Voir plus haut, Vie de Thomson, p
2' « Let none escape
Who shaU but aim lo touch your glory Ihere. » (180, 181.)
PIÈCES DIVERSES. 5il
tout cela est passé sous silence. Mais avec une abondance intarissable et une chaleur convaincue le poète proclame ces deux principes dont la politique anglaise s'inspirera en plus d'une autre occasion : L'empire de la mer appartient h la Grande-Bretagne de droit divin et par droit de conquête; elle ne doit pas permettre qu'on y porte la plus légère atteinte *. — La grandeur de l'Angleterre est liée à la prospérité de son commerce, et cela suffit pour légitimer toute action propre à favoriser ce commerce *.
La forme artistique du poème a vieilli plus encore que l'inspirfition qui Ta fait écrire. Les exclamations, les apostrophes, les prosopopces et les hypotyposes s'y accumulent. Les comparaisons et les images se suivent sans prendre toujours le soin de s'accorder entre elles ^ La langue est pénible, et alourdie par un abus de l'inversion. La fable est d'une gaucherie naïve. Après les quelques vers qui nous ont présenté la déesse, Britannia se répand en gémissements et en exposés historiques fort longs jusqu'au moment où elle s'avise que sa présence pourrait être utile au Parlement, qui s'appelle ici le sénat auguste *. En vérité le seul trait qui nous semble intéressant à noter dans ces trois cents vers, ce sont les quelques mots de description par lesquels s'ouvre et se termine le poème.
i. - Tliis is your Riory : Ihis yoiir wisdoin; Ihis
The native power for wliicli \oii were designed
By fale. . * (191-193.)
« And wliat, my tlionglilless sons, shoiild flrc you more Than wheii youp well carned empire of the deep The least bepinning injurv reciives? *
2. ...M Kxtend your rcign froiu slioro to shore, Where'cr the wind your high liehests can blow; For should Ihe sliding fabric once give wav », etc.
3. ■ Le marchand anglais a été retenu par une force illégale, une force qui s'évanonirait si Ton entendait ru^'ir le lioa britannique. Comment (lonc!*orgueilleux Ibère ose-t-il éveiller la colère des maîtres de la mer? • (4«-fil.;
i. '< Lo! now, my sons, the sons of freedom! nicet In aw'fui senale; Ihither let us lly. •