Voir en particulier Winter, de 5 à
2. Dryburgli Abbey est, il est vrai, située sur la rive de la Tweed qui apparUent au comté de Berwick. Mais le cours seul du lleuvela sépare du Roxburfihshire.
3. • For a long period after Scotland became Brilish, we had no litera^ ture.... Then came tbe schisms. in our National Ghurch, and tbe fiercer schisms in our Body Politic : Théologie ink, and Jacobite blood, wilh gai] enough in bolh cases, seemed to bave blolted oui tbe intcllecl of tbe counlry. » (Carltlb, Essay on Burns.) .
eux, cequi semble bien indiquer qu'on trouvait en lui un parfait presbytérien. Quand il était encore à Ednam, le presbytery, ou conseil des ministres d'un certain nombre de paroisses, l'avait choisi pour clerc, c'est-à-dire pour secrétaire et trésorier. Nous trouvons ce renseignement dans le volumineux mémoire apologétique d'un maître d'école que ce conseil presbytérial avait frappé. L'ouvrage met en scène le digne pasteur et rapporte tout au long des dialogues où il figure cx}mme interlocuteur '. Ils sont de bien fastidieuse lecture et n'éclairent pas d'une vive lumière la psychologie des personnages. Mais ils servent à montrer dans quelle atmosphère de soucis étroits, de controverses pédantes et mesquines et d'intolérance inquisitoriaie vivait comme bien d'autres le père de James. Ce n'est pas de là évidemment que vint au jeune homme l'impulsion première qui tourna son esprit vers la poésie.
Sa mère au contraire (et la même constatation a été &ite pour plus d'un grand écrivain), sa mère était douée de ces qualités de vive sensibilité, d'imagination active et de chaleur enthousiaste qui sont comme les matières premières dont est faite une àme de poète. <c Ses dons naturels, nous dit Murdoch, a étaient exceptionnels; elle possédait toutes les vertus sociales c et domestiques; elle avait une imagination qui par sa vivac cité et sa chaleur était à peine inférieure à celle de son fils, «L et qui élevait ses exercices de dévotion à un diapason voisin c de l'enthousiasme. ^ Ces qualités, nous le verrons bientôt, n'excluaient pas un sens pratique et une fermeté de conduite tout écossais. Elles n'avaient pas pour effet de transformer Mrs. Thomson en une femme savante ni en une femme lettrée. Il est impossible cependant de ne pas noter, au nombre des influences qui ont pu contribuer à former l'esprit du poète, celle de cette mère aimable, d'esprit enjoué et de cœur ardent à qui son fils a rendu plus tard un hommage de reconnaissance éloquente.
Comment aussi ne pas signaler, parmi les influences qui, dès les premières années, ont pétri et façonné l'âme de l'enfant, cette Bible où sans doute il a appris à lire, et qui fut, jusque bien avant dans les années de l'adolescence, le sujet constant de ses lectures, de ses méditations et de ses études? Il y avait dans le