Windsor Forestj v. 111 el suiv
4. 11 avait pendant quelque temps étudié la peinture, et dut peut-être à cette circonstance la minutieuse justesse d'observation dont témoignent parfois ses œuvres.
5. « Hère in full light the russet plains extend : Tliere, wrapt in clouds the blueish hilis ascend. Even the wild heath displays her purple dyes. »
{Windsor Forest, v. 23.)
« — • alors que de leur vol agile ils tournoient en effleurant les t bruyères'.»
€ Au printemps quand les fraîches vapeurs se traînent sur t la prairie, — le pêcheur prend son poste sous Tombrage fréf missant *. t>
« Dans le miroir (du Loddon) le berger étonné voit souvent « — les monts renversés et le ciel reflété; — Teau lui montre € un paysage de bois suspendus, — et dans Tonde mobile « tremblent des arbres absents '. i>
Au total, cependant, ce qui frappe le plus dans ce poème descriptif, c'est la faible part faite à la description. Ici, bien plus encore que dans le Coopers Hill de Denham, dont nous parlions plus haut, les scènes et les objets naturels ne sont qu'un prétexte commode et un cadre sans cesse oublié pour des choses très différentes : personnifications et ressouvenirs d'une mythologie inanimée, développements historiques ou moraux, et patriotiques apostrophes.
Eh bien I cette portion si modeste à laquelle est réduit le monde des formes, des couleurs et des sons, ce minimum de description introduit dans les premières œuvres, Pope mûri et en pleine possession de son talent le regarde comme un péché de jeunesse. Ce n*est pas, comme parait le croire le critique dont nous avons cité Topinion, parce que ses facultés poétiques ont subi une transformation. Ne le voyons-nous pas, après 1738, collaborer avec complaisance, avec plaisir et quelquefois avec un remarquable succès au grand poème où Thomson décrit la nature sous tous ses aspects *? S'il fallait choisir quelques exemples particulièrement significatifs du talent de peintre de Pope, ce serait peut-être dans ces notes