Mr. Bell suivit le conseil
4. Thomson y rencontra Pitt, qui était aussi un des hôtes de Hagley à ce moment. Cest ce que nous apprend la correspondance de Lyttelton. (Lettre à George Grenville, sept. 1747.)
5. Cétait le domaine à l’embellissement duquel Shenstone consacra plusieurs années et toute sa fortune. Il l'avait acheté en 1745, et devait être, au moment de cette visite de Thomson, dans toute la fièvre et l’enthousiasme des premières transformations qu’il y avait opérées. Il y avait ménagé des surprises, des points de vue, des accidents pittoresques, des chutes d’eau et jusqu’à des paysages sauvages. On peut lire une description minutieuse de toutes ces merveilles dans le premier des deux volumes consacrés à Shenstone dans la Collection des poètes de Bell. <
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et Shenstone en voulut perpétuer le souvenir. Il plaça une inscription commémorative dans celle des parties de son célèbre parc pour laquelle Thomson avait manifesté le plus d’admiration !.
Quant à l’auteur des «Saisons », très épris, lui aussi, de son jardin de Kew-Lane, il avait le bon goût de n’y pas rechercher des effets extraordinaires. Il laissait aux grands parcs des Dodington, des Cobham ?, des Lyttelton et des Shenstone leurs paysages compliqués et truqués. Il n’était pas tenté d’imiter les merveilles de la « grotte » où Pope avait accumulé coquilles et rocailles. Il estimait sans doute que la nature S’entend mieux que la main des hommes à l’agencement de sites pittoresques.
1. Le coin préféré de Thomson était une petite vallée qui portait le nom de « Virgils Grove ». A l’entrée se dressait un obélisque avec cette inscription :
« P. Virgilio Maroni Lapis iste cum luco sacer esto. »
La dédicace à Thomson était :
« Celeberrimo Poetæ Jacobo Thomson, Prope fontes illi non fastiditos GS:
Sedem hanc ornavit.
Quæ tibi, quæ tali reddam pro carmine dona?
Nam neque me tantum venientis sibilus-austri, Nec percussa juvant fluctu tam littora, nec quæ Saxosas inter decurrunt flumina valles. »
Shenstone a fait plus d’une allusion à Thomson, à sa visite, à son admiration des Leasowes, et au siège consacré à l’auteur des « Saisons ».
« Say Thomson here was wont to rest, For him yon vernal seat I drest Ah! never to return!
In place of wit, and melting strain And social mirth, it now remains To weep beside his urn. »
(Pastoral ode, to R. Lyttelton.)
Ou encore, dans une ode adressée à Wil. Lyttelton :
« He is gone, whose mortal strain Could wit and mirth refine. »
2. Stowe, «the fair majestic paradise of Stowe » (Autumn, v. 1042), avait été disposé par sir Richard Temple, plus tard Lord Cobham. Les arbres y étaient plantés en lignes régulières, les allées et les pelouses tracées en lignes droites, à la française, et « buttoned up », comme dit H. Walpole, « with temples and statues ».
Son sentiment profond de la beauté simple des choses s’accommodait mal du luxe des ornements architecturaux, et de ce style sentimental qui sévissait jusque sur les jardiniers. Il ne demandait à son lopin de terre que ce qu’on peut réclamer d’un honnête jardin ; de l'ombre et des fleurs. Mais il l’aimait dans sa fraîche modestie. Il le faisait soigner par un de ses cousins; il s’en occupait lui-même avec passion ‘; il en avait doublé l’étendue en y ajoutant deux champs voisins ?. Il y vivait, on peut le dire, à toute heure du jour, puisque sa maison, haute d’un unique étage, était entièrement entourée et comme pénétrée partout de plantes et de verdures *. Il cultivait toutes ces fleurs d'Angleterre dont il a décrit les charmes dans des pages parfumées de senteurs et comme mouillées de rosée ‘. [l demandait en outre à Paterson de lui envoyer quelques semences de fleurs des Antilles qui pourraient au moins s'épanouir l’été sous le ciel du Nord, ou vivre, à force de précautions, dans une serre chaude.
4. « I am such a genuine lover of gardening. » (Lettre à Paterson, avril 1148.)