Rome, November
■ .... That enthosiasm which I had upon me, with regard to travelling, goes off, 1 find, very fast. One may imagine fîne things in reading ancient authors; but to travel is to dissipate that vision.... »
4. ■ .... For my part, I, wlio hâve no taste for smelling to an old musty Btone, look upon thcse countries with an eye to poetry, in regard that the sisters reflect light and images to one another. •
98 JAMBS THOMSON.
c VOUS dire, c'est qu'elle n'a pas, je crois, traversé la Manche c avec moi. b Elle a dû rester, ajoute-t-il, parmi les bois d'Eastbury ^ Il en avait reçu cependant au moins une courte visite, car la mort de son ami, le peintre Âikman, survenue en juin 1731, lui avait inspiré quelques vers émus qui méritent de n'être pas oubliés *.
Il ne faut pas prendre à la lettre les boutades d'un voyayeur de mauvaise humeur. L'Italie et Home ont inspiré à Thomson autre chose que des réflexions chagrines et des désillusions. Dans la première partie de Liberty^ il enregistre sans doute son souvenir vindicatif des auberges incommodes et malpropres de ce pays ', mais les preuves abondent aussi dans le poème de l'admiration profonde, chaleureuse et féconde qu'il ressentit en face de tant de chefs-d'œuvre et de grands souvenirs *.
Ce séjour à Rome fut, pour quelque raison que nous igno-
1. « .... Should you inquire arter my Muse, ail I can answer is, Ihat I believe she did not cross the Channel wilh me. (L'idée rappelle le mot d'un autre poète voyageur : « My heart untravelVd fondly turns to thee ».) 1 know not whether your gardener at Eastbury has heard aoy thin^ of her among the woods there; she has not thought fil to visit me while I bave been in this once poetic land, nor do I Teel the least présage that she will. »
2. Ces quarante-deux vers ne furent pas publiés du vivant de l'auteur. Les huit derniers furent imprimés dans l'édition des œuvres de 1*50. Ils avaient sans aucun doute été communiqués par Lyttelton, car le manuscrit s'en trouve encore dans les archives de la famille à Hagley (Phillimorb, Life of Lord Lyttelton^ vol. I, p. 312). La pièce entière était en la possession du comte de Buchan et fut publiée par lui en 1792 (Essaya on the lives and voritings of Fletcher of Saltoun and the poet Thomson.., vÂth some pièces of Thomson's never published).
Le beau portrait de Thomson qui figure en tête du 1*' vol. de Tédition des œuvres de 1762 est gravé d'après une peinture d'Âikman conservée h Hagley.
3. There, buxom Plenty never turns her horn; The grâce and virtue of exterior life.
No clean convenience reigns; e'en sleep itself, Least délicate of powers, reluctant, there, Lays on the bed impure bis heavy head. (Ancient and Modem Italy compared^ being the First Part of Liberty, V. 175-180.)
4. Parmi les amis d'Angleterre qui entretiennent une correspondance avec Thomson pendant son absence, la lettre du 28 nov. nous apprend qu'il faut compter lord BInning. Nous savons aussi par Johnson que Pope envoya au voyageur une épitre, dont il employa du reste plus tard quelques vers pour sa célèbre épitre à Arbuthnot.