‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 39 sur 272 · Voir p. 106, n · texte numérisé non relu

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3. « The carlier éditions of the Seasons, Apamemnon, Sophonisba Liberty were published before .Mr. Thomson was pcrsonnally acquai with Mr. Lyttelton. ■ (Phillimoh e's Afewotr*,... of G. Lord Lyttelton, p.' Or Agamemnon est de 1738.

11 est vra: que, d'après Murdoch, Lyttelton aurait recommandé Tau

ible donc plus probable que Dodington, qui avait été, avant telton, un des secrétaires du prince de Galles ', lui présenta ni recommanda le poète.

)uoi qu'il en soit, le nom de l'héritier du trône ne garantit mt le poème complet d'un insuccès que présageait la froi- IV des lecteurs pour les premières parties. Le zèle des criiies amis, qui avait ouvert les yeux du public aux beautés s « Saisons i>, n'eut plus cette fois la même vertu. C'est en in que Hill professe pour le nouveau poème une admiration thousiaste. On se refuse à acheter l'ouvrage malgré « la grandeur de la conception,... la noblesse, la profondeur et la richesse des sentiments; la force, l'élégance, l'harmonie, l'énergie vivante, et l'exacte propriété de l'expression • ». Le braire a eu beau restreindre le tirage, il ne peut écouler le vre. Thomson eut alors la générosité d'annuler le traité de ente déjà conclu. Le passage d'une lettre à Hill où il menonne son échec et son haut fait, avec une bonne grâce souiante, est un des plus heureux de sa correspondance. « .... Je vous avoue que je trouve une juste fierté, un grand plaisir et la plus agréable des récompenses dans la bonne opinion que vous avez de mon poème. A ce propos, permettezmoi de remarquer que, si les poètes sont depuis longtemps habitués à ne guère tirer de leurs travaux que ce bénéfice Vraiment spirituel, je soupçonne fort d'autre part que les libraires n'ont aucune sorte de goût pour ce genre de rémunération. Je songe donc (bien que les mânes de maint auteur errent encore sans vengeance) à annuler le traité que j'ai conclu avec mon éditeur. Sinon, il se trouverait perdre une

prince avant d'être lié personnellement avec lui. Mais il serait surprend que ce service rendu n'eût pas amené une rencontre des deux niTnes avant plusieurs années, alors surtout quMls avaient divers amis (nmuQs. Lyttelton était lié d'amitié avec Pope au moins depuis 4728. 1* Lyttelton avait pris cette fonction après la démission de Mr. James 'iliam, le 16 août 1737.

^* • 1 do not know a pleasure I should enjoy with more pride than tbat •exerting the critic on your poem; in considering it first, witb a view

the vastness of its conception, in the gênerai plan; secondly, to the ^ndeur, the depth, the unleaning, self-su pported richness of the senti- -nts, and thirdly, to the strength, the élégance, the mùsic, the compre- Dsi?e living energy, and close propriety of your expression. I look upon

'S mighty work as the last stretched blaze of our expiring-genius

Bllre du 17 février 1735. The Works of A Hill, p. 277.)

somme considérable pour le papier, l'impression et la pub cation de « La Liberté » '.

Et le poète mit à exécution sa chevaleresque intention ( dépit des remontrances de Plill qui déclarait qu'un pareil ac de générosité demeurerait célèbre et rendrait éternelle la bon de la nation qui négligeait ce poème sublime.

La résignation de Thomson s'explique sans doute par VéU prospère de sa situation à ce moment. Nous voyons, dans 1( lettres de Flill, quel important personnage est devenu a auteur qui, peu d'années auparavant, regardait l'obligeant cr tique comme une si auguste puissance. Tous deux s'accorder à médire de la scène anglaise, et à condamner le goût d public, des auteurs, et des acteurs. Tous deux cherchent u remède au mal. Thomson propose de faire du théâtre une ins titution publique. Il trouve absurde que l'école où se former les mœurs puisse être la propriété de particuliers *. Hill sonç à un moyen moins radical, et voudrait voir établir une Ac5 demie tragique. 11 se déclare prêt à courir seul les risque pécuniaires de l'entreprise, pourvu seulement qu'il obtienr lappui moral de quelques grands personnages; et il demanc à Thomson, dont il connaît les hautes relations, si le proj< pourrait recevoir le patronage du prince de Galles '. I prince refusa l'appui sollicité, et Hill abandonna son proje

1. • I will avow that I am justly proud of, charroed with, and me agrecably rewarded by your ^ood opinion of my poem. Allow me hei by tlie bye, lo remark Ihat, though poels hâve been long used to tl trniy spiritual and almost only émolument arising from their works, > I doubt much if booksellers bave any sort of relish for il : I thiuk, Ihei fore (notwithstanding tbat tlic gbosts of many autbors walk unrevenget of annuUing the bargain I made with mine, who would else be a con* derablc loser by the paper, printing, and publication of Liberty. » (LetI à Hill du 11 mai 173ti.)

2. • Was there ever an equal absurdity beard of, among a civiliz people? tbat such an important public diversion, tbe scbool wbich fori the manners of tbe âge, should be made tbe property of private pt sons.... » (Lettre à Ilill du 23 aoûL 1735.)

3. • I could hasard tbe expense of a trial, without any subscription otbcr support Ihaii the counteuance of a dozcn or two of untaxod enco ragers, properly chosen, great names.... » (Lettre de Ilill à Thomson 5 sept. 1135), citée par T. Davies, Life of Garrick^ t. I, p. 143.

11 y avait plusieurs années que l'idée préoccupait Hill, ce fécond faise de projets. H entretient longuement un Mr. B. de cette institution d'i • Conservatoire » dans une lettre du 31 aoiU 1733. {The Works of Hn p. 494.)

<c LA LIBERTÉ ». 111

fort heureusement, car il est probable que sa ruine en eût été hâtée de plusieurs années.

La question des droits et des intérêts des auteurs est aussi une de celles qui tiennent une grande place dans cette correspondance. Dans une lettre du 20 mai 1736, Hill, répondant à son ami, s'exprime ainsi : « Plût à Dieu que vos vœux fussent I réalisés quand vous souhaitez qu'au lieu du patronage de I l'État, nous eussions seulement quelque bon acte du Parflement pour assurer aux auteurs la propriété de leurs I œuvres * ». Thomson a, sans le savoir, fait plus que personne pour assurer cette équitable solution d'une question longtemps pendante. C'est le conflit de deux libraires au sujet de la publication des fi Saisons d qui a provoqué, nous l'avons dit, une décision judiciaire par laquelle fut fixé pour une longue période le règlement des droits de propriété littéraire ^.

Une nouvelle édition de « La Liberté » est cependant imprimée. Elle est de format in-octavo, et, ajoutée au texte de « Sophonisbe » et de Britannia, forme un deuxième volume dest Œuvres », pour accompagner l'édition in octavo des « Saisons i de 1730. Du reste l'échec de sa dernière production n'a point diminué la gloire de l'auteur des « Saisons ». Peut-être même le public, qui trouvait formidablement sérieux le sujet du poème et les développements de ces cinq longs chants, accorda-t-il plus d'estime que jamais à l'auteur. Il s'abstenait d'acheter « La Liberté », mais sentait grandir son admiration pour le poète qui, après avoir chanté la nature, donnait aux hommes de si graves et si nobles leçons d'histoire et de science sociale. La mention de son nom dans les revues et les magazines est accompagnée des éloges les plus vifs. Des pièces de vers lui sont adressées comme à un des maîtres de la poésie '. A peine faudrait-il citer, à titre d'exception, la plai-

1. • Would to God you were in the riglit in thaï part of your lelter which wishes, in lieu of state palronage in favour of learning, that we had only some good act of parliament for securing to aulhord the properly of their owd works. ■

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