Acte IV, 8C. m. — 2. Acte V, se. m
OÙ, par la bouche de ses personnages, Thomson parle au public des événements politiques du jour, attaque la vénalité du parlement que dirige Walpole ou le choix fait par le souverain de ministres sans probité *. La scène où le poète met en présence Agamemnon et les deux enfants qu'il revoit avec tant de joie, cette scène dont il n'a pas trouvé l'idée chez ses devanciers, est tout entière heureuse *. Oreste y parle avec l'ardeur modeste d'un jeune héros; Electre y montre un mélange de tendresse et de fierté qui sied à la sœur d'Iphigénie.
Enfin, bien que trop rares à notre gré, les beaux vers descriptifs ne sont pas entièrement absents. Tantôt ils constituent un hors-d'œuvre poétique comme dans cette dernière scène de l'acte IV où Mélisandre décrit l'aspect de la ville sur laquelle tombe la nuit et s'étend le silence :
The tempest falls ,
The weary winds sink, breathless.
Tantôt, plus intimement mêlés à la contexture du drame, ils y font entendre un accent de sincérité et de réalité, comme dans ce récit où Mélisandre, abandonné sur une île déserte, voit s'éloigner la barque qui l'a conduit à terre :
I never heard
A Sound so dismai as their parting cars 3.
i. Acte Hl, se. I et II. — « I remember in Affamemnon the foUowing speech was greaUy applauded :
• .... But the most fruitfui Bource Of evepy evil — 0 that I in Ihunder Could Sound it o'er the liston! ng world to kings — Is delegatiug power te wicked hands. •
(Memoirs ofthe Life of David Garrick, by Thomas Davies, vol. H, p. 32.)