Summer
». Winter, 216-222. C'est ce passage que cite, dans une lettre drama- |ue, une des femmes que Burns a aimées et fait souffrir. On trouvera tle lettre traduite dans le travail de M. Angellier, t. I, p. 346. 5. Snmmer, 17S:)-1788. — 6. Sprbiff, 555-570.
double caractère étaient ces vers des premières éditions qni ont disparu aprôs 1738. L'exemplaire de Mitford nous les montre barrôs et condamnés. Mitford suppose que c*est à cause de leur saveur de panthéisme. En réalité si quelques termes se prêtent à cette interprétation, le passage semble au total suggérer plutôt ridée d'une Providence personnelle et indépendante de la Nature : a Le soleil et la lune... sont un rayon de « lui. Un signe de sa tête produit le calme. C'est sa colère a qui s'exhale dans la tempête,... le Tonnerre est sa voix, a et le rouge Éclair Tépée rapide de sa justice. *»
A cette conception d'un panthéisme un peu flottant, Thomson ajoute une idée qui lui est chère. La doctrine pythagoricienne a pour lui un attrait puissant. Elle est en parfait accord avec cette aversion — théorique — pour la nourriture animale que nous relevions dans un chapitre précédent. Elle donne en outi'e satisfaction à ce désir de croire à une vie au delà de la tombe, à ce vague besoin de spiritualité mystique qui sunil souvent à la perte de la foi religieuse.
(( Il suffit que nous ayons touché légèrement ces nombres « du sage de Samos. Le ciel... nous a, dans sa volonté parfaia tement sage, fixés en un état qui ne doit pas encore s élever a à la pure perfection. Et qui sait comment, s'élevant à une « vie plus haute, réchelle vitale monte do degré en degré *? »
Les rêves de notre poète imaginent, en même temps qu'une transmutation des Ames d'un être vivant à un autre, un transport ou une résurrection dans des mondes successifs. Il veut, a entraîné par l'espérance dans les obscures régions de a l'avenir, prévoir, grâce à la feneur de sa pensée, ces scènes a de bonheur et de splendeur où l'esprit, dans un développe- « ment sans terme et une ascension infinie, s'élève d'une con- <r dition à une autre et d'un monde à un monde nouveau ' ».
C'est une doctrine à laquelle il revient volontiers, même en dehors de son grand poème. Dans son beau morceau sur la mort de Newton, il exprime l'hypothèse, et suppose que son héros erre parmi ces mondes dont il a pénétré les secrets *. — Plusieurs années après, nous le trouvons encore attaché au même dogme. Il écrit à son ami Cranstoun, en réponse à une