Ver
o. Voici cependant un exemple :
• Alive I his eve | ry look, | his eve | ry fea | turc. »
(Autumrif 269.)
Aikin voit là un vers trochalque. Ce serait Tisoler bien plus violemment au milieu du rythme si nettement marqué des vers de Thomson.
6. L> final en elTet n'est jamais compté, sauf après / ou r précédés d'une consonne :
• Modest I and sim | pie, in | the pomp j of wealtli. -
{Summer, 410.)
• Stands mant | led o'er j with green, | invi I sible -
{Winter, 304.)
« As with i a chain I indis I solu | ble bound. »
(Siimmer^ 98.)
472 JAMES TUOMSON.
néglige presque toujours dans la mesure de ses vers '. Du reste il use d'une grande liberté dans sa façon d'élider les voyelles non accentuées. Ve de l'article « the » disparait toujoui^ devant une voyelle. La même voyelle, non accentuée, s*élide très souvent dans le corps des mots : heaven ou heavens ', clustering% wanderer *. flutttTing', muttering *, quickenings gênerons % gênerai •, shelfering *®, boisterous*', etc. D'autres voyelles encore subissent la syncope : av-a-rice ", barba-rous *% etc. A plus forte raison la voyelle qui en avoisine une autre et peut former diphtongue avec elle : radiance **, graduai *\ influence *°, impetuoies ". Ow suivi de er absorbe l'e: towers *% sliower ", flower ", flowery ", follower ". Quelquefois c'est Vo lui-même qui s'atténue au point de ne plus compter dans la mesure et de former synérèse avec la syllabe suivante :
And in | dire ech | ocs bel | lowing round | the main *^.
And watch | them strict : | for, from | the bel | lowing east **.
The bil | lowy tcni | pest whelms '*.
L' « y » d'une terminaison atone s'élide quelquefois devant une voyelle suivante :
In ma | ny a vain | attempt. | llow sinks | hissoni"!
Parfois au contraire le poète fait compter comme syllabe atone une terminaison dont la voyelle est habituellement muette :
JUank in | tlie lead | en ooi | oured east, | the nioon -".
Au sujet des cas si nombreux de voyelles qui ne comptent pas dans la scansion (hi vers, on peut se demander si le poète
1. Dans les vers de Sumtnev que nous avons analysés la finale est muettf dans « chaslisod, • 25, « sublimed », 110. •> abhorrcd > 270, • ensnared •. 27o, • pleased •. '278, « unnumbercd », 300.
2. Sumtner, 18, 110, 291, etc. — 3. Ihid., 20"). — \. Ibid., 273. — 5. /<»»V/.. 2"8. — G. Wintcr, 088. — 7. Summn\ 105. — 8. Ibid., 138. 9. /6i</., 187. - 10. Ihid., 226.— 11. Winfer, 830. — 12. Ihid., '#89.
13. Spririff, 710, etc. Dans les premiers vers du même chaut on relèverait : <« neighb-oï/r-ing »,44; « rxiib-^-ranl »», 7i;« gran-a-ry »», 76; «i lib-<*ral », 229; etc.
14. Summer, 148. — 15. IbUL, 281. — 16. Ibifi., 210. — 17. Spi-tn^, 310. - 18. Summer, 89. — 19. lôid.. 127. — 20. //>/>/., 128. — 21. Ihid., 212. — 22. Ibid., 216. — 23. Winter, 1013. — 2i. Ibid., 208. — 25. Ibid., 273. - 26. Ibid., 288. — 27. Ibid., 12i.
entendait leur conserver une valeur atténuée ou bien les élidér frahchement. La réponse ne nous semble pas douteuse. Jamais Thomson n'a songé à cette moderne théorie qui admet le mélange dans le rythme ïambique de pieds trisyllabiques. L'exemplaire de Mitford, avec ses annotations manuscrites, nous fournit à cet égard des indications décisives.
Ni Thomson ni Pope ne suppriment toujours, dans leur orthographe du mot, la voyelle qui s'élide pour l'oreille; mais ils prennent ce soin assez souvent pour nous donner la preuve que le mot se présente bien à leur esprit sous cette forme. Ils suppriment généralement 1' « e x) de l'article quand il doit disparaître devant une voyelle.
« Th' exoner'd » du texte est par Pope changé en a Th' acquitted * ». Dans un autre cas la note de Pope donne <t the » qui est remplacé par « th' » quand le poète a fixé son choix, pour le mot suivant, sur a amusing * ».
Si <( barbarous » % « billowy » •, a reddening » % et beaucoup d'autres termes analogues conservent orthographe de trisyllabes alors qu'ils ont une valeur de dysyllabes, d'autre part nous lisons a roughning^ », « towr-encircled " », a ev'n • », etc.
Allitération et onomatopée, — L'adoption d'une forme poétique imitée de la France n'a jamais fait entièrement oublier, dans la littérature anglaise, le procédé de l'ancienne poésie anglo-saxonne, l'allitération. Elle reprend surtout une partie de son importance première dans le vers blanc. Elle y conserve une place à des effets analogues à ceux que produit la rime. Quelques-uns des maîtres du vers non rimé en ont fait un très heureux usage. Chez Thomson cependant, elle ne joue pas un rôle important. On peut dire que, sauf une exception que nous aurons à signaler, il a fait bon marché de cet ornement.
1. Édition de 1738, Sprhif/, v. 100. Kdilion définitive, v. T6'2.