Agamemnon, acle I, sc. 1v
4. « Poor she. » (Lucrece, 1674). « The cruellest she alive. » (Twelfth Night, acte I, sc. v, 259.) 5. Acte III, sc. 1.
6. « But he that filches from me my good name. » (Oéhello, acte LI, se. 11, 499.)
est une lecon affaiblie du mot de Macbeth :
Words to the heat of deeds too cold breath gives f.
L'épisode de Mélisandre, la description de la grotte où vit le naufragé, ses réflexions sur l'instinct de sociabilité des hommes, tout cela rappelle certains passages de « Cymbeline ? » et de « Comme il vous plaira » où il semble que circule l'air pur et libre des grandes solitudes. Avec une mélancolie moins exquise, c’est bien un imitateur du Jaques de Shakespeare qui s’exprime ainsi :
RS I TETE I was obliged
In faithless snares to seize, which truly griev’d me, My sylvan friends, that ne’er till then had known, And therefore dreaded less, the tyrant man.
Thus of the great community of nature A denizen I lived 5...
Oreste échappe à l'assassinat où périt son père comme Fleance dans Macbeth, et l'exclamation de lady Macbeth se retrouve dans le mot d’Égisthe : «O nothing then is done ‘!» Jusqu’à la fin les souvenirs du grand drame de Shakespeare se pressent. Clytemnestre égarée voit, comme Macbeth, sa victime apparaître à ses yeUX :
In every eye there is a dagger ÿ.
LATEST. VU I cannot step, Unless I steep my shivering feet in blood °.
Enfin dans la dernière scène, Égisthe se préparant à repousser l’attaque du peuple révolté s’écrie, à peu près comme Macbeth : es
Ne aus We this important day Will or with conquest crown, or bravely die 7.
. Macbeth, acte II, sc. 1, 61.
. Cymbeline, acte III, sc. vi; acte LV; sc 1r.
. Cf. 4s You Like It, acte IT, sc. 1, de 22 à 638.
. Agamemnon, acte V, sc. vit. Cf. Macbeth, acte III, se. 11, à. . Agamemnon, acte V, sc. vu.
. Cf. Macbeth, acte II, sc. 1v, 136, 137.
. Cf. Macbeth, acte V, sc. 1, 20.
+ O Cr À © DO
Évidemment cette tragédie que les contemporains de l’auteur ont condamnée ne trouverait pas grâce aujourd'hui. Notre connaissance des diverses littératures et la notion que nous avons des exigences du drame nous rendraient plus sévères que les spectateurs de Drury Lane. Nous pourrions moins qu'eux-mêmes nous intéresser à la représentation de la traoédie sur la scène, et nous ne lisons plus cette œuvre qui trouva auprès d’eux un très honnête succès de librairie.
Et cependant, outre l’intérêt qu’elle présente, et sur lequel nous reviendrons à propos d’une autre pièce, de manifester un effort personnel de Thomson sur la scène anglaise, la pièce ne manque ni de vers, ni de scènes dignes d’un vrai poète. Au milieu de cette végétation d’iambes héroïques, secs et monotones, on est de temps en temps charmé de rencontrer, comme une fleur dans les chaumes, un vers de poète, harmonieux et gracieux :
O woods! o fountains! o delightful meads.
Cest le début, et ce n’est pas le seul vers heureux de la triste cantilène, coupée par les gémissements du chœur, où Cassandre salue la mort qui s'approche et dit adieu à ses
compagnes !. Également bien venu est le passage où l'excellent :
Mélisandre développe le mot bien connu de Virgile :
Non ignara mali miseris succurrere disco.
Il célèbre la douleur en des vers où la délicatesse de la pensée et l’humaine pitié ne sont pas trop étouffées sous la pompe de la déclamation ‘:
-... +. . . .« Sweet source of every virtue, O sacred sorrow! 2...
Les vers fermes et vigoureusement lancés ne manquent pas non plus dans les passages de très faible valeur dramatique