As an gels look On dvin^ saints
{Sum., 1202, 1203.) :\. • Fear not -, he said,
- Swcet innocence! tliou stranger to oiïence And inward storui! -
(Sam., 1204-1206.)
'*. « Tis safety to be near tliee, sure, and tlius
To clasp perfection î n
(.Sum., 1213, 1214.)
I/anecdote fournit le sujet d'une idylle de Léonard : « L'Orage ou Ni«e cl Silvandre ». [Poésies paslorales, liv. I, IdyJle huitième.) Mai» le poète français supprime toute complication dramatique, et fait périr les deux amants du mOme coup de foudre.
LES hors-d'œuvre mklés au poème DESCMIPTIF. '577
éeliapï)0, ni ne nous tH'lia[)i)t\ Il s(î d^'cide à fuir, ri jolie sur la rive un billet où il invile sa bergère à se baigner en paix : il va laii'e le guet et écarter les promeneurs importuns. Musidora est plus sensible à la réserve qui Ta t'ait fuir, qu'à rindiscrétioii qui lavait d'abord fait rester; et, sur Técorce d'un bètre, elle trace, avec « la plume sylvestre des amants rustiques », quelques mots de remerciements, d'aveu et de promesses peu réservées.
Tel est le sujet de ce tableau où se mêlent de façon piquante l'inspiration voluptueuse du paganisme et répicurisme peu délicat du x\nii' siècle, Je culte bardi de la beauté impériale et nue, et une phraséologie à la fois vertueuse et sensuelle. On a signalé, comme modèle imité par le poète, une scène du « Gentle Shepherd » de Ramsay *. La ressemblance n'est pas très grande. G*est bien plutôt le souvenir de la Grèce qui hante l'esprit de Thomson. C'est surtout le souvenir du poète qui, au XVI* siècle, reproduisait le plus merveilleusement l'admiration haute et purifiante de l'âme grecque pour la beauté. C'est la scène de Sir Guyon et des deux baigneuses dans le jardin d'Acrasia * qui a directement inspiré l'épisode. Mais l'auteur des « Saisons » n'a pas cette suprême distinction, ce grand style qui rendent les nudités de Spenser aussi nobles qu'un marbre grec. Il y a là une forme d'art dont Ja tradition est perdue depuis Milton, et que le xviii' siècle ne retrouvera pas. Thomson est de son temps, pour tout ce qui n'est pas le sentiment de la nature. Ces souvenirs de la Grèce et de la Renaissance qui remplissent le tableau du bain de Musidora, le poète les interprète avec la fidélité qu'on pourrait attendre d'un Clo- <lion traduisant Praxitèle.
L'influence des souvenirs d'Homère et de Spenser était plus frappante encore dans la forme qu'avait d'abord revêtue l'épisode. 11 ne figurait pas dans la première édition de 1' « Été ». C'est dans l'édition des « Saisons » de 1730 qu'il fait son apparition. Mais alors le héros est un philosophe morose, un a stoïque » réfractaire a l'amour. 11 assiste invisible au bain non pas d'une seule, mais de trois nymphes. Ia vue de tant
1. Dans la deuxième scène de Pacte I du poème, une paysanne propose à une autre d*allcr se baigner, cl celle-ci hésite de crainte que • leurs bergers • ne les surprennent.