Sliicls, CiBKEH*s Lives
3. K It was endured but not favoured. » {Life of Thomson.) i. Life of Garrick, t. Il, p. 33.
5. Le comte de Buchan reçut, en 1791, ces révélations d'un nommé W liam Taylor, ancien emplové de Lauder à Richmond. Hllles ont été publia d'abord dans The Weckiy Entertainer^ journal qui paraissait à Sherbori dans le Dorselshire, puis dans le Table- Dook de llorie. Voici, dans le te même, les renseigncmeuts de ce spécialiste : « Thomson always worea w and was very extravagant about them. I hâve seen a dozen at a tii
Voilà qui nous explique à la fois redet produit par la double influence de rémotion et du poids de la coilTure, et le désir de l'auteur de soumettre sa coilTure au fer de Taylor, dùt-il fiaire attendre ses amis. Cette extravagance à propos de perruques nous étonne aujourd'hui. Autre temps, autres prodigalités. C'était là que Thomson mettait son luxe et sa vanité, comme Goldsmith les placera plus tard dans ses culottes de salin cramoisi et sa roquelaure écarlate *. Les poètes du xix*^ siècle connaîtront de plus ruineuses extravagances.
L'autre anecdote est plus sujette à caution. L'auteur, dit Johnson, était à ce point excité que, de la galerie où il avait pris place, il ne pouvait s*empécher d'accompagner à haute voix L-s acteurs, jusqu'au moment où un avis amical Teut rappelé à la réserve qui convenait. Johnson emprunte le détail, presque avec les mêmes termes, à la biographie de Shiels %• mais là, c'est à la représentation de a Sophonisbe » qu'il est rapporté. Il faut convenir qu'il y gagne en vraisemblance. En 1738, Tlîomson ne devait plus être exposé à d*aussi juvéniles angoisses, et nous avons peine à nous le figurer assistant à la représentation du haut du a paradis ».
Les deux biographes sont en désaccord plus complet au sujet de l'accueil fait à 1' a Agamemnon ». Johnson dit que la tragédie échoua. Shiels assure que, « bien que jouée seulementen •^vril,elle fut représentée pendant plusieurs soirées de suite, • au milieu des applaudissements* ». La vérité sans doute nous est donnée par l'opinion intermédiaire de T. Davies. Le public.
>i3nRin{( up in my mAster's shop, and ail of them so big Ihat nohody c'»e would wear them. I suppose his sweatiii^ç to ^uch a degree made liim ^•^e go many, for I hâve known him spoil a new one oniy in wulking from London.... Lauder mnde his majors aid hobs, and a person of Ihe Wme of Taylor, in Cravcn-Slreet in ihe Slrand, made his tie-wigs. An ®x<'ellcnl ciistomer he wa» to bolh. »
^' KoHSTBH*s Goldsmith^ B. III, ciiapt. ix.
^* ' Al the Orst performance (of Sophouisbn) he placed himscif in ihe "ppep-^llery to sce withoul bcing knowii; but could nol help rcpeating j|**î parts with the players and would somctimes whisper to himscif: ^ow sm!h a scène is to opcn. » (Shiels, Cibrer^s Livet.)
1^" ivste Johnson n'est pas très afnrmnlif. « If I remember right... -, P'^'il, avant de coûter l'anecdote, et, de fait, il ne se souvenait pas tou- J®"»"» cxacfcment.
.^ • Though not brnught on the stage till the monlh of April, it continued to be acted with applause for several nighls. • (Shiels, Cibber's
selon lui, ne prit pas grand plaisir à Faction du drame, mais accueillit par de vifs applaudissements les allusions politiqu prodiguées dans la pièce *.
Ce qui est certain, c'est que la tragédie tint raffiche ass longtemps pour que Tauteur pût bénéficier des trois représe tations dont le produit lui revenait de droit : la 3', la G"^ et {)•. Elle se jouait encore le 24 avril*. Le prince de Galles doni au poète une marque particulière d'intérêt : ce fut sur s( ordre que la 1° représentation eut lieu. Peu de semaines aprc deux éditions de la pièce avaient paru. La première, inscri par Woodfall à la date du 24 avril^ étail tirée à 3000 exen plaires, plus 100 exemplaires de luxe ; la deuxième, quatre jou plus tard, à 1500 exemplaires. On comprend que Murdoch ; pu dire qu' c Agamemnon » rapporta à l'auteur une gros somme.
Le prologue, prononcé par Quin, avait été écrit par Maliel Il contenait, à la fin, l'expression de quelques vagues seni ments politiques et une allusion fort inotîensive à la censui La censure se vengea en exigeant la suppression des demie vers *.
L'épilogue imprimé ne porte pas de nom d'auteur; il ( donc probablement de la main de Thomson. Il n'est pas ser
1. Davies cite comme exemple de ces allusions les vers suivants :
• — But thft most fruiiriil source
Of every evil — 0 thaï 1 in thunder
Could Sound il o'er the list'ning world to king.**,
Is delegating power to wickcd bands. »
{Life of Gni-rick, vol. II, p. 32.) 2: Voir plus bas, n. i.
.'<. - By Ihe aulhor of Eurydice », dit l'édition.
4. Après avoir affirmé les intentions hautement morales de l'aiil
d* « Agamemnon », le prologue disait :
• As such our fair nltempt, we hope to see
Our judges — hère al Icast — from influence free; One place, — unbiass'd yet by party-rage, — Wliere only honour votes, — the Brilisli stage. We ask for justice, for indulgence sue : Our lasl best licenrc musl proceed from you. •
Le London Oaibj Post du 24 avril IT^H contenait la note suivaD signalée par P. Cunningham (Percy Sociely) : - To-morro\v morning, 9 o'clock, will be pnblishod, price 1 s. 6 d., Agamemnon, a tragedy, as is uow acting M'ith greal applanse, elc. •
• .V. U. Thj lines in i\w prologue not ailowod by the liccnser to be spoli are priutcd and distinguished by inverted connnas. »
blable à celui qui fut dit, à la première représentation, par Mrs. Cibber. L'auditoire ayant, de ce premier épilogue, approuvé les six vers du début et blâmé ce qui suivait, le début seul fut conservé. Dix-huit vers nouveaux remplacèrent ceux qui avaient été condamnés. Le public y est félicité de sa sévérité; le poète se déclare heureux de ce réveil du goût; cette condamnation est pour lui un triomphe; ces sifflets l'ont enchanté *. Voilà un assez obscur amphigouri. — On a supposé que les vers désapprouvés renfermaient quelques-unes de ces plaisanteries inconvenantes dont le théâtre faisait, depuis la Restauration, l'ordinaire assaisonnement des épilogues. Mais ici une pareille pratique aurait été en singulier désaccord avec les vertueuses professions de foi du prologue. Nous n'en pouvons donc attribuer la responsabilité à Thomson ni à Mallet. Peutêtre les acteurs eux-mêmes ont-ils cru devoir se conformer à l'usage, et servir au public quelques distractions moins austères que les tragiques émotions d' a Agamemnon ». Les répugnances du poète n'étaient pas pour les arrêter. Les rapports de Thomson avec la troupe de Drury-Lane (Quin excepté) n'étaient pas des meilleurs '. Cibber pourrait donc bien être l'auteur de ce premier épilogue qui semblait, de parti pris, opposer aux opinions de Thomson la coutume du théâtre, et appeler le public à décider. Le jugement prononcé donnait gain de cause à l'auteur, et l'on comprend alors que celui-ci, i^prenant la plume pour remplacer le malencontreux épilogue, ^ soit félicité d'un échec qui était pour lui-même un succès '.
*• • Thus he began — and yon approv'd Ihe straio;
Till Uie next couplet sunk to light and vain. You check'd hiin there. — To you, to reason jiist, He owns he. triamph*d in your kind dis^usl. Cliarm'd by your frown, by your displeasure graced. He hails the rising virtue of your lasle. -
*• Voir plus loin, p. !28, n. 3.
'^- • Dur bard, to modem épilogue a foe,
Thinks such mean mirlh hul deadens generous woe. •
Ainsi commence le deuxième épilogue. On reconnaît ici les idées fami- ''^'■«s à Thomson etàHIlL idées auxquelles l'inHuence de Voltaire ifestsans aoute pas étrangère. La nouvelle école tragique, se fondant sur l'exemple "'^ '« scène française, avait, depuis Addison jusqu a Thomson et Yuung, ^''^ssé le comique du drame tragique. C'était par une conséquence toute •^^lurelle des mêmes idées, que l'auteur tï Agamemnon voulait le faire ^'sparaltre aussi de ces appendices que l'iisa^îc ajoutait aux tragédies. ' ^^ Mit, dit Lessing, combien Thomsou s'eat révolté contre cet usage
128 JAMES TQOMSON.
Dès avant la représentation d*Âgamemnon, Thomson aval sur le métier une nouvelle tragédie. Le sujet lui en avait et proposé par Mrs. Sandys, Tamie de Rundle. Il en avait arrêt toute la division en actes et en scènes, mais en avait remis plus tard * Tachèvement. C'était ce même drame d' a Edouard < Èléonore d dont Pope parle dans une lettre à HilU du 8 décembi 1738 *. Deux actes seulement en étaient écrits à ce momen Une autre lettre de Pope, à la date du 12 février 1739, noi apprend que la pièce est complétée; mais que le poète, méco tent des procédés du directeur de Drury-Lane, s'est décidé porter sa tragédie à Covent-Garden. Les rôles de femmes trouveraient de meilleures interprètes, et c'est d'elles qi dépendra le succès de la pièce '.
En attendant la représentation et la publication d' a Edouard les annonces des éditeurs mentionnent, pendant cette ann 1738, quelques autres publications portant le nom de Thomso Le 6 juin, Woodfall achevait d'imprimer pour Millar une éc
de secouer los grelots de la folie derrière les pas de Melpomëne. • {D. maturgie de Hambourg^ tradiict. de Suckau, p. 38.)
Sur le» uiânions exprimées par Lessing sur Voltaire et sur Tlioms* voir h la fin de cet ouvrage. Appendice 1.
4. • My Triend Thomson, ihe poel, is bringing another untow^ heroine on the >tage, and lias dererred writing on the subjecl you ch« for liim, Ihoiigh hc ha<i the whole scheme drawn into acts and scènes His présent story is Agamemnon... Perhnps Ihe dclicacy of the snbjf and tlie jiidgmcnt reqiiired in saying buUi truths, Vhose boldness sho nol mako them deucnerate into oITensiveness, dtiterred him.... •» (Run h Mrs. S.iQ.lys, lettre XXVII, p. 189.)
2. • I hâve been coufirmed by Mr. Thomson as to the retardmcnt of play, of which he has wrillcn but Iwo acts.... » — Hill écrivait à Ma. le 9 décembre : « .... Uavlni; lieard tbat ncithcr yours nor Mr. Thom^c were cxpeclcd to be ready lill toward Ihe end of the season, 1 propo thatCœ^r shniibl be brought on in January. » (I1ill*s Works, vol. Il, p. '
3. - Mr. Thomson, aftor many shamcful tricks from the manager determinod to a'H his play at the olher théâtre where the advanlage ns to tho women, and the success of his will dépend upon them..* (Pope à Hiil.)
Et de mcnic Hill, dans sa réponse : « If Mr. Thomson's new Trngedy to dépend on h'S women perrormers, he has cerlninly judued \vA\ in > choice of the C«>veDl-Garden théâtre. » (Hili/s Works, vol. Il, p. 67.)
Sir Harris Nicholas rapporte la mention des lettres de Pope à la tragéi
tion (les (Kuvres ' qui ajoute au contenu de l'édition de ilM) la tragédie d' « A*^'aniernnon ». CVest du reste la seule dilTérence. Le nombre de vers des a Saisons » reste le même que dans les éditions de 17:30 *.
Millar publiait encore cette année une édition de 1' « Areopagitica» de Milton, avec une préface de six pajj;es, d'un autre auteur ^ Cet autre auteur était Thomson \ 11 dut éprouver une \ive satisfaction à s'associer ainsi à l'hommage rendu au grand Milton, le maître à l'école duquel s'est formé son génie, et l'éloquent avocat de ces doctrines libérales auxquelles l'auteur i^Libertij était profondément dévoué.
On a relevé dans les correspondances -de quelques hommes de lettres de cette époque deux mentions de Thomson qui nous apportent quelques renseignements sur ses amitiés, sur ses occupations, sur son genre de vie. Cave, le directeur du Gentlewwn's Magazine, envoyait le 12 août 1738 ce court billet au Dr. Birch * : « Le jour fixé reste mardi. Je crois que nous visi-
^'Agamemnon (Biographie de rAIdine édition^. Cesi une inadvertance usez singulière, puisque les dates qu'il cite lui-môme les placent plusieurs iDois après la représentation de cette tragédie.
*• Le format est in-8 comme celui de la 2* êdit. (1730), et celui du 2* vol., qui forme l'édition de 1136. De l'édition de 1738, Woodfall imprima ^ ^00 exemplaires du premier volume, et 1 500 du deuxième.
^' Dans ces deux éditions la seule dilTérence porte sur une addition de ^▼ers que, dans 1' • Hiver •, l'édition in-8 ajoute au texte de rin-4. C'est le ^«ffre de l'in-S, 187, que donne pour cette • saison • l'édition de 1138.
3* • Âreopagitica, a Speech of Mr. John Milton, for the liberty of unlicens'd Printing, to the Parliameotof England. First published in the year 'SU. With a Préface by anolher Hand. •
1*008 les biographes qui mentionnent] cette publication : sir Harris ^'cholas, Rob. Bell, Mr. Logie Robertson la rapportent à l'année 1740. C'est une erreur, comme le prouve le titre de la brochure. Voir notre bibliographie.
^' Nous ne voyons pas que Thomson l'ait reconnu de son vivant, mais ^tte attribution, outre les preuves intrinsèques, est établie par le titre suivant d'une publication postérieure :
* Substance of the speech of the Rev. Mr. Walker, at the gênerai Meet- '°S of the County of Nottingham held at Mansfield on Monday the 28^^ ^^ Pebruary 1180, to which is added Mr. Thomson's Préface to a speech ®'Mr. John Milton, for the liberty of unliccnsed printing, etc. •
''Printed and distributed gratis by the Society for Constitutional Infor- '«'alion. MDCCLXXX. •
S- Cave était le fils d'un savetier. Il devint libraire, et célèbre pour deux ^sons. Il a créé le Gentleman's Magazine^ et il fut à la fois réJiteurJde Mnton et son aini, comme Millar l'était de Thomson.
Thomas Birch, d'une famille de quakers, devint ministre a iglicin. 11 Pistait Gare dans la publication du Gentkman's Magazine \ il a lii<sé de
« loroiis nianMiiont, (;l que nous reviendrons dîner à Piiclirnond. (( Ferais-je bien de prévenir Mr. Thomson que nous serons à a telle auberge de Uiclimond vers midi, son heure habituelle de <( lever? * » Notre poète, en elTet, s'est de plus en plus abandonné à une indolence qu'il décorait volontiers du nom de rêverie philosophique ou poétique. Il est devenu physiquement et moralement très différent du jeune Écossais énergique et dur à la fatigue que nous avons connu. La note de Cave s'ajoute à Tanecdole de la perruque pour constater cet alourdissemeat. Rien de plus significatif à cet égard qu'une comparaison des deux portraits de l'édition de 1762. Le Thomson qu'a peint Aikman en 1725, jeune, bien découplé, de physionomie éveillée et d'agréable visage se retrouve à peine dans les traits épaissis de ce personnage à double menton que représente le portrait de Kent; les yeux seuls y rappellent le Thomson des jeunes années. La paix et le loisir de Richmond et les grasses matinées n'ont pas peu contribué à cette transformation.
Le mois suivant Richard Savage écrivait à ce même Dr. Bircl'^ * « . . .J'espère que vous ne vous désappointerez pas. Le Dr. Arnnsa trong, Mr. Thomson et moi devons être de la partie *. » I^
nombreux ouvrages de littérature et d'histoire, et fut, de 1752 à 17^5, secrétaire de la Société Royale. C'est de lui que Johnson disait : • He ti^^ more anecdotes than any man », mais dont le grand critique apprécia-'^ moins les écrits : « Tom BircU is as brisk as a bee in conversation, but DO sooncr does hc takc a pen in his hand, than it becomes a torpédo to him and bcnunibs ail his faculties •. (Boswbll's Johnson, chap. iv, anoé^ 1143.)
L'opinion d'Horace Walpole était encore plus sévère : « A worthygood, natured soûl, fui! of indiistry and aclivity, and running about like s young dog in quest of anvthing new or old, and with no parts, taste or judgment ».
De nombreuses lettres échangées par lui avec divers personnages figurent dans les Anecdotes Littéraires de Nichols, vol. I, p. 585, 637, —H, 507, — III, 258, — V, 40, 43, 53, 282, 290.
1. « We still agrée on Tuesday, and I think we shall see Claremonl,... and thcn corne to dîne to Richmond. Had I best scnd Mr. Thomson word that we shall be at such an inn at Richmond by noon, his hour of rising? »
Cette information de Cave est confirmée par Robertson, voisin et ami de noire poète, dans sa conversation avec .Mr. Park : « I hear he kept very late hours? • — « No, sir — very early. He was always up at sunri.se, but then be had never bcen in bcd. • — On comprend alors que Cave et ses autres visiteurs pussent le trouver au lit à midi.
2 I beg you will not disappoint us. Dr. Armstrong and .Mr. Thomson
and myself will be of Ihc party.... » (Lettre de Savage au Dr. Birch, septembre 1738.) Elle est citée par P. Cunningham, Percy Society, voL IX. Poem to the Memory of Congreve; elle est par lui extraite des volumineux
s'agissait d'aller à Chiswick visiter la maison et les jardins du comte de Burlington.
Tel qu'il était, en dépit de cette nonchalance qui s'aggrave chaque jour, notre poète continuait à plaire à nombre de gens. Il conservait ses vieux amis; sans en excepter, nous le voyons, cet incorrigible bohème, Dick Savage. Il en faisait aussi de nouveaux et non seulement dans le monde des lettres, mais dans la haute société politique et dans l'aristocratie. George, le futur lord Lyttelton, dont nous avons rencontré le nom dans la correspondance de Thomson en 17.'Î5 *, va se montrer, pendant les dix dernières années de la vie du poète, son ami le plus affectueux et le plus dévoué. C'est à l'année 1738 que Phillimore, le biographe de Lyttelton, fait remonter cette amitié. Toutes les « vies de Thomson », il est vrai, reproduisent la date fournie par Johnson, 1737 V Ce qui est au moins certain, c'est que l'intérêt du prince de Galles se manifesta sous la forme de substantielles faveurs, peu après que Lyttelton fut devenu secrétaire de Frédéric '. Bientôt même le nouveau secrétaire présenta au prince le poète patriote qui lui avait dédié Liberty^ et Frédéric accorda à l'écrivain une pension annuelle de cent livres *. Si modeste que fût la somme, elle venait fort à propos assurera Thomson des ressources moins incertaines que les gains de sa plume. Johnson et les bio- ^phes qui l'ont suivi, rapportent à cette entrevue une repartie spirituelle qui aurait déterminé l'acte de générosité du prince. Interrogé sur sa situation de fortune, l'écrivain aurait répondu que ses affaires étaient a dans un état plus que jamais poétique » •. Le mot était joli, et n'est pas invraisemblable, bien que la conversation de James nous apparaisse d'ordinaire
manuscrits laissés par Birch et qui se trouvent à la bibliothèque du British Muséum (Birch MSS, 4318, art. 46.)