‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 215 sur 272 · Acte m, se. III · texte numérisé non relu

Acte m, se. III

9. • As soon Iby rage migbl from yonder sphère Tear yonder moon. •

(Acte IV, se. IV.)

lui de soudains et inexplicables passages de la raison à une sorte de paroxysme ardent. Celui-là est uniformément dans un état de truculente exaspération. Dès la première scène où il parait, c*est par les plus violentes injures qu'il répond aux courtoises marques do pitié de son ennemi vainqueur. Et bientôt sa colère ne trouve plus à s'exprimer qu'en exclamations furieuses : a Tourments et torture!.... Confusion.... c Enfer * ! » Son opinion sur la femmes exprime en ces termes : « inofîensive en apparence; mais au fond tout entière poison, « serpents, tigres, furies, oui, tout entière 'i. c Je suis venu », dit-il à sa femme, « i>our te poignarder, et pour m abreuver « du sang jaillissant de ton cœur' i».

Ce langage outré n'a pas même la tenue qui pourrait nous le faire admettre comme une convention dramatique. On |»eut concevoir une sorte de trans|X)sition du ton normal à celui de personnages héroïques dont la voix serait plus sonore et le verbe plus grandiloquent. On se fait à Tatmosphère s|)éciale du théâtre de Marlowe ou de Marston et l'on cesse d'être choqué de rentlure de leur style. Mais Thomson ne sait |»as créer ainsi autour de ses personnages une atmosphère héroïque. C'est par un effort imparfaitement dissimulé qu'il leur prête ce langage extraordinaire. Nous avons conscience à tout inouicnt que ces couleurs violentes sont destinées à nous faire croire à l'extrême énergie des passions au lieu de trouver dan? celles-ci leur explication et leur justification. Cette exaltation du discours retombe souvent à plat, et, par exemple, à plusieurs reprises, Massinissa bouleversé, i)artagé entre des sollicitations opposées, s'interrompt pour se consulter en termes tels que ceux-ci : a Voyons, réfléchissons un peu. Oui, c'est cela*! » — a Voyons, pensons un moment — nonl non! non *î »

L'accent personnel manque à tous les personnages. Tous ont la même faconde ronllante et la même énergie exubérante. Les

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