‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 181 sur 272 · Vers · texte numérisé non relu

Vers

çais. La plupart des pyrrhiques au troisième pied, et une forte proportion des pyrrhiques au quatrième pied coïncident avec la présence d'une coupe au même pied. C'est cette circonstance qui explique l'interruption apparente du rythme *. L'arrêt placé entre les deux syllabes communique à l'une d'elles une valeur légèrement emphatique.

Un grand nombre de ces césures ou de ces coupes (trente environ dans les 300 vers sur lesquels s'est portée notre observation) se produisent après une syllabe terminale muette. Par exemple :

Shot on I surround | ing heaven, | — lo steal | one look *. On rocks, | and hills, | and lowers, | — and wand | ering

[slreams '.

Froni thee | Ihc sap | phire — sol | id e | ther takes ♦.

Ce ne sont pas là cependant de véritables césures féminines. Les syllabes hypermétriques, soit à la césure, soit en lin de vers, sont une anomalie extrêmement rare dans les « Saisons » ^. Les exemples que nous venons de citer nous ont montré des syllabes non pas atones, mais muettes ".

La terminaison ed qui souvent, en poésie compte pour une syllabe, alors surtout qu'elle s'applique à un verbe dont l'infinitif a un e fmal, est généralement traitée par Thomson comme syllabe muette. Au risque d'une certaine dureté de son, il la

i. Dans les âO premiers vers cilés plus haut comme ayant un pyrrhiquc au 3« pied, nous n'en trouvons que 3 (46, 114 et 144) où ce 3« pied ne porte pas la césure.

Page 1