies. 4. « Lettre à Cranstoun du 3 avril 1725. »
5, Chrononhotonthologos, vers final.