‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 70 sur 304 · Hagley, in Worceslershire, Oclober the · texte numérisé non relu

Hagley, in Worceslershire, Oclober the

• .... My circumstances hâve hitherto been so variable and uncertain, in ihis flucluating world, as to ioduce me to keep from engaging in such a stale; and now, though they are more settled.... I begin to think myseir too far advaneed in life for such youthful undertakings. -

Noos ne pouvons cependant passer sous silence une autre explication qui a été proposée de celte persistance avec laquelle Thom&on repousse les invitations de ses amis désireux de le voir prendre femme.

J. Taylor s'exprime comme suit dans le xv' chapitre de ses souvenirs {Records ofmy Life, London, 1832) :

• Mr. G. Chalmers whose industry, research and learning are well known, told me the foUowing remarkable fact on which he assured me I might confidenlly dépend. He had heard that an old housekeeper of Thomson's was alive and still resided at Richmond.... He went.... She informed him that Thomson had been actualiy married in early life, but that his wife... was so litlle calculated to be introduced to his great friends, or îndeed his friends in gênerai, that he had kept her in a state of obscurily for many years, and whenat last he... required her to corne and Hve with him at Richmond, he still kept her in the same secluded state, 80 ihat she appeared to be only one of the old domestics of the family..., At length she asked his permission to go for a few weeks to visit her relations in theNorth;... but when in London she was there taken ill and in a short time died. The news were immediately conveyed to Thomson who ordered a décent fanerai, and she was buried, as the old housekeeper said, in the churchyard of old Marylebone Church. >

• Mr. Chalnaers immediately went and examined the church rcgistcr, where he found the following entry : « Died, Mary Thomson, a stranger. » Thus we find that the letter from Thomson to his sisterabout his not having married is fallacious. »

Est-il besoin de faire remarquer l'invraisemblance de cette histoire? Il Caodrait que le secret de Thomson eût été bien gardé pour que nul de ses amis n*eût soupçonné la vérité, et que Lyttelton insistât pour le décider à se marier. — La seule présomption de vérité qu'on pourrait invoquer en faveur du récit de Taylor ou de Chalmers, c'est la constata-

Le début de la même lettre contient une allusion émue aux parents perdus. Tant d'années écoulées n*ont fait oublier à notre poète ni leur chère affection, ni la reconnaissance qu'il leur doit. Il donne aussi un souvenir attendri à Ëlizabeth % sa sœur préférée, l'associé de Jean dans Tentreprise pour laquelle il les avait, en 1737, aidées de ses conseils et de son argent '. Elle avait épousé un Mr. Bell qui, après la mort de sa femme, avait conservé d'affectueuses relations avec les Thomson. Jean et James engagent leur beau-frère à se remarier ^ — La fin de la lettre laisse entendre que le poète a quelque intention d'aller faire un voyage dans son pays natal. Il .ne l'a pas revu depuis son départ en 1725.

Cette lettre, avons-nous dit, fut écrite pendant un séjour à Hagley dans l'été de Tannée 1747 ♦. La date exacte de l'arrivée du poète chez Ly ttelton nous est fournie par la lettre d'un de ses confrères. Shenstone écrivait le 20 septembre : « Comme je reve- « nais de l'église, dimanche dernier, qui vins-je à rencontrer a dans une chaise à deux chevaux attelés enfile, sinon ce barde « et cet excellent ami, Mr. Thomson? Je le complimentai sur « sa venue dans le pays et le priai d'accompagner Mr. Lyttelton « aux Leasowes ^ Il m'assura qu'il le ferait avec infiniment de « plaisir et nous nous séparâmes. ]» Cette visite eut lieu en effet,

lion de Tinscription au registre de Marylebone-Ghurch. Mais celte prétendue vérification est entièrement fausse, comme rétablit la note saiyante : « .... I hâve examined Ihe register of Marylebone parish duriag the whole of Thomson*s présence at Richmond... Only one Thomson (Anne) is mentioned, under date October 1745; no mention of her being a slranger ».... — W. T. Lynn-Blackhealh. {Soies and Queries, €• série, vol. IV, p. 46.)

1. « Would to God poor Lizzy had lived longer... that I might bave bad the pleasure of seeing once more a sisler, who so Iruiy deserved my esteem and my love. »

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