‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 108 sur 304 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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proposées à Thomson qu'il conviendrait de les prendre. Mais s'il veut bien ainsi concourir à l'œuvre d'un confrère, il a, pour son compte, résolument éliminé cet élément des poèmes de sa dernière manière. Il ne parle que pour s'en excuser, et en plaidant les circonstances atténuantes, de cette époque où, dans ses vers, c la pure description tenait lieu de pensée ' >. Il est tout fier de s'être élevé à une conception plus raisonnable du rôle du poète. Il revendique le mérite « de ne pas s'être « attardé dans le labyrinthe de l'imagination, mais d'avoir mis « ses chants au service de la morale * ^. C'est encore la même idée, vue sous un autre angle qu'il exprime par cet aphorisme : « La nature doit céder à l'art ' i». Enfin, la doctrine qu'appliquaient ses œuvres, le poète la prêchait autour de lui. Voici la formule qu'en a recueillie un critique enthousiaste : « Mr. Pope était d'avis que la poésie descriptive est une com- « position aussi absurde qu'un repas où l'on ne servirait que c des sauces ^ d.

i. Epllre à Arbuthnot, y. 148.

2. Ëpltre & Arbuthnot, y. 336-341. « But stooped to trulh and moFslized his song », est une imitation du vers qui termine la première strophe de la « Reine des Fées » :

« Fierie wars and faithful loves shaU moralize my song. >

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