‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 28 sur 304 · On en jugera par ces chiffres · texte numérisé non relu

On en jugera par ces chiffres

L' « Hiver » avait 405 vers dans la première édition et 781 dans I'in-4 de 1730. L' • Été • passait de 1146 vers à 1203. Le « Printemps » recevait une faible addition de 5 vers (1087 au lieu de 1082) correspondant à l'insertion de la dédicace à lady Hertford.

Quanta r • Automne » et à T « Hymne » qui paraissent pour la première fois, ils comptent le premier 1275 vers et l'autre 121.

3. Tandis que ni les «Saisons», ni le « Poème » à la mémoire de Newton ne portent de nom d'éditeurs, Britannia est donné comme une 2« édition, imprimée pour J. Millau, et a une pagination spéciale.

Les exemplaires de cette édition princeps des « Saisons • sont devenus extrêmement rares. La bibliothèque du British Muséum n'en a pas. La bibliothèque de l'Université d'Edimbourg en possède un qui est en parfait état de conservation. 11 lui a été donné par lord Buchan, le biographe de notre poète. Lord Buchan l'avait reçu de son père qui avait été l'un des souscripteurs & la première édition. C'est cet exemplaire même qu'un jour l'enlhousiaste biographe et admirateur de Thomson couronna de lauriers k Ëdnam dans une cérémonie pompeuse de glorîQcation du poète sur laquelle nous donnerons quelques détails*

considérable après lé paiement des frais de cette luxueuse publication. 386 souscripteurs avaient demandé 454 exem^ plaires *. Dodington en prenait 20; John Conduitt, le neveu de Newton, en prenait 10; le c provost » d'Edimbourg, 10; Burlington, 5; Forbes, 5; Pope, 3; et Mrs. Martha Blount, iy Walpole et lady Walpole, 3; lord et lady Hertford, 3; sir Spencer Compton, devenu comte de Wilmington, figure dans ta liste pour un seul exemplaire '.

Bientôt après cette publication privilégiée, une édition plus modeste est mise en vente par Millan et Millar. Elle est de format in-8« et composée d'exemplaires de la deuxième édition du « Printemps », d'une troisième édition de V a Été », d'une édition nouvelle de 1' « Hiver », et d'une impression particu^ lière de 1' c Automne » et de 1' « Hymne » '. L' c Automne » est mis en vente séparément par Millan, au prix de un schelling (première édition de cette c Saison » isolée), poiu* les lecteurs qui, possédant déjà les autres parties, veulent compléter le poème.

C'est un exemplaire de l'édition in-quarto que Rundle avait

1. Lowodes dit < eoTiron 360 », confondant évidemment le nombre d'exemplaires souscrits avec le nombre des souscripteurs. .

2. Voici les noms les plus intéressants à extraire de cette longue liste : William Aikman; Dr. Arbuthnot; Ëarl of BuchaTi; Lord Bolingbroke;

Sir William Bennet of Grubbat, Bar*; Mrs. Martha Blount; Earl of Chesterfield;iohn Conduitt» Ësq., 10 B. (c'est-à-dire 10 exemplaires); The Bon. Sir John Clark, Bar*, 3 B.; The Hon. Edw. Carterel; Thomas Cragie, 6 B.^ Or. William Cran8toun;The Right Hon. George Dodington, Esq., 20 B. ; The Bon. Hugh Dalrymphe Esq.: Mrs. Anne Drelincourt; University Library, Edinbnrgh; Capt. William EÎliot; Mrs.J. EUiot; Mr. EUiot; The Right Hon« Duncan Forbes, Esq., 5 B.; Duke of Gordon; Mrs. Gray; Earl of Hartford; Goontess of Hartford, 2 B.; Mr. Gavin Hamilton, 4 B. ; Wil. Hamilton, Esq. ; Mr. Jobn Ker, King's Collège, Aberdeen ; The Right Hon. Patrick Lindsay, Esq., Lord ProTOSt of Edinburgh, 10 B.; Sir Wilfrid Lawson, Bars 2 B.; The Hon. Wortley Mountague Esq.; David Mitchell, Esq., 4 B.; Andrew MiUhell, Esq.; Mr. Mallet; Mr. Patrick Murdoch; Mr.John Murdoch;The Rîght Hon. Arthur Onslow, Esq.; The Hon. Mrs. Onslow; Mrê. Oldfield; Earl of Pelerborough ; The Right Hon. WU. Pulteney; Thomas Pelham, Esq.; Alexander Pope, Esq., 3 B.; The Rev* Mr. Pitl; The Rev. Dr. Rundle; Mr. Allan Ramsay; Wil. Somerville; Mrs. Stanley ; Richard Savage Esq.; Mrs. Sandys; The Rev* Mr. Spence; Lord Viscount Tyrconnel; Charles Talbot, Jun. Esq.; Mr. John Thomson, 4 B.; Thomas Tickell Esq.; Earl of Wilmington; The Right Hon. Sir Robert Watpole; The Right Hon. Lady Walpole, 2 B. ; His Excellency Horace Walpole, Esq. ; The Rev<< Mr. Whatley ; Tbe Rev^ Dr. Edward Young.

3. Il en résulte que, tandis que le ci Printemps » n'a point de pagination numérotée, chacune des deux autres parties a sa pagination spécial^. .

m JAMES THOMSOfK .

offert à son amie Mrs. Sandys quand il lui écrivait, le 16 juillet : « Je me suis permis de vous envoyer comme présent les c Saic sons B de Mr. Thomson, un ouvrage où la raison et l'ima^i- « nation inspirent autant de beautés Tune que TautreV». Mais Tàdmiration et le dévoûment de Rundle ne s'en tenaient pas à des compliments. Il avait présenté son protégé à sir Charleâ Talbot, alors sôlicitor-general , et l'avait recommandé pour servir de «c travelling tutor j> au fils aîné de Sir Charles. C'était alors un usage très général, et qui s'est conservé longtemps après, que les jeunes gens de l'aristocratie anglaise allassent parfaire leur éducation par un voyage sur le continent. Le « Tour d'Europe d (ou simplement le a tour i») était une institution consacrée, à l'égal du séjour à l'Université. Le jeune homme était accompagné d'un « tutor d, moins précepteur que mentor, qui veillait sur lui, et faisait en sorte que le voyageur trouvât^ dans la gaie capitale de la France ou dans les villes italiennes, non pas seulement les plaisirs qu'elles offraient aux étrangers, mais aussi une solide instruction, la familiarité des langues', le perfectionnement des manières et du goût, et tout ce que comporte de précieuse culture pour l'esprit la connaissance des e hommes et des cités ». Le choix de ce € travelling tutor > portait, selon les familles, sur un homme d'Église ou sur un homme de lettres. C'est à Thomson que Sir Charles Talbot confia la mission d'accompagner son fils '•

La décision avait été prise (les biographes ne Tout pas remarqué) plus d'une année avant qu'elle fût mise à exécution. Dans une lettre à Mallet du 20 septembre 1729, le poète annonce une prochaine modification de sa situation; il va c suspendre sa harpe aux saules d *. Il n'est pas douteux qu'il ne fasse allusion aux arrangements pris avec sir Charles pour

i. Lettres de Rundle k Mrs. Barbara Sandys, lettre XVI.

2. A aueune époque plus que durant le xvuio siècle, la connaissance du français n'a été considérée en Angleterre comme le complément indispensable d'une bonne éducation. Pour les jeunes gens qui ne pouvaient s'offrîif « le tour d'Europe », on cherchait des moyens moins dispendieux. Le 8 octobre 4128 paraissait A Londres le i^' numéro d*un journal, ThêFlying Post or Weekly Medley, destiné à faciliter l'étude du français.

3. C'est ains^i que Hill avait servi de travelling tutor à sir William Wcntworth pendant un tour d'Europe qui dura près de trois ans; et que Mallet, après avoir quitté la famille de Monlrose, passa plusieurs étés & visiter le continent avec un fils de Mr. Knight de Gosfield.

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