‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 181 sur 304 · Spring · texte numérisé non relu

Spring

II. AulwnHy 050. — Aussi est-ce un des traits qu'a relevés Isaac Ha\^kins Browne dans sou amusante parodie du style de Thom«on :

« forth issue clouds,

Thought-thrilling, thirst-inciling clouds arouod, And many-mining Ores. ■

(A Pipe of Tobacco.) 12. Spring, 35. — 13. Ihid., 186. — 14. Ibid., 383. — 15. Aulumn, 638. — 16. Ibid., 722. — 17. Spring, 30. — 18. Autumn, 634..— 19. Ibid.y 869. — 20. Ibid , 874. — 21. Ibid., 926. — 22. Spring, 290. —23. Ibid., 297. — 24. Aulumn, 812.

complexes, il a mérité le reproche de lourdeur et de monotonie.

Ce n'est pas seulement dans ces épithètes composées qu'il manifeste un attachement complaisant à certains mots ou à certains tours d'expression. Il serait très long de relever tous les termes qui, en eux-mêmes frappants et justes, perdent leur valeur par une répétition indiscrète et finissent par choquer d'autant plus qu'ils sont en eux-mêmes plus vigoureux et saillants, c Thick i» ', au sens de «i nombreux », revient sans cesse, c Tumble*, convolved ', appalled*, invest*, detruded*, 1

fréquent "^ », adjectif ou adverbe, au sens de ^ nombreux », !

« flounce ', Sound et resound • », et surtout le verbe empha- !

tique « demand *® » sont parmi les expressions favorites dont |

l'auteur use et abuse.

Toutes ces expressions, on peut le remarquer, sont, à l'exception d'une seule, d'origine latine. L'emploi complaisant de pareils termes est en effet un des caractères marquants du style de notre poète. Quand il %'agit de mots français depuis longtemps entrés dans le vocabulaire de la langue et dans l'usage du peuple, rien de plus naturel ni déplus légitime que l'emploi de pareils termes. Quelques-uns peuvent prendre, en dépit d'une opinion fort répandue parmi les grammairiens anglais, autant de force ou de précision pittoresque que les termes proprement saxons. Si Thomson a tort sans doute d'abuser du verbe « demand », il a raison de trouver ce mot énergique plus que pas un de ses synonymes germaniques '*. Mais le poète cède aussi trop souvent à la tentation de

f- Comme dans ce passage de 1' a Été » :

« The russet hay-cock rises thick behind. »

{Summer, 367.)

-• V«n</, 823; Winler, 99, 341, etc.

3. Spring, 836; Summer, 343; Autiimn, 1183, et des formes très voisines dans Wintei-, 278 et 639.

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