‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 176 sur 304 · I. Summer, 2B7-29I. — 2. Autumn, 667. — 3. Summer, i · texte numérisé non relu

I. Summer, 2B7-29I. — 2. Autumn, 667. — 3. Summer, i

ques mots de respect ou d'aflfection qui font à peine allusion au mérite littéraire de ces poètes. Pope n'est pas beaucoup mieux partagé. Il y a cependant un accent de franche et vive émotion dans le vers où Thomson prie pour le retour à la santé de son illustre ami K Et celui-ci, quelque exigeant qu'il fût en fait de compliments, dut savourer avec plaisir la double flatterie qui termine un autre passage consacré à son éloge :

Car bien que son Homère ne chante pas avec plus d'harmonie, Sa vie cependant est de ses chants le plus digne d'amour *.

Dans les deux tableaux où le poète énumèreles illustrations de l'Angleterre ou celles de l'antiquité, plusieurs jugements littéraires se rencontrent. Les seuls qui offrent pour nous quelque intérêt sont ceux qui se rapportent aux poètes anglais. Voici l'opinion de Thomson sur Shakespeare :

Pour le bon sens élevé,

Pour Timaginalion créatrice, et pour la pénétration aiguë Dans les replis secrets du cœur humain, Shakespeare, le poète sans art, n'est-il pas l'orgueil de l'Anglc-

[terre et de la nature ^?

L'auteur des « Saisons » reprend, on le voit, l'épithète appliquée déjà par Milton au grand dramaturge. Il s'écoulera bien des années encore avant que la critique sache découvrir tout ce qu'il y a de raffinement et d' « art » dans l'art de Shakespeare.

Milton, voilà vraiment le maître et le modèle de Thomson. Les vers qui lui sont consacrés débordent d'admiration :

Toutes les muses nobles ou aimables

Des âges classiques ne se retrouvent-elles pas dans ton Milton ? Son génie est universel comme son sujet. Etonnant comme le chaos, beau comme l'éclat De l'Ëden en fleur, sublime comme le ciel ♦.

i. Summer, 1427. — 2. Winler, 550-554.

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