Sujnmer, 408, 409. Cf. Virgile
• Plurimus Alburnum volitans, cui nomen asiio Romanum est, Graiî œstrnm vertère vocantes. •
(. Géorgiques •, liv. III, v. 147, 148.)
4. Summer, 138-740. Sur ce sujet on lira avec intérêt quelques pa^e< charmantes de J. Bcbrouohs, English and American song-inrdst in F^-z-sh Fields, p. 159.
5. Summer, 1005-1016. — 6. Ibîd., 1064. — 7. Ibid,, 1683. — 8. Autumn. 836-847.— 9. Sumîner, 140-159.
assuFe*t-on, ne suit aucunement les mouvements du soleil. Les poètes continueront, je le crains, toutes les fois qu'ils le jugeront à propos, de lui faire « tourner vers Tastre son sein énamouré * ». A défaut d'une explication plus certaine des fonctions de la comète, il ne nous déplaît pas de rêver avec Thomson que ce sont € des soleils alimentant la vie de mondes lointains ' i>. Et s'il a tort de penser que les fils de la Vierge soient une condensation de la rosée ', qui voudrait détruire cette erreur pour se rappeler que ces fils chers aux poètes sont, le produit et le moyen de locomotion de je ne sais quelle araignée?
Parfois aussi l'auteur des a. Saisons i> fait plus qu'enregistrer les croyances de son temps. Il affirme que les diverses planètes sont habitées *, Elles sont les séjours de nos âmes dans leurs transmigrations successives. C'est un rêve pour lequel le poète n'a pas à solliciter l'indulgence. Mais il a voulu aussi, dans on ordre de faits où le contrôle est moins impraticable, échafauder sa petite théorie scientifique. La chose n'a pas été sans l'entraîner dans d'assez singulières aventures. L' « Automne » nous présente une étude et une explication des sources \ Les sept premiers vers du passage contiennent un exposé conforme aux données de la science. Puis vient l'énoncé d'une autre hypothèse; treize vers sont employés à la présenter, et vingtsix autres à la réfuter. La complication s'explique ainsi : l'auteur adopte dans la leçon définitive la théorie que dans les premières éditions il déclarait insuffisante, et il réfute alors abondamment celle qui l'avait d'abord séduit. La tâche était pour le poète de conserver dans ses vers les deux théories alternativement déclarées vraies et fausses, et d'y ajouter une réfutation d'abord inutile. Il faut avouer qu'il s'est mal tiré de rembarras où il s'est mis.
Une autre tentative assez ambitieuse est celle qui nous explique le phénomène de la congélation. Thomson, selon la doctrine alors courante, la croit produite par « des myriades « de petits sels crochus, ou bien en forme de doubles coins, et « répandus à l'infini dans l'eau, la terre et l'éther * ». C'est une hypothèse qui avait chance de lui plaire. Il est apparent qu'il aime ces théories qui mettent l'esprit en présence de nombres
1. Summer, 216, 21". — 2. Ibid,, 1723-1729. — 3. Auiumn, 1211, 1212. - 4. Winter, 104-106. — S. Auiumn, 736-835. — 6. Winter, 718-720.
inlinis et de prodigieuses grandeurs. Celte idée d'une mu':tude de cristaux invisibles emplissant l'univers avait <édu: son imagination, comme Tidée du voyage mystérieux dgouttes d'eau de la mer aux montagnes à travers les sonibn-> immensités des roches. Une fois au moins la même tendan • de son esprit le sert plus heureusement. Il y a comme une \':\^ prophétique des enseignements les plus récents de la scîei « ^ dans les vers où il célèbre la prodigieuse fécondité delanaliiret l'inépuisable multitude des organismes infiniment {letis fli Au-dessous des insectes, par d'infinis degrés, quelles espèc--5 « innombrables descendent et finissent par échapper même à la « vision du microscope! La vie fourmille dans toute la nature; « c'est une masse merveilleuse d'êtres vivants ou d'atomes
« organisés qui n'attendent que le souffle de vie* >
Voilà comment le grand poème descriptif donnait en même temps quelque satisfaction à ce besoin de savoir, à cet amour passionné du vrai qui est un des titres d'honneur du xviii* siècle. Les parties des « Saisons )> que nous venons de rappeler devaient avoir pour les contemporains de Thomson une valeur et un intérêt qu'il nous est assurément difficile aujourd'hui d'imaginer fidèlement.
Jugements littéraires.
Nous aurons enfin achevé de passer en revue les principaux éléments d'intérêt ajoutés par le poète à ses descriptions de la nature, si nous signalons les jugements qu'il a portés sur quelques grands écrivains, et les rares passages où sa muse, d'habitude grave et un peu guindée, se détend et s'abandonne aux saillies de l'esprit ou de l'humour.
Thomson est très sobre d'appréciations sur les poètes ses contemporains. Il faudrait excepter le passage où il parle de James Hammond. Mais, on a pu le voir par ce que nous en avons dit, c'est en ami bien plus qu'en critique littéraire que Thomson s'est exprimé dans cette occasion. Sur Young * ou Gay ', quel-