‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 69 sur 304 · London, November the · texte numérisé non relu

London, November the

. • .... Thomson, I hope and believe, died a Christian. Had he lived longer I don't doubt but he would bave openly profest his faith; for he wanted do courage in what be thought right, but his mind had been much perplexed with doubts» wbich I hava the pleasure to think my book on St Paul had almost entirely removed. He told me so himseir, and in his sickness declared so to otbers. Tbis is my best consolation in the loss of him, for as to the heart of a Christian, he always had that in a degree of

188 JAMES THOATSON.

Nous ne saurons vraisemblablement jamais ni quelle part la politesse et l'amitié purent avoir à Tassentiment donné par le poète aux démonstrations du noble théologien, ni à quel point Taffection en même temps que la vanité ont pu influer sur l'opinion qu'exprime Lyttelton au sujet du résultat de son prosélytisme.

Là ne se bornait pas la sollicitude de Lyttelton. Il se préoccupait du bonheur de son ami dans ce monde aussi bien que dans lautre. Une des lettres de Thomson ^ répond à la proposition d'un mariage. Le poète s'est donné le temps de réfléchir, et il se décide à refuser. Il est plein d'estime pour les « bonnes et dignes qualités » de la personne dont on lui parle, mais (( elle ne fait pas son caprice * ». Et il est, dit-il, d'âge trop avancé pour vouloir se marier, s'il ne se sent ranimé et, pour ainsi dire, rajeuni par une grande flamme d'imagination '. Aussi conclut- il que, placé entre les exigences de sa raison et celles de son imagination, il restera sans doute à jamais exclu du saint état de mariage *. Il fait une discrète allusion à miss Young, sans donner, comme motif réel de son refus, le souvenir encore si vif du drame de sa vie. Mais il est pour nous apparent que c'est la pensée de cet amour malheureux qui communique à toute la lettre sa teinte de mélancolie.

Au moins désire-t-elle voir son jeune ami en agir autrement. Il faut du reste convenir que, pour l'engager à se remarier, il a recours à d'assez étranges arguments. Lyttelton, tout attristé de la mort de sa chère Lucy, dit qu'il ne pourra jamais apporter dans une seconde union un pareil amour. Tant mieux, répond Thomson, car vous ne risquerez plus, si vous perdez aussi celle-là, d'éprouver une si grande douleur. Quant à prétendre

perfection beyond mosl men 1 hâve known.... » (Lettre à Doddridge dans Phillimorb's MemoirSj etc., vol. 1, p. 409.)

1. Kew-Lane, December 14, 1741, (Pbillimore's Mémoire and Correspondence, vol. 1, p. 301.) La proposition a été transmise par ce Mr. Gray, de Richmond, dont le nom revient plusieurs fois dans les lettres de ces dernières années. » Mr. Gray discharged his commission faithfuUy, and with very décent gravi ty. »

2. • As I told you before, she does not pique my imagination.... To strike one's lancy is Ihe same in love thaï charity is in religion. •

3. «• 1 am too much advauced in life lo venture to marry, without feeling myscif invigorated, and made as it were young again, with a great flame of imagination. •

4. <t What betwixt judgment and fancy, I sball run a great risk of never entering into tbe holy state. »

YIB A RICHMOND. 159

qu on ne puisse pas aimer deux fois, c'est une assertion a condamnée par la philosophie * ».

Dans une lettre antérieure de moins de trois mois, et adressée, de Hagley, à sa sœur, Mrs. Thomson, de Lanark ', Thomson s'était expliqué déjà sur le même sujet. Il ne s'est point marié plus tôt, dit-il, à cause de la nature précaire et variable de ses ressources. Et si elles se trouvent alors fort améliorées, il se sent trop avancé dans la vie pour tenter une entreprise aussi juvénile '.

1. - If you cannot again love 80 exquisitely as you hâve done, so much tbe better; you will n'ot then risque being so misérable. To say that eue cannot love twice, is utterly unphilosophical. » — La logique de Thomson parait avoir convaincu Lytlelton, car, après avoir calmé sa douleur en l'exprimant dans les strophes do sa Monody, il se remaria.

2. C'est Jean Thomson qui venait depuis peu d'épouser Mr. Thomson, iostituteor à Lanark.

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