‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 209 sur 272 · Goldsmith cite un passage de Liberhj · texte numérisé non relu

Goldsmith cite un passage de Liberhj

« As at lier Isthmian games, a fading pomp

Round the proconsul's lent repeated rung »,

comme exemple des effets pathétiques auxquels peut atteindre la poésie. (Murray's Goldsmith, t. Hl, p. 297.) Le biographe de Goldsmith, Mr. Forster, pour établir roriginalité de

ont allégç le plan de toute rafTabulation compliquée de Thomson. Ils y ont apporté, Goldsmith une plus sobre et plus élégante simplicité de langage, Byron plus de variété, plus d'éloquence et plus de passion. Mais c'est le plan général de l'œuvre de notre poète que tous deux reproduisent, et dans les détails de l'exécution, dans la langue même qu'ils écrivent, on retrouve fréquemment le souvenir de ce poème que Johnson ne pouvait pas lire. Pour nous borner à un petit nombre d'exemples, le vers du « Voyageur » où Goldsmith caractérise la France :

(lay sprighily land of inirlli and sorial ease,

reproduit sous une forme plus vive un vers de c La Liberté )o :

The lan«i wliero social pleasure lovos lo dwcll *.

Goldsmith a noté la hardiesse du paysan suisse qui dispute aux neiges et aux précipices la maigre terre de ses cultures :

Or drives lus veiiUirous ph(»ughshare to Ihc stcep,

mais Thomson avait fait la remarque avant lui :

And prcss Iheir nillurc on rolirin^ snows *.

Et tout le passage où le voyageur dépeint et juge le peuple suisse est manifestement imité du passage correspondant de « La Liberté ' )o.

Dans le long poème de Byron les rapprochements à faire sont nombreux. On connaît les vers où est décrit le bal de Bruxelles si tragiquement interrompu par le canon de Napoléon *. Ne semble-t-il pas qu'ils nous fassent entendre un écho de ces vers de Thomson :

And love and musir niell Iheir <<onls awav. "'

L'ODception du plan du u Voyageur », rappelle corlain passa^^e de la correspondance de Thomson où ce plan est Iracé, et prouve tpie Goldsmith n*a pu connaître cette lettre. Le biographe a seulement oublié que Thomson a lui-même réalisé son projet, dans un poème que Goldsmith a <:onnu. Mr. Forster est un de ces historiens de la littérature anglaise qui n*ont pas lu « La Liberté ». (Forster's Goidsmilh, Bk. III. chap. x.)

1. V, 478. - 2. IV, 338. — 3. IV, 335-343. — 4. ChildeHarold's Pih ftrimage, lïl, xxi, xxn. — 5. Liberty^ L 192.

536 JAMES TQONSON.

While sport alone thcir unambilious hearts Possessed, thc siiddcn trumpet sounding hoarse Bade silence o'cr Ihe bright assembly reign * ?

Les morceaux célèbres où Byron passe en revue les chefsd'œuvre de la sculpture grecque sont un souvenir de passages * analogues de c La Liberté ». Nous nous contenterons d'indiquer les ressemblances les plus frappantes :

The Gladialor

Supported on his shortened arm he leans, Pronc, agonizing; with incumbent fate, Ileavy déclines his head ; yet dark beneath The suflering fealure sullen vengeance leurs, Shame, indignation, unaccomplished rage *.

The Qiieen of Love arose, as from the deep She sprung in ail the melting pomp of charms.

Basht'ul she bends

So turned each linib, so swclled with soflening art '

Thomson est frappé, dans le Laocooriy de ce triomphe de lart qui enlève à l'image de la souffrance son horreur, et lui communique la dignité du beau.

Such passion hère,

Such agonies, such bilterness of pain,

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