LIVRE III
passages politiques des a Saisons d, ni les tirades de inia » n'ont paru à Thomson un suffisant hommage de
à sa patrie. Il a consacre quatre ans de sa vie et un al à celui qui produisit les « Saisons» au poème où il s'est de célébrer la grandeur de l'Angleterre et la puissance bres institutions. Ce poème n'est guère connu; depuis ps il ne trouve plus de lecteurs. « J'ai essayé de lire « La i » quand le poème parut; mais j'y ai bientôt renoncé. e je n'ai jamais essayé de nouveau, je n'en hasarderai ;e ni critique \ » Cette boutade du Dr. Johnson ne doit s doute être prise à la lettre. Lui-même a, dans une rtie de sa « Vie de Thomson » donné les raisons de l'inle l'œuvre, en des termes qui ne permettent pas de ? qu'il ne l'ait pas lue. Et cependant cette dédaigneuse lation a fourni à la plupart des critiques, lorsqu'ils ont icuper de m La Liberté », une méthode et une opinion, s-uns reconnaissent qu'ils n'ont pas lu ces trois mille t soixante dix-sept vers. Ils ne se sont pas senti le courage • une entreprise devant laquelle Johnson déclare avoir :e Johnson dont la robuste vaillance a pu dépouiller,
?//. Ancient and modem Itahj comparée, — Greece. — Rome. —
- The Prospect.
iNSOX, Life of Thomson.
apprécier et publier les œuvres de tant de poètes illustres un jour, puis bientôt démodés, oubliés, à jamais ennuyeux! D'autres critiques n'avouent pas leur défaillance, et parlent avec assurance d*une œuvre qu'ils n'ont évidemment pa? même parcourue *. Presque tous d'ailleurs sont d accord dans leur jugement -, ou plutôt ils adoptent celui de Johnson. < La Liberté » est, à les en croire, une gigantesque erreur; ce^l l'œuvre dilTorme et sans valeur d'un poète dévoyé.
Et d'autre |)art il faut nous rappeler que Thomson attendait de cet effort de son génie autant sinon plus d'honneur que de> « Saisons t). C'est en pleine maturité de son talent qu'il a élaboré ce poème. Quelques-uns de ses contemporains, i>arrnl ceux qui se piquaient de savoir et de goût, l'ont admiié avec un enthousiasme débordant ^ On estimera peut-être qu'il y a lieu de reviser le procès, ou plutôt de l'instruire. Le jugement sommaire sous lequel il a succombé n'a jamais étr entouré des garanties d'une critique loyale et consciencieuse.
llàtons-nous de le dire, le lecteur le plus enclin à la bienveillance, l'admirateur le plus dis|)Osé à relever dans les cinq chants de u La Liberté » les traces du génie de Thomson, le critique le plus désireux de réhabiliter une œuvre méconnue ne sauraient demander |)Our ce poème une place au rang qui appartient aux (c Saisons )>. Les défauts de l'œuvre sont nom-
1. Osl le cas, sans nul donic, de celui qui déclare n'avoir pas trouva dans tout le poème un seul beau vers.
2. Nous ne disons pas tous, parce que le plus récent des biographes et des critiques de Thomson. Mr. Lo^ic Hoberlson, a le courage de déclarer qu'il voil dans l'œuvre si dérriée » un noble poème ». Mais son trarail de crili(](ie et d'éditeur porte sur les <> Saisons » et le « ChAteaii •; non sur <« la I^iberlê ».
.*{ - .... I look upon tins mi^lily work as the last stretched bla/e of our expirin^ genius. It is the dyin^ elTort of despairing ... virtue, and will stand, like one of those immortal pyramids, which carry thcir magnificence tlirough limes that wonder to see nolhing rouod tbem but uurom-
fortable désert » (Aaron llill to Thomson. February 1", !"35.} - U
lettre est publiée, avec date inexacte, par sir Harris Nicholas. — Hill revient sur le sujet et renotiveile ses éloges dans une lettre du 20 mars 1"3fi.
breux et ils sont terriblement apparents. Nous les noterons sans détour; mais aussi nous signalerons les raisons pour lesquelles le poème n*est pas toujours indigne de TefTort considérable qui Ta produit, ni de l'écrivain original et puissant qui a ouvert des voies nouvelles à la poésie anglaise.
Les défauts tiennent au sujet, et tiennent aussi au traitement qu'en a donné le poète. L'œuvre pèche à la fois par le fond et par la forme. — La Liberté et le Patriotisme, tels sont les <i motifs -» du poème. Il n'en est pas de plus nobles; i-1 n'en est pas de plus propres à inspirer Témotion enflammée, le coup de clairon retentissant d'une ode. Thomson lui-même en a donné la preuve le jour oCi l'amour de la patrie lui dictait, au milieu des platitudes de son « Alfred d, un chant national immortel. La liberté a fait plus qu'échaufler le génie des poètes inspirés. Elle a pu donner le grand souffle, le ton éclatant et l'emportement enthousiaste à un génie fait de claire raison et de froide ironie; elle a un jour transformé Voltaire en un poète lyrique '. Mais tout autre est le cas lorsque l'écrivain se |)ro-
1. Dans de magistrales leçons récemment publiées, M. Brunetière apprécie la valeur de ces thèmes, la liberté, lu patriotisme; et les oppose aux auln'S motifs d'inspiration du po<'!:le lyri(|iie. Il les déclare très inférieur» A plusieurs autres : Tamour, la nature, la mort. Ce n'est pas le lieu d'établir une discussion complète de ce point. Mais nous ne pourrions souscrire sans réserve & l'opinion du critii|ue. S'il était vrai que le lyrisme fAt un autre nom de Tégoïsme poétique, et eût pour objet unique l'étalage fait par le poète des sentiments d'un moi où se résume pour lui toute existence, il faudrait reconnaître que peut-être, en efTet, les façons de ressentir l'amour de la liberté ou l'amour de la patrie sont moins diverses que les formes possibles du l'amour sexuel. Mais le postulat est contestaldc. Si, comme nous le croyons, une émotinn altruiste peut ^trc un thème lyrique au.^si fécond qu'un sentiment égoïste, la valeur des diverses sources d'inspiration sera cherchée d'abord dans la profondeur, et, pour une part aus^i, dans la noblesse des sentiments qu'elles expriment. Jugés à cette mesure le patriotisme et la liberté méritent d'être placés plus haut que ne le fait M. Brunetière. ils seraient, avec la foi religieuse, qu'on s'étonue de ne pas trouver mentionnée expressément par le critique, lus plus grands de tous les thèmes lyriques. Notre histoire littéraire ne dément pas cette opinion. Puisque .M. Brunetière fait état dans notre richi-sse lyrique de Chateaubriand et de Bossuet, il serait juste de ne pas oublier notre élo.:|ueDce politique, et, avec l'appoint qu'elle apporte, on trouverait sans doute que notre littérature ne doit pas moins au patriotisme et à la liberté qu'à l'amour ou aux considérations sur la mort. Dans notre poésie proftrement dite, on peut opposer aux passages de Lamartine ou du Musset, que cite l'auteur, les beaux vers du deuxième chant de Ckilde-Uarold ou l'Iuvocation de La Coupe et les Lèvres. On peut estimer qu'il faut beaucoup de poésies amoureuses pour /galer tulle pièce des Châtiments ou le chant de la Marseillaise. Et surtout, on peut croire que, si M. Brunetière
pose de nous exposer méthodiquement, à travers les chants successifs d'un long poème, les mérites de la liberté et les vertus de TAngleterre. 11 n'est pas alors de sincère conviction, pas de richesse de langage qui puissent pallier la froideur d'un pareil exposé. Le même sujet, qui pouvait inspirer une ode émouvante, coninmnique au poème didactique plus de raideur que de noblesse, et plus de lourdeur que d'éloquence. Malgré des éclairs passagers, ces longues pages d'histoire, où sont rap|>elés les événements les plus glorieux mais aussi les plus connus des annales de l'humanité, ces dissertations où sont prouvées, à grand renfort d'exemples et de mouvements oratoires, les fécondes vertus de la liberté, tout cela est cpndarané en raison même du thème choisi, à rester inerte et glacé.
Thomson s'est cependant donné bien du mal pour vivitier cette matière pesante. Il s'est ingénié à trouver des machines poétiques tour à tour brillantes et grandioses. Ses efforts n'ont guère été heureux. Il manie gauchement ces figures allégoriques. La Liberté, Hritannia, le Génie des mers qui sont ses ce dramatis persona' ». A aucune d'elles il n*a su communiquer le souflle de vie qui fait des allégories de Spenscr et de Millon des êtres personnels, visibles et agissants. Il se perd dans los récits, les Uévélations et les Visions, qui s'enchevêtrent dans le poème. La Liberté, dès le début, est à ix»u près identliièe avec le génie tutélaire de l'Angleterre; elle a le (c front ceint du chêne britannique et la couronne navale sur- « monte sa tête ' ». Kt cependant plus tard elle entre en conversation avec IhMtannia elle-même. Dans les interminables narrations de la déesse Liberté, le lecteur doit, en dépit d'une attention soutenue, revenir sur ses pas pour démêler ce qui est dit par elle et ce qu'elle rapporte comme prononcé par quckpic autre créature aussi incolore et aussi insubstantielle. Souvent aussi la confusion s'établit entre les paroles de la déesse (;t les spectacles offerts par cette singulière « Vision » qui vient, à la façon des projections d'un conférencier moderne.
avait pris en considération la poésie anglaise aussi bien que la nôtre, son jtifîcmeiit sur les vraies conditions du lyrisme et sur la valeur des dilTérenls th&mcs aurait été ntodifiée. Ksl-il un seul grand poète anglais, Je Shakespeare à Tenuyson ou à Swinburnc, qui n*ait dû à la liberté, au patriotisme quelques-uns de ses plus beaux chants? 1. Chant I, 20, 30.
peindre à nos yeux, au fur et à mesure, les événements racontés *.
Cette pseudo-déesse Liberté, qui prononce presque tous les vers du poème, ne fait qu'exprimer, par une combinaison compliquée, les opinions du poète lui-même. Nulle part elle ne prend une vie propre, et partout, interposée entre Técrivain et son lecteur, elle nuit à la force de paroles qui traversent pour nous arriver d'inutiles intermédiaires. Le poète voit en rêve la Liberté et celle-ci raconte Thistoire de la liberté chez les hommes. Au milieu de son récit elle rapporte les discours que lui adresse le Génie de la MerV Et nous avons alors des paroles que le poète nous donne comme les ayant reçues de la Liberté qui les a reçues du Génie. Thomson manque évidemment de cette puissance et de cette chaleur communicative qui permet à Tauteur de la a Reine des Fées » d'animer et de faire mouvoir, au milieu des incidents variés et tumultueux du poème, sa troupe de personnages allégoriques. Ceux de Thomson ne croient pas plus eux-mêmes que le poète n'y croit à leur mythologique existence. Us accumulent les impropriétés de langage, ou plutôt ils disparaissent à tout moment pour céder la parole à l'auteur. Est-ce la déesse ou est-ce Thomson qui apostrophe en ces termes le vague personnage nommé Oppression? « Viens, sous quelque nom sacré « que tu te caches, ô Oppression, viens! et réjouis-toi à la vue « de ton œuvre ^ I » On comprend le mot a eastern d dans la bouche du poète anglais, mais non pas dans celle de la déesse qui parle des « bergers de l'orient* ». Certains passages où sont célébrées avec une chaleur enthousiaste les beautés de la liberté seraient fort bien placés dans la bouche de l'auteur, mais, déclamés par la Liberté elle-même, ils produisent un effet qui touche parfois au burlesque. Dire qu'à la chute du monde romain la liberté et les arts sont remontés au ciel, c'est une métaphore banale, mais quand c'est la déesse elle-même qui parle, voyez ce que deviennent Tidée et Timtige : «c Alors « je quittai la terre. Comme lorsque les tribus de l'air averties « de l'approche de Thiver suivent les vents d'automne et se laisse sent emporter vers de plus chauds climats, ainsi, suivie des
1. Qiant 1, 476 el suiv. — 2. Chant IV, 407-440. — 3. Chant I, 123, 124. — 4. Chant II, 3.
c Arts et de tous les Génies du bien, je fendis les ténèbres qui « s'épaississaient, et pris mon essor vers le ciel *. » Pouvonsnous croire à ce voyage, ou nous figurer sans un sourire ce vol de génies migrateurs? Et voilà le danger des allégories maniées lourdement*.
Les protagonistes ne vivent guère, dans ce inonde d'ombres incorporelles; et, s'ils se meuvent ou s'ils parlent, ils ne nous offœnt qu'une imrodie de faction et du langage de la vie. Mais que dire du peuple de comparses renconti'és au cours du poème? Thomson avait montré dans les « Saisons » une louable discrétion dans l'usage des personnifications. Ici au contraire' il s'abandonne sans réagir à cette tendance des médiocres écrivains de son temps. Il n'est plus une qualité morale, on peut dire plus un nom abstrait qui ne fasse figure de personnage, et ne se présente coiffé d'une majuscule et flanqué d'une épilhéte. « Feeble Justice » et « rash Revenge* », a aristocratie Pride * », « Usury, the Villain* », « Luxury rapacious*" », « Contention, the livid Fury ' », <r Rapine, barbarous Force * », ce Scholastic Discord • », « cleric Pride *® », c holy Slander** », a persecuting ZeaP' », « idiot Superstition" ». (Ces liuit derniers fantoches et d'autres encore sont présentés et flétris dans une seule page.) — n azure-mantled Science" *. « Retirement » et « Independence, pointing to the shade '^ », « Rough Labour '^ », « manly Indignation *' », m fair-fac^ Deceit '* », « smooth crocodile Destruction '• », a courlly Pride " », « soft-buzzing Slander '* », « avaricious Luxury" », « Rapine and Murder*^ », « desolating Famine** », « purplespotted Pestilence -^ », « conquering Freedom " », «t wliile mantled Peace " », « fearful Indignation " », etc., etc.
Il est inutile sans doute d'accumuler plu.s d'exemples pour montrer combien ce sujet didactique et abstrait convenait peu au génie de Thomson.
Veut-on une autre preuve de cette faiblesse de conception,
i. Chant 11), 5(4-548.
2. On peut voir aiis<ii, au chant IV, le voyage île retour, v. lOi et sui^-
3. I, 193. — 4. III, ;H0. — 5. III, :I50. — 6. IIÏ, 352. — 7. IV, 33, 35. - 8. IV, 45. — 9. IV, 59. — 10. IV, (.2. — U. IV, Ci. — 12. IV, 66. — 13. IV. 76. — 14. IV, 102. - 15. IV, 528, 529. — 1(i. i\\ 552. — 17. IV, 551. - 18. IV, 606. - 19. IV, 609. — 20. IV, 010. — 21. IV, 619. — 22. IV, 621. - 23. IV, 714. — 24. IV, 717. — 25. IV, 719. - 20. IV, 7,30. — 27. IV, "32. — 28. IV, 751.
i< LA LIBERTÉ. » 519
de cette impuissance à maîtriser et à diriger son sujet qui apparaît sans cesse dans le poème? Nous avons parlé de cette Vision qui fait apparaître sur un transparent imaginaire le^ scènes racontées par la diserte déesse. Thomson lui-même en arrive à si bien confondre le récit et Tillustration pictoriale, qu'il mêle, à la série des événements déroulés par la vision, des choses telles que celles-ci.... « Je vois que Tesprit de la a jeunesse n'est pas nourri au hasard d'aliments impurs, qu'il « n'est plus trompé par la flatterie, ni gontlé d'orgueil par un « jargon scolastique, mais que la lumière de la vérité l'emplit et d ralimentc. Alors le rayon purifiant brille dans l'imagination a et inonde le cœur, et les passions ressentent aussitôt la lumière c féconde et la flamme active jusqu'à ce qu'une action morale, a publique, honorable, couronne le tout \ » Voilà bien du galimatias pour annoncer l'avènement d'une réforme pédagogique en Angleterre. Mais surtout quel singulier sujet de tableaux! Et comment le peintre précis et énergique des « Saisons » peut-il voir et prétend-il nous montrer des choses aussi impalpables?
De temps en t(»mps le poète éprouve lui-môme le besoin de remettre les choses au point. Il avait oublié que tel ou tel personnage était supposé parler. Il s'en souvient tout à coup et nous le rappelle. Rien de plus gauche que ces précautions :
lu that blest ish*, whcro (so \ve spirits inove) Wilh one qiiick «'ITorl of my will I am *.
Hère, interrupling warm,
Wh«TC aro thev iu)\\1 (I oried) say, fruddess, whoi'e? *
Already havi? 1 giveii, wilh flying loiioh, A hrokei) vIcmv ol* Ihis iiiy aniplcsl rei^'n *.
Ou (encore dans la bouche de la même déesse : A little traco we how llicv rose "^
Pour traiter un sujet antipathique à son talent, le poète ne pouvait trouver qu'une forme très imparfaite. La langue dans laquelle se déroulent les longs récits de la dwsse estsingulîè-
1. V. 598-606. — 2. I, 362, 36.3. — 3. IL 392, 393. — i. III, 88, 89. — n. IV, !33.
rement lourde. Les amples périodes des « Saisons » offraient parfois une luxuriante abondance de sons et une profusion de couleurs qui étouffaient un peu la pensée. Mais ici c'est le pur lieu coniniun moral qui sert de support aux pesantes draperies du langage. La déclamation dès lors devient facilement boursouflée et vide. I^ phrase est longue et lente, et sans ce principe de vie qui organise le style chez les maîtres et dans les cliets-d'œuvre. La période se traîne souvent sans lien de continuité entre ses différentes parties. On croit qu'elle \'a finir, mais point; elle se prolonge par des relatifs successifs, par dos parenthèses ou des appositions languissantes. En voici un exemple tel qu'on en rencontrerait presque à chaque page :
This lirni ivpiil)lio, that against the blast (U'op[K)sition ix>se; that (like an uak Nurseil ou Terocious Algidum, whose boughs Slill slronger >hoot htMicalh the rigid axe), By loss, by >laughler, from the stcel itself, Kveii foroi' and spiril drew; smit wilh the calin, Tlie dead serono of prosperous fortune, pined *.
Kiicore cette phrase lente et désarticulée est-elle après tout complète et correcte. Mais il arrive à Técrivain de se laisser emporter aux ondes successives d'un développement prolongé, et d'oublier, au cours du voyage, le point d'où il était parti et le terme qu'il se proposait d'atteindre. Il y a, pour ne citer qu'un exemple, certaine période de trente-six vers, que les textes coupent de points, parce que les imprimeurs ont pensé qu'il en fallait mettre quelques-uns, mais où le mouvement n'est nulle part interrompu. L'auteur y procède par voie de suppositions : « Si le temps venait où.... », et il accumule si bien les hypothèses, il les complique de tant de parenthèses et de développements parasites que, lorsque nous atteignons enfin le terme du paragraphe et un repos bien gagné, le poète a omis d'opposer à ses suppositions aucune clause affirmative, et de clore logiquement sa période *.
Cette singulière inadvertance n'est pas coutumière à Tauteur de a La Liberté d, mais les autres causes d'obscurité abondent, et ce n'est pas un des moindres motifs de la défaveur du poème.