‹ James ThomsonChapitre 249 sur 294 · PT A T · texte numérisé non relu

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où, par la bouche de ses personnages, Thomson parle au public des événements politiques du jour, attaque la vénalité du parlement que dirige Walpole ou le choix fait par le souverain de ministres sans probité '. La scène où le poète met en présence Agamemnon et les deux enfants qu'il revoit avec tant de joie, cette scène dont il n’a pas trouvé l'idée chez ses devanciers, est tout entière heureuse ?. Oreste y parle avec l’'ardeur modeste d’un jeune héros; Électre y montre un mélange de tendresse et de fierté qui sied à la sœur d'Iphigénie.

Enfin, bien que trop rares à notre gré, les beaux vers descriptifs ne sont pas entièrement absents. Tantôt ils constituent un hors-d’œuvre poétique comme dans cette dernière scène de l'acte IV où Mélisandre décrit l’aspect de la ville sur laquelle tombe la nuit et s’étend le silence :

FE CACUE The tempest falls , The weary winds sink, breathless.

Tantôt, plus intimement mêlés à la contexture du drame, ils y font entendre un accent de sincérité et de réalité, comme dans ce récit où Mélisandre, abandonné sur une île déserte, voit s'éloigner la barque qui l’a conduit à terre :

Ten PE I never heard A sound so dismal as their parting oars 3.

1. Acte III, sc. 1 et 1. — « I remember in Agamemnon the following speech was greatly applauded :

« …. But the most fruitful source Of every evil — O that I in thunder Could sound it o’er the list’ning world to kings — Is delegating power te wicked hands. »

(Memoirs of the Life of David Garrick, by Taomas Davies, vol. II, p. 32.)

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