‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 246 sur 272 · I. Strophes i\ à xx. — 2. x\ h xxiv. — 3. xxiv h xxxi · texte numérisé non relu

I. Strophes i\ à xx. — 2. x\ h xxiv. — 3. xxiv h xxxi

)ii les arts leur procurent des joies sans fatigue, où Tair même ipporte une influence de langueur délicieuse avec les murnures du vent, les sons de la harpe éolienne, et la claire rhanson des eaux vives et des cascades *.

Le poète se range au nombre des mortels qui ont connu les plaisirs du Château, et ce sommeil auquel Morpliée réserve >es songes les plus agréables *, Il s'est amusé lui aussi du 5p<.»ctable offert dans le jardin par le globe magique, le miroir le vanité. Il y a vu Tincessante et stérile agitation des hommes ît la frivolité de leurs buts : amour du lucre, science, littérature, vie mondaine, politique et ces luttes de nations ce que ies rois très chrétiens d précipitent les unes contre les autres -K \ côté de lui il fait place, parmi les adeptes du magicien, à Dlusieurs de ses amis : Paterson *, Armstrong, John Forbes, jeorge Lyttelton (qui lui-même s'est chargé du portrait de rhomson et Ta tracé avec une fine et affectueuse raillerie *), mVin Facteur Quin et Murdoch «, le futur biographe de Taueur. Murdoch est prêtre, et nombreux, dit malicieusement 'auteur, sont les gens de sa robe au Château d'Indolence. S'ombreuse aussi la tribu des politiciens de cafés, et celle des nondaines frivoles dont l'activité même n'est qu'une autre orme de l'oisiveté \

Ce n'est pas, il en faut convenir, Thorreur et la répulsion [u'inspire le séjour ainsi décrit. Les dernières strophes du )remier chant viennent fort à propos nous rappeler qu'il ne i'agit pas ici d'une apologie de la paresse. Toutes ces voluptés ne sont que perfide illusion. Dès qu'ils ont passé l'âge des charmes, les habitants de ce lieu de délices sont enfermés dans un cachot souterrain et livrés aux démons et aux sorcières de l'enfer. Armstrong, le médecin poète, s'est chargé de peindre

i. XXXI à XUII. — 2. XLIV U XLVIII. — 3. XLIX «\ LVI.

4. Peiil-ôtre, au lieu de Paterson, est-ce Collins qui est visé. Les détails lonnès lui conviendraient également, et c'est lui que veut reconnaître fr. \V. Moy, son biographe. Les présomptions qu'il énumère sont assez agues et nous avons d'autre part Tafflrmation de Thomson lui-m(}me ;u'une « niche ■ est réservée à Paterson. Reste la supimsition que le porriiil ait pu s'appliquer aux deux personnages, et que le poète ait songé & <>Ilin8 quand il traçait le portrait de ce « rAveur doux, alTectiieux et ■ensif sans tristesse, dont l'imagination bdlissait mille systèmes glorieux, ont l'esprit enfantait mille projets grandioses destines à disparaître sans Uis laisser de trace que les nuages qui passent. » (Sir. iaii-m\.'

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