The Revoit of Islam, Adonais
2. Elle a surtout une tendance à se fractionner en deux groupes dont ! premier est dominé par les vers rimant 1-3, et le deuxième par les ers rimant 6-8-9. Mais entre ces deux groupes l'union est maialenue par ts quatre vers monoriuies 2-4-5-7 qui chevauchent d'un groupe sur lutre. Sur les caractères et sur la valeur poétique de la strophe speuséicDue, on peut consulter entre autres : Stockdale, Lectures on the trubj minent EngL PœtSy p. 63, et Montoomehy, Lectures on Poetry, p. 107 et suiv.
3. Le grave Wordsworth lui-même a trouvé quelque chose de la fanliste gracieuse de Spenser et de Thomson le jour où il s'est amusé à Tiiter le « Château ». Le portrait de Coleridge que renferment ces huit trophes fait bonne flgure à côté des croquis où Thomson a crayonné ses
On comprend que ces stances aient exercé leur séduction sur un grand nombre d'écrivains, même parmi ceux dont le génie était le plus différent de celui de Spenser*. Depuis la mort du « poète des poètes » on peut relever une suite ininterrompue d'imitateurs de sa forme, même à des époques où « La Reine des Fées » n'était guère comprise ni goûtée. Plusieurs des contemporains avaient emprunté au grand pot-te son procédé métrique : par exemple Drayton dans son gracieux poème Nyniphidiay « La cour d^ Fées* ». Parmi les disciples immédiats du maître les deux Fletcher sont surtout à noter, bien que leur système prosodique ne suive pas fidèlement son modèle*. Phineas Fletcher, on Ta remarqué avec justesse Sa servi de transition entre le grand poète du début et le grand poète de la fin de la «c Renaissance anglaise b. Milton en elTet, dans quelques-unes de ses premières œuvres, imite le ton, le langage et même le système de versification de « La Reine des Fécs^ ». Mais voici un autre écrivain qu'on est plus étonné d'entendre se réclamerdu grand poète platonicien. Prior publie en 170(> une a Ode humblement dédiée à la Reine, sur le glorieux succès des armes de Sa Majesté », et il la déclare écrite en imitation du style de Spenser. L'imitation est fort libre. Elle consiste d'abord dans l'emploi d'un petit nombre de termes, une demi-douzaine environ *. Quant à la strophe, elle
ami?. (Voir • S/anzas Written in my pocket-copy of Thotnsoh's Castle Of Indolence. Poeais foundel on llie afTections. •)
1. Goldsmilh, par exemple, rendant compte d*iine édition nouTeUe de The Fairy Queen, dit : « Spenser's verses may one day corne to be considered Ihe standard of Englisli poetry •. (VoirFoHsxER^s Goldsmiihy p. lll.i
2. La strophe est de huit vers disposés en deux groupes formés chacun de trois télramètres iambiques et d'un vers trimétrique. C'est dans le jeu des rimes que l'imitation se fait phis directement sentir. Le système de Drayton n'a, comme celui de Spenser, que trois rimes à la strophe, et lie les deux parties de la strophe par une rime commune. Le thème employé serait représenté par AAABCCCB.
3. Tous deux conservent Talexandriu final: mais Giles ne donne à sa strophe que huit vers, et Phineas que sept. Le système de Spenser étant représenté par la combinaison suivante des rimes : ABABBCBCC, celui de (;ilcs Fletcher {Christ's Viclory and Tviumph) serait ABABBCCC, et celui de Phineas {The Pittple Island) ABABCCC.