Voir p. 43, n
3* Aucun des biographes n'a remarqué cette présence de deux éditeurs, Pjwr le • Printemps », comme aussi, nous le verrons, pour la première Wilion mise en vente des • Saisons ».
*• • Mr. Millar was always at hnnd to answer, or eveu to prevent, his J«mands. . (McRDOCH.) — John Nichols {Anecdotes, vol. VI, p. 41, édit. <>« 1812) le mentionne comme le ferme patron de Thomson, de Fielding *' <ic beaucoup d'autres auteurs éminents.
^- C'est-à-dire la !'• édition des ■ Saisons • complètes. Le nombre des J«^ est de 408Î dans l'édition de 1728, et de i087 dans l'édition des • Saisons • de 1730, comme dans la 2* édition séparée du ■ Printemps • ^ ^^3|, et dans l'édition des « Saisons • de 1738. Puis le poème s'aug- J*Dte d'une centaine de vers pour les deux dernières éditions publiées ^" ▼ivant de Thomson : ii73 vers en 1744 et ii76 en 1746.
alors au Café de Smyrne, dans Pall-Mall; à ses éditeurs G. Strahan, A. Millar et J. Millan; ou à son confrère écossais Allan Ramsay, à Edimbourg '.
Plusieurs biographes disent que Millar paya au poét 50 livres pour le « Printemps », puis que, achetant à Miilai r a Hiver » et le a Printemps d, et plus tard V a Automne» î Thomson, il devint seul propriétaire des diverses parties di poème. Le renseignement qui établit ce chiffre de 50 livre provient nous l'avons vu, d'une source très suspecte, et nom ne savons d'ailleurs s'il doit s'appliquer au a Printemps» ci à r a Été » *. Il est en tout cas certain que Millar n'acquit pas d( droit exclusif sur les « Saisons », et que Millan conserva, concurremment avec lui, ceux qu'il pouvait avoir '.
Les souscriptions n'affluèrent pas, semble-t-il, au gré deî désirs ni des besoins de Thomson. Le public était deveni méfiant. On lui avait fait des appels trop fréquents, et bien de! abus s'étaient produits avec ce système de paiements anticipés Il arrivait que l'auteur, après avoir touché les versements, fi attendre bien longtemps, sinon toujours, la publication pro mise. Les lecteurs trop souvent dupés menaçaient de fair grève. Un certain nombre de personnes s'étaient mutuelle ment engagées, sous peine d'amende, à ne jamais favoriser d souscription *. Thomson, qui se rend compte de la défaveu justement attachée à ce système de publication , ne fait pa ses propositions sans un certain embarras. « La souscrif
1. « Subscriptions are token in by the Author, at tbe Smyrna Coffe House, in PalI-.Mall; and by G. Strahan, at the Golden Hall in Cornhil A. Millar, at Buchaoan's Head in the Strand; J. Millan at the Blue Ancht in Pall-Mall, and by A. Rumsay, atEdinburgh. » Brydges assure m^meqi Thomson publia ses souscriptions dès 1727. (Censura Literariay art. 2 p. 50.)
2. Le premier auteur du renseignement paraît être Wright. V( p. 69, n. 1.
3. Nous trouvons en effet, parmi les éditions que nous avons pu ex miner, et qui sont de date postérieure à Tacquisition du « Printemps * p Millar :
Summer, 2« édit., Millan, 4728; Summer, 3e édit., Millan, 1730; Autun 2» édit., Millan, 1730; Winler wilh llymn, 3* édit., Millan, 1730; Summ 4" édit., Millan, 1733; Winter wilh Hymn, Millan, 1734; Britannia, 2* 3- édit.. Millan, 1730; Poem to Newton, 4« et 5" édit. (avec Millar), Millan, 17;
4. • I bave heard of an agreemcnt among some of our modem Got (who by the bye are even unworthy of thaï name) by which thcy bii themselvcs not to encourage any subscriptions whatcver under a certa penalty. » (Lettre de Thomson à Mallel, sept. 1729.)
ition, dit-il, agonise; et le monde semble avoir fini par cvaJDcre ce monstre aux tètes multiples K id Sans doute le poète a la satisfaction de voir Télite de la société littéraire lui apporter son concours. Le Dr. Rundle par exemple écrit à son amie Mrs. Sandys : a J'ai pris la liberté, madame, de I vous inscrire parmi les souscripteurs au poème de Thom- (son. Je vous en demande pardon; mais, connaissant votre cgoût, je suis assuré de ce pardon.... Il a certainement un i génie.... * » Malheureusement la foule ne suit guère l'exemple que lui donnent les gens du meilleur jugement, et les ressourœs apportées à notre écrivain par son futur poème sont insuffisantes. Il lutte contre les difficultés avec une vaillance admirable, et, en quelques mois, produit une somme de travail \Taiment extraordinaire. Il commence V a Automne », et poursuit activement l'achèvement de cette dernière a Saison ». En attendant le poème complet, la fin de Tannée 1728 voit paraître une 2* édition de 1' « Été ». En janvier 1729 il publie ce poème de a Britannia » qu'il avait écrit deux ans auparavant. On peut croire qu'il a maintenant renoncé à rien obtenir de Walpole et n'est plus arrêté par les mêmes scrupules qu'en 1727. Cependant l'ouvrage est publié avec des précautions qui semblent indiquer chez l'auteur le désir de ne pas être compromis, au cas où l'œuvre déplairait au toutpuissant ministre '.
11 donne quatre pièces à un volume de a Mélanges poétiques » publié par James Ralph ^ Ce sont : une paraphrase de la fin du
1- • For subscriplion is dow at its last gasp, and tbe world seems lo bave got the betler of that many-headed monster. •
^- • To rerresh you, Madam, wilh chit-chat more agreeable than this, I bave taken the liberty to put you into the list of subscribers for Thomsong Poems for which 1 beg your pardon; but I know your taste, and Ani sure you will give it me... [suit un éloge abondant du poète...]. He ^cerlainly a genius... [et Rundle expose à sa correspondante le plan des • Saisons »]. (Lettres de Rundle à Mrs. Sandys, lettre XIV, mars 1129.)
3- L'édition originale est publiée par T. Warner, in Paternosler Row, ^s nom d'auteur ni dédicace. La page du titre porte que l'ouvrage fut ^il en 1119. Dans d'autres éditions la date indiquée est 1127. Voir par
^ Mttnifesto of the Lord Proteclor.,, written in Latin by J. Miltoi»... now i.'^nslaied into English. To which is added Briiannia, a Pocm; by Mr. ^'^OiHON, first published ia 1727. London, Millar, 1733. w^» « Miscfillaneous PoemSj by several liands : particularly the D... of p "-n, Sir Samuel Garth, Dean S..., Mr. John Hughes, Mr. Thomson, Mrs. ^*'*r- • Publish'd by, Mr. Ralph... Loudon MDCCXXIX.
sixième chapitre de saint Mathieu ', une courte plaisanter sur son ami Murdoch *, quelques vers adressés à Dodingtc sous ce titre « l'Homme heureux » % et un « Hymne à la Sol tude » *. Une lettre du 29 septembre nous apporte de préciet renseignements sur sa vie à ce moment. II est, et pour u séjour assez prolongé, Thôte de Dodington à Eastbury dans Dorsetshire. Le maître du logis s'est absenté, appelé à Londn par ses devoirs d'homme politique; il a laissé son invité dai la société du Rev. G. Stubbs, pauvre poète et pasteur fo pauvre '. Thomson donne à entendre à Mallet, son correspoi dant, qu'il entrevoit le terme de cette période de laborieu; activité. U pourra bientôt a suspendre sa harpe aux saules » n se plaint de l'indiiTérence du public, et propose une grè des auteurs. Le projet d'ailleurs est dépourvu d'héroïsm puisqu'au moment où il le met en avant, le poète compi pour une époque prochaine, sur des ressources qui lui assui ront a cette divine liberté, cette vie indépendante qu'aime les Muses ». La fm de la lettre est consacrée à des questio d'ordre plus intime. Mallet est encore le confident à q Thomson révèle l'état de son cœur, a Je suis réellement amoi « reux d'une de vos belles voisines; vous savez qui je vei « dire. » Nous l'ignorons, quant à nous, entièrement; maisnoi ne sommes point tenté de croire à une passion bien profond Au moins la mention de ces amours à fleur de cœur inspin t-elle au poète des pensées délicates et charmantes, a Avoir toi « jours quelque idée secrète et chère à laquelle on puisse à toi