Wintetf 195-208. — 2. Spring
Now His nought
But reslless huiT}- through the busy air Beat by unnumbered wings. The swallow sweeps The slimy pool, to build his hanging house latent ».
The surging air
Receives the pluitiy burden *.
Ând neighing, on the aërial summit takes
The exciting gale ; thin, deep-descending, cleaves
The headlong torrents foaming down the hills '.
At first the groves are scarcely seen to stir Their trembling tops *.
Throw the broad ditch behind you ; o'er the hedge High bound resistless *.
Then, down at once
Précipitant descends a mingled mass
Of roaring winds and flame and rushing floods •.
not a breath
Is heard to quiver through the closing woods. Or rustling turn the many-twinkling leaves Of aspen tall '.
How in his mid career, the spaniel, struck Stiffby the lainted gale, with open nose Out-slretched "....
Through the hushed air the whitening shower descends, At iirst thin-wavering; till at last the ilakes Fall broad and wide and fast, dimming the day With a continuai flow «.
S'agit-il, au contraire, de communiquer une impression de lenteur ou de majesté, ou simplement de donner à un terme
i. Spring, 651-655.
2. Ibid, 745, 746. — Ces deux hémistiches, d*un cfTet charmant, sont a opposer aux critiques qui n'ont pas su voir ce que le vers de Thomson peut prendre, à l'occasion, de grâce légère. Ce n'est pas seulemeol ici le rejet, mais aussi le rythme balancé de la phrase, et jusqu'aux troi^ labiales des derniers mots, qui donnent à cette courte phrase une valeur d'expression parfaite.
d.SprinÇy 814-816. — 4. Aulumii, 313, 314. — 5. ïbid, 475, 476.- 6. Summer, 994-996. — 7. Spnng, 135. 156. — 8. Auttimny 363-365.
9. Winterj 229-232. — L'effet de rapidité produit dans ces beaux vers descriptifs par les deux rejets et par Taccumulation des conjonclions, e^i encore accru par le contraste du début, lent et hésitant comme les premiers flocons de neige.
une valeur exceptionnelle? La fin de la phrase occupe alors le commencement d'un vers :
The sooty hulk
Steer 'd sluggish on *.
and, wilder'd o'er Ihe waste
The shepherd slalks gigantic *.
'lis silence ail
And pleasing expec talion ^.
; , how calm below
The gilded earlh * !
And last, while haply o'er the shaded s un Passes a cloud, he, desperate, takes the death With sullen plunge '.
Even where the madness of the straitened stream Turns in black eddies round •.
With quickened step
Brown night retires. Young day pours in apace ''.
The précipice abrupt:
ProjecUng horror on the blackened flood Softens at thy retum •.
Till, wakened by the wasp
They starting snap •.
L'effet très marqué de ce dernier exemple se retrouve dans d'autres fins de phrases en rejet où deux monosyllabes sont séparés par un mot plus long :
Through subterranean cells
Where searching sunbeams scarce can find a way Earth animaied heaves *^.
\ . . . and from his sides
The troublous insects lashcs with his tail, Returning still <^
A thousand shapes or glide athwart the dusk Or stalk majestic on **.
Ces exemples ne nous ont pas montré le type le plus accentué de rejet, celui qui renvoie au début d'un vers suivant le
1. Autumn, 126, 127. — 2. lôicL, 726, 727. — 3. Spring, 160, 16i. — 4. Autumn, 1216, 1217. — 5. Spting, 428-430. — 6. Ibid., 817, 818. — 7. Summer, 51, 52. — 8. Ibid., 163-165. — 9. Ibid., 235, 236. - 10. IbUi., 294-296. - 11. /6i(/.. 489-493. — 12. Ibid,, 539. 540.
mot qui termine la phrase. C'est là un procédé un peu violent. Les a Saisons i» en offrent quelques applications, mais en nombre fort restreint :
Near the dire cell the dreadless wanderer oft Passes • .
Prone to Ihe lowesl vale the aërial tribes Descend ».
As if their conscious ravage shunned the lighi Ashamed ^.
ProBodie.
Si de la langue de Thomson nous faisons une étude, non plus littéraire mais purement prosodique, nous remarquerons que la versification des «c Saisons » est extrêmement régulière. Le vers héroïque y déroule ses ïambes avec un rythme égal que viennent rompre assez rarement quelques infractions à la forme normale. Seul le premier pied est souvent autre chose qu'un ïambe. C'est là, on le sait, une licence fréquente du vers ïambique anglais. L'auteur y a recours, soit qu'il veuille placer en vedette un mot important (monosyllabe, ou polysyllabe accentué sur la première); soit qu'au début d'une phrase il entende marquer fortement le départ d'une période nouvelle; soit enfin qu'il cherche seulement à varier Tallure de ses vers, à éviter la monotonie d'une répétition ininterrompue du rythme. On remarquera, dans les exemples que nous allons donner et qui correspondent à ces trois effets, que le pied par lequel Thomson remplace l'ïambe au début du vers est presque toujours un trochée.
1° Terme emphatique au début du vers :
Beat by the boundless multitude of waves *. Roused at the inspiring thought ».
who to arms
Turned the luxurious pomp he could not cure •.
1. Summev, 213, 214. — 2. Summer^ 1J2*, M22. — 3. Aulumn, 389, 390. — i. Winlei-, 428. — 5. Jbid., 436. — 6. /6«rf., 494, 495.
Terror alarms Ihe breast *.
Truth the soft robe of mild pereusasion wears *.
the hoUow-sounding plain
Shakes from afar '.
2** Syllabe accentuée au début des paragraphes :
Now, when the cheerless empire of the sky *.
Nature ! great parent * !
Father of light and life • !
Hard by thèse shores, where scarce his freezing stream ''.
Muttering, the winds at eve, wilh blunted point • .
Thèse, as they change, Almighty father, thèse •.
Nature, attend ! join every living soûl *®.
3* Premier pied anormal pour introduire de la variété dans le rythme :
Renders the savage wildemess more wild *^ Thinking o'er ail the bittemess of death ". Into the horrors of the gloomy jail i'.
Tous ces exemples sauf deux sont empruntés à T ce Hiver li. Sur les 4 089 vers de ce chant, il en est 180 qui commencent par une syllabe accentuée. C'est une proportion d'un sixième, fort semblable à ce que donnerait l'examen de la même particularité chez les divers contemporains de Thomson **.
La substitution d'une autre combinaison à l'ïambe est beaucoup plus rare aux autres pieds. Une scansion exacte des 300 premiers vers de 1' « Été » nous fournit les résultats suivants :
1. Winter, 649. — 2. Ibid,, 683. — 3. Ibid., 738, 739. — 4. /6id., 41. - 5. Ibid., 106. — 6. Ibid., 217. — 7. Ibid., 936. — 8. Ibid,, 988. — 9. Hymn, 1.
— 10. Ibid., 37. — 11. Winter, 296. — 12. Ibid.j 307. — 13. Ibid., 361.
14. Sommerville {The Chace) 1/6. — Savage (The Bastard, et divers fragmeals) 1/7. — Blair (passim), 1/6. — Young {Satires et Night Thoughts) 1/9.
— La proportion est plus faible dans The Hermit de Parnell : 1/13. — Chez Pope la fréquence de cette licence varie;. elle va en augmentant des premières œuvres aux dernières : The Messiah 1/15, Eloisa 1/10. Râpe of the Lock (fragments) 1/7. — Essay on Man (passim) 1/6.
Pour prendre un terme de comparaison différent, on peut noter, grâce au relevé fait par M. Beljame dans son édition de Enoch Arden, une proportion de 1/5, dans le petit chef-d*œuvre de Tennyson.
67 trochées au !«'■ pied » ; 2 au 2« *; 3 au 3« '; 6 au ♦« *; — Il pyr rhiques au l®»" «; 1 au 2« •; 36 au 3«*'; ii au i« •; — 8 spondée> au i*^; 1 au -2* •.
Ce sont donc, après les trochées au premier pied, les pyrrhiques au troisième qui forment l'anomalie la plus fréquente. L'explication du fait nous sera fournie par Tétude des césures dans les vers de Thomson.
Ces 300 premiers vers de 1' « Été « nous montrent : 21 césures après le 1" pied; 95 après le 2^^: 72 après le3«.
Ce sont là les seules véritables césures;
16 coupes après le 4«; 107 coupes au milieu d'un pied *•.
Enfm ce dernier chiffre se décomposerait ainsi :
Coupes dans le l®»" pied, 2 "; dans le 2«, 9 >*; dans le 3«, 7»; — dans le 4^ 20 »'; dans le 5«, 2 «♦.
On voit combien est considérable la proportion des coupes au troisième pied, divisant les vers en deux hémistiches égaux, à la façon de la césure normale de Talexandrin classique fran-
1. Vers 2, 6, 13, 14, 18, 24, 30, 38, 43, 33, 56, 63, 67, 74, 76, 78, 95, 103. 113, 115, 117, 126, 130, 131, 133, 137, 144, 155, 156, 159, 163, 165, 166, 168, 169, 170, 172, 180, 184, 188, 197, 200, 205, 207, 213, 215, 217, 218, 219, 220, 222, 226, 227, 228, 229, 238, 241, 243, 247, 250, 263, 270. 273, 274, 287, 291, 29^, 297.