‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 115 sur 304 · Spring, v. 27-34. — 4. Summer, v · texte numérisé non relu

Spring, v. 27-34. — 4. Summer, v

< sur la plaine les fils délicats des rosées évaporées! Combien c est clair le ciel sans nuage! Quelle teinte profonde il prend « d'un bleu particulier! Comme la voûte céleste s'enfle « immense! Combien, du haut de son trône d'azur, le soleil « rayonne joyeusement! Combien est calme au-dessous la a terre par lui dorée * ! »

Enlin après ces tableaux nuancés où le poète fait preuve d'une si délicate perception des jeux subtils de la lumière, voici ceux où il se montre capable de rendre les splendeurs royales de midi : a le soleil, de son trône au zénith, ébranle « et disperse les nuages, et lance jusque dans les profondeurs « des abîmes une indolente langueur *. » Notons la gradation qui sépare de cette brève indication d'un midi de printemps, celle qui retrace l'écrasante puissance du soleil d'élé : « C'est a la pleine ardeur de midi, et verticalement le soleil lance sur nos têtes ses rayons violents. Sur le ciel et la terre, aussi loin que peut errer le regard, tout est submergé par l'éblouissant déluge; tout d'un pôle à l'autre se perd dans un llamboiement indistinct '. i» Il n'y a plus au delà que le soleil tyrannique et le ciel écrasant des tropiques. « Voyez comme a le soleil aux rayons étincelants s'élève sans aurore.et chasse « aussitôt du ciel le bref crépuscule; voyez de quelle flamme a ardente, joyeux et cruel il se répand dans l'air éblouis- « sant*. »

Les ciels d'après-midi sont nombreux et se retrouvent dans plusieurs des ce Saisons » : a Affranchi de l'éclat ardent de l'été <L qui s éloigne, un azur plus serein qu'anime une lumière a d'or, embrasse jusqu'à l'horizon le monde joyeux. Des soleils a tempérés s'élèvent et lancent des rayons cléments, et sou- <L vent, à travers les nuées transparentes, ils versent un calme a délicieux... jusqu'à ce que l'air ébranlé s'agite et que souflle flc la brise. Alors le manteau floconneux du ciel se déchire; les a nues volent dispersées; et tantôt le soleil tout à coup brille « et dore la plaine illuminée, tantôt les ombres noires courent a sur la terre ^ » — a Cependant, jetant sur tout une ombre a légère, un calme sobre suspend dans l'air les nuages floconce neux. La moindre ondulation de l'air s'arrête tremblante,

1. Aulumn, 1208-1217. — 2. Spring, 442-44i. 4. Ibid,, 6'3o-648. — 5. Autumn, 25-39.

Page 1