‹ James Thomson, sa vie et ses óeuvresChapitre 46 sur 272 · Voir p · texte numérisé non relu

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4. James Quin, plus dgé que Thomson de sept ans, était un homme le commerce ne devait avoir rieu de banal. A cette époque, les avent abondent dans sa vie, et elles y ont commencé de très bonne heure, père, riche avocat, avait épousé une veuve. Après la naissance de Ja un premier mari de la fausse veuve reparut. Les choses s'arrange sans scandale et la seule victime du malentendu fut l'enfant qui en tait l'embarrassant témoignage. Déclaré incapable d*horiter de la for de son père, Quin chercha fortune sur les planches. De Dublin où ses premières armes, il vint à Londres, se fit remarquer par son taie aussi par la vivacité de son humeur. Il quitta Drury-Lane après avoii en duel un de ses camarades. Attaqué par Aaron Hill dans la camp.

Le 13 septembre 1737, le « Daily Advertiser » informait ses lecteurs que quatre jours auparavant James Thomson, Esq., l'auteur des a Saisons », avait, en compagnie du Dr. Armstrong, été reçu franc-maçon; Richard Savage, Esq., officiait comme

maître*.

La représentation si longtemps retardée d' (n Agamemnon d eut enfînIieu,àDrury-Lane, Ie6avrill738. L'auteur avait consenti, pour en finir avec les difficultés soulevées par les directeurs, à abréger la pièce*, notamment en pratiquant des coupures dans les longs discours où Faction risquait de s'enliser. Ce n'est pas du reste, s'il en faut croire Davles, la seule preuve (le bonne humeur et de résignation facile qu'il eut à donner au cours des répétitions. Sa façon de lire le manuscrit avait causé chez les acteurs un tel accès d'hilarité qu'il dut prier le directeur de continuer à sa place cette lecture, « car, ajouta-t-il, si * je sais écrire une tragédie, je vois bien que je ne sais pas la *lire'». Quin jouait le rôle d'Agamemnon, et Colley Cibber celui de Melisander *; Mrs. Porter faisait Clytemnestre ' et

*nic menait le critique 'en 1735 contre le faux goût des tragédiens, il fêpond aux criii(|ues du • Prompter • par des voies de fait.

L'&necdote du secours apporté par l*acleuran poète prisonnier a fourni le sujet d'une pièce française dont on trouvera le résumé à la fin de cet <>"mge (Appendice III).

*• «A scrap from the Daily Advertiser of Tuesday, Sept. 13, 1737, preserred in a volume of Masonic Collections, by Dr. Rawlinson (now Bodl. ^S* Rawl. G 136), informs us that, on the preceding Friday, James Tbomson, esq., autbor of The Seasons, Dr. Armstrong, and others, were ^dmitied free and accepted Masons at Old Mans Coffee House, Charing- ^ross, on which occasion Richard Savage, esq., son of the laie Karl "•vers, officiated as Master. •

(Note de W. D. Macray, dans Notes and Quevies, 2" série, n« 7, p. 132.) . ^' *■ Mr. Thomson submitted to bave this play considerably shorlened "^ ^he action, as soroc parts were too long, others unnecessary in whIch °<>^ the cbaracter but the poet spoke. • (Shiels, Cibber*s Lives.)

^* • Davies tells us that when Thomson was reading this play in the green-rooiD^ he pronounced the Unes wilh so strong a Scotch accent that ^^^ actors could nol restrain their laughter; upon which the poet turncd ^^^he manager, and handing ovcr the play to him, begged him to go on ^ith the reading, « for, he added. though I can write a tragedy, I fînd ' cannot read one. » (Bbll, note à Pépilogue (VAgamemnon^ p. 248.)

^. Avec son ordinaire insuccès, s'il en faut croire les souvenirs de ^à^ks, « Colley affected a stately magnificent trcad ;... bis wholc behaviour ^Mstarchly studicd. • (Davibs, Dramatic MisceUanies, t. I, p. 23.)

3. Davies parle, à propos d'une autre pièce, de la dignité et de la grâce incomparables de cette actrice dans les rôles de reines. « The dignity and

Mrs. Cibber Cassandre '. Pope avait chaleureusement encouragé le poète pendant l'élaboration de la tragédie; il Tavait aide à écarter les obstacles ; il avait écrit deux lettres aux directeurs du théâtre, pour les décider à faire enfin jouer cette pièce qui, depuis janvier 1737, était reçue et étudiée. Il lui donna une nouvelle preuve d'amitié en assistant à la première représen tation '. Thomson avait lieu d'être fier d'une pareille faveur car à cette époque Pope fuyait les occasions de se montrer er public. A son entrée dans la salle, le traducteur d'Homère fu salué par les applaudissements des spectateurs.

Quant à la pièce, Johnson déclare qu'elle fut écoutée san plaisir ', et il raconte, à propos de l'attitude de l'auteur pen dant la représentation, deux anecdotes qui se sont retrouvée depuis dans toutes les biographies. L'auteur devait, après 1 spectacle, souper avec quelques amis; il arriva fort en relarc L'émotion et l'anxiété l'avaient mis dans un tel état de tran: piration que sa perruque en avait été gravement endommagé Il avait dû la faire refriser chez le perruquier. Le détail para fort exact; il est donné pas Davies ^ aussi bien que par Johnsoi et s'accorde avec ce que nous savons de la coquetterie ( Thomson en matière de perruques. C'était le seul article de i toilette pour lequel il montrât quelque sollicitude. Il avait dei fournisseurs : Lauder à Richmond et Taylor dans Grave Street, à Londres; et chacun d'eux l'approvisionnait de modèl dilTéreiits pour les diverses circonstances. L'employé de Laud qui nous a transmis ces détails dit qu'il a vu chez son maît jusqu'à douze perruques appartenant à Thomson, et toutes grosses que nulle autre personne n'aurait pu les porter

grâce of a queen were ncver, perliaps, more happily set oCT than Mrs. Porter. » {Dram. Mi>cel., 1, p. 206.)

1. La jeune femme de Thoopliilu*) Cibber valait surtout par le naturel le pathétique de son jeu. Qnin disait d'elle k Garrick en 1744 au Cifé Bedford : « Never tell me, Mr. Garrick; tlint womnn lias a hnart, aud can anylhin^ where passion is required ». (Davirs, Dram. Miscel., I, p. 21.

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