‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 190 sur 272 · Témoin cette strophe, la septième du morceau · texte numérisé non relu

Témoin cette strophe, la septième du morceau

What's monev but refincd dust?

What's liononr but an empiy name?

And what is soft enticin^ lust,

But a consuming idie flame?

Yca, what is ail beneath tlic sky

But empliness and vanity?

PIÈCES JCVÉNILES. 491

ol (HMuinalc. (Quelle (litTéi'ciice cependaiil riilrc ce vers ri celui (les « Saisons »! Dans toutes les i)ièces juvéniles saut' une, l'amusant l)adina,ue adressé à sa sa^ur, les vers sont rimes, et nous (lirons quel(|ue chose du car*actère de ces rimes. Dans toutes, en dépit de quelques bonheurs d'expression, la forme reste lourde et monotone, ou bien les efTorts pour variei* le mouvement aboutissent aux plus gauches désarticulations de la phrase.

A toiich of llis lo smokc tlie mouiitains inakcs '. vou knew

Ilow as in ycars so hc in virlue grew *.

The way that to tins stalcly palace goes Oï mvrtle trees lies 'Iwixt Iwo cven rows '.

La langue est parfois incorrecte ; Taccord entre le verbe et son sujet est souvent défectueux :

Xor is Ihereby their fragrant stores consuined *.

Fanncd always by a cooling western gale

NVhicli in soft breezes through Ihc nieadows stray,

And steals the ripeneil fragrancies away '\

Thon Uke a curtain slretched •.

tlie full laden vales

Gives prospect of employmenl for the llelds'.

Les inexpériences et les maladresses prosodiques ne sont pas rares non plus. C'est par exemple un ale.xandrin introduit par inadvertance au milieu des pentamètres :

Wliich on the shrivelled gronnd they bounteonsly dislil *,

ou bien un pied formé d'une syllabe muette, même suivie d'une voyelle :

Hère is peace, transporting joy, and love*. That wilh inimitable art are dressed *^.

1. Psalin CIV Paraphrased^ v. 110. — i\ A Pastowl hetween Thirsis awl Cori/don, 23, 24. — 3. On Beauty, 135, 136. — 4. Lines on Mnrlefield, 24. — 5. A Pastoral Entertainment ^ 22-23. — 6. Psalm CIV Parapfirased, 6. — 7. Ofa Country Life, 29, 30. — 8. Psaim C!V Parap/nased, 40. — 9. Ibid,, 39. — 10. On Renuty, vers la fin.

De fréquentes élisions de voyelles dans le corps des mots contribuent pour une bonne part à la dureté et à Tabsence d'harmonie des vers : a gen'rous (ix), t od'rous » (x, iv), t nat'ral > (vi), « grauTîes Tvi), « munn'ring », i am'rous n (Ofa Countrif Lifp),

Enfin les rimes nous apportent de curieux renseignements sur la prononciation du jeune poète et sur le son qu'il attachait à certains mots ou à certaines combinaisons de lettres. C'est, dans la première et la plus ancienne de ces pièces, la rime de a frowns » et de « owns ». Dans la IV*^ nous trouvons accouplés par la rime « east n et « drest ». Dans la V^'« rock * et « oak », a inove » et « above », « praise » et « seas ». Dans la VI'' a 6east » et <c waste », 3i, 5; a nesls » et « dressed •, 38, 9; « plays » et « day », 97, 8 ; « thee » et « die », v. 99, 100. Dans la VIP a joys » et a outweighs »; « sky » rime une fois avec a vanitv » et une autre fois avec « deitv ». Dans la VIII' nous relevons a grass » et « face », « gone » et « son »: dans la IX", « cause » et a was », a cares » et a fears », t verse » et « fears », « verse » et (( hearse », « forbear » et « tear » subst.; « rove » et « movc />; dans la X« « feast » rime une fois avec « drest » et une fois avec a placed », a perfumes » avec a blooms ». La XI'- nous donne a retreat » et « date •, « abode v" et « god » ; la XII" <i nod » et « abode », « confound » et (L wound » subst. ; « flew » et a dew », « boast » et « exhaust • ; la XI1I« a blast » et a chaste », a fair » et « are »; la XIV « farewell » et « feel », « beat » et 4 fate ».

Dans la pièce Ofa country Lïfe^ nous rencontrons * plough • et « renew », 10, 20, « flee » pour « tly », subst., 55; « lot >, rimant avec a remote», 107, i08.

Dans Upon Ifappiness^ « deny », « variety », 78, 9; « given ». tt heaven », 80, 1; « remove », « above », 104, 5; « fair », a are », 140, 1 ; « view », « crew », li6, 7.

On voit à quel point la prononciation de Thomson était alors imprégnée des particularités locales de TÉcosse, et quelle énergie il lui fallut pour arriver à se faire une langue riche, et cependant aisée, [)leine et harmonieuse où Ton a peine à découvrir quelque trace de scotticisme *.

Enfin on peut relever dans ces premières œuvres quelques

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