‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 215 sur 304 · Témoin cette strophe, la septième du morcean · texte numérisé non relu

Témoin cette strophe, la septième du morcean

What*s money but renned diist?

What's honour but an empty name?

And what is sort enticing lust,

But a consuming idle flame?

Yea, >vhat is aU heneath the sky

But emptiness and vanily?

et originale. Quelle différence cependant entre ce vers et celui des « Saisons ]» ! Dans toutes les pièces juvéniles sauf une, l'amusant badinage adressé à sa sœur, les vers sont rimes, et nous (lirons quelque chose du caractère de ces rimes. Dans toutes, en dépit de quelques bonheurs d'expression, la forme reste lourde et monotone, ou bien les efforts pour varier le mouvement aboutissent aux plus gauches désarticulations de la phrase.

A touch of His to smoke thc mountains makes ^

you knew

How as in years se he in virtue grew *.

The way that to this statcly palace goes Of myrtle Irees lies 'Iwixt two even rows ».

La langue est parfois incorrecte ; raccord entre le verbe et son sujet est souvent défectueux :

Non is thereby their fragrant stores consumed ♦.

Fanned always by a cooling western gale

W hich in soft breezes through the mcadows stray,

And steals the ripened fragrancies away '.

Thon likc a curtain stretched «.

the full laden vales

Gives prospect of employaient for the fîelds '.

Les inexpériences et les maladresses prosodiques ne sont pas rares non plus. C'est par exemple un alexandrin introduit par inadvertance au .milieu des pentamètres :

Which on the shrivelled ground they bounteously dislil *,

ou bien un pied formé d'une syllabe muette, même suivie d'une voyelle :

Ilere is peacc, transporting joy, and love*. That wilh inimitable art are dressed *®.

\. Ptalm CIV Paraphrased, v. 110. ~ i\ A Pastoral between Thirsis and Corydon, 23, 24. — 3. On Beauty, 135, 136. — 4. Lines on Marlefield, 24. — 5. A Pastoral Enter lainment, 22-25. — 6. Psalm CIV Paraphrased, 6. — 7. Ofa Country Life, 29, 30. — 8. Psalm CIV Paraphrased, 40. — 9. Ibid.y 39. — 10. On Benuty, vers la fin.

492 JAMBS TflONSON.

De fréquentes élisions de voyelles dans le corps des mots contribuent pour une bonne part à la dureté et à Tabsence d*harmonie des vers : c gen'rous (ix), « od'rous » (x, iv), * nafral » (vi), « gran'ries(vi), « murm'ring », ^ am'rous » {Of a Country Life).

Enfin les rimes nous apportent de curieux renseignements sur la prononciation du jeune poète et sur le son qu'il attachait à certains mots ou à certaines combinaisons de lettres. C'est, dans la première et la plus ancienne de ces pièces, la rime de « frowns » et de a owns ». Dans la IV^ nous trouvons accouplés par la rime « east » et « drest ». Dans la V« « rock » et « oak », d move » et <k above », « praise » et c seas ». Dans la VP d 6east » et a waste », 34, 5; « nests » et a dressed », 38, 9; « plays » et « day », 97, 8 ; « thee » et « die », v. 99, 100. Dans la VIP « joys » et c outweighs » ; « sky » rime une fois avec « vanity » et une autre fois avec « deity ». Dans la Vlir nous relevons « grass » et a face », « gone » et c son » ; dans la IX^, ft cause » et a was », a cares » et « fears », « verse » et « fears », « verse » et « hearse », « forbear » et « tear » subst. ; « rove » et « move »; dans la X« « feast » rime une fois avec « drest » et une fois avec c placed », « perfumes » avec « blooms ». La XP nous donne « retreat » et a date », « abode > et <t god » ; la XI P a nod » et « abode », € confound » et a wound » subst. ; a flew » et a dew », « boast » et € exhaust » ; la XIIP « blast » et a chaste », « fair » et « are »; la XIV « farewell » et a feel », i beat » et «i fate ».

Dans la pièce Ofa comitry Life, nous rencontrons « plough » et « renew », 19, 20, « flee » pour « fly », subst., 55; « lot », rimant avec « remote », 107, 108.

Dans Upon HappinesSy « deny », « variety », 78, 9; c given », « heaven », 80, 1; « remove », « above », 104, 5; a feiir », « are », 140, 1 ; a view », « crew », 146, 7.

On voit à quel point la prononciation de Thomson était alors imprégnée des particularités locales de l'Ecosse, et quelle énergie il lui fallut pour arriver à se faire une langue riche, et cependant aisée, pleine et harmonieuse où l'on a peine à découvrir quelque trace de scotticisme *.

Enfin on peut relever dans ces premières œuvres quelques

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