The Pleasurrs of llopt\ [mit II
2. Ttw Grave. — l/iilée première parnîl. dit !'« Knoyclopédie littéraire ^ de Chambers. appartenir à John Norris ;
€ Short B avait un sens, et « few » n'en a pas. Mais ce dernier mot fait allitération. L'oreille y trouve son compte et les termes < few and ikr » sont si bien unis dans le vers que l'esprit se contente du sens total qu'ils fournissent. Voilà en prenant un exemple extrême, la raison d'être et l'effet de cet accouplement si fréquent chez ïhomson de termes qli'unit un rapport de sens et que l'allitération vient rapprocher plus étroitement.
Enfin nous avons dit que la répétition, dans plusieurs mots, d'un même son initial a parfois un autre objet encore. Non seulement elle flatte l'oreille d'une impression agréable, mais elle peut accompagner le sens d'une notation sonore appropriée. Cet accompagnement musical peut figurer directement un son qu'il s'agit de décrire; c'est la pure onomatopée. 11 peut aussi, en raison de cette sympathie qui existe entre certains sons et certaines modifications de notre sensibilité, contribuer à rendre plus vive la peinture que le poète veut placer derant nos yeux.
Nous avons signalé l'abus que fait Thomson des consonnes sifflantes. Il est clair que la critique ne s'adresserait pas à uu vers comme celui oii le poète nous fait entendre le sifllemcnt du vent précurseur de l'orage :
Sighs Ihe »a<i )fciiiiis ofiliu oumin^ storiii <,
La réunion de plusieurs mots commençant par une même labiale est d'un effet peu agréable dans des exemples tels que a before whose baleful blast > » ; mais elle concourt heureusement à l'impression que veut produire le poète dans ces vers où il décrit les efforts des élans qui luttent contre la neige et brament lamentablement :
As wcak againsi thc mouiitaiii heops llipy push Their bcalin); breast in vain, and pîteous bray '.
Ces effets d'harmonie imitative, sans être rares dans les « Saisons B n'y sont pas prodigués avec l'affectation qui, chez, certains écrivains, les rend insupportables et fait de ta poésie un
■ llow fading ar« tbe joys vt dote ii|>un ! Like anf^el vlbïIb i<liort and tiriplil. • 1, Wiiiln: 61. — 2. ^prittf/, 116. — 3. Winki; 823, H2i.
amusement puéril. On conserve dans la mémoire un grand nombre de vers où Thomson, soit par la seule allitération, soit en y ajoutant rassouance, obtient d'heureux effets de musique imitative :
In fond rotation spread the spoitcd wiag *.
Al last the roused up river pours along Resislless, roaring; dreadful down it cornes From the rude mountain and Ihe mossy wild, Tumhling throngh rocks abrupt, and sounding far -.
Avec d'autres sonorités la même consonne r nous fera entendre le ruisseau qui bruit contre un obstacle :
An icy gale, oft shifting, o'er the pool Hreathes a bluc film, and in its mid carcer Arrests the bickering slrcani 3.
Ou bien, combinée avec des sifflantes, et avec le son assourdi du w\ elle reproduit le bruit des tourbillons de feuilles mortes qui roulent et se froissent :
Tho forost walks al overy rising gale
I{oU widc the withercd waste, and whistle hleak ♦.
L'accumulation des consonnes liquides augmente Timpressien de calme solennel de la scène évoquée :
whilc rising slow,
Blank, in tho leaden ooloui>?d cast, the moon ', etc.
Les labiales et les gutturales contribuent à donner au vers quelque chose de heurté et de précipité quand le poète nous montre les loups
hurning for blood, bony, and gaunl and grim •.
La sonorité étouffée du w est employée pour décrire le mouvement silencieux des ailes :
and thcir self taught wiugs
Winnow the waving élément '^.
1. Sprififf, 62S. — 2. Winter, UCOH. — 3. Ihid,, "23-725. — 4. Autum, 096-997. — 5. Winter. 123. — 6. Ibid., 393. — 7. Spnng, 746, 747.