‹ James Thomson, sa vie et ses œuvresChapitre 77 sur 304 · September · texte numérisé non relu

September

« Dear Sir,

« I thank God we ail arrived safe hère, after a most agreeable journey. Bat ever since 1 hâve never been able to act or think, for Ihat very evening our dear friend Thomson was buried. How it dampt ail my joy, yoo, who knew him well and how 1 loved him can best feel. I really was not able to write you, and if the enclosed had not corne iast night, I question if I should now. •

« Mr. Mitcheli spent the evening with me, we remembered you kindly and ail sarviving friends. Poor Mr. Lyttelton is in great grief, as indeed are ail his friends, and even those that dîd not know him; but 1 can add nothing to the enclosed, and therefore shall leave that melancholy subject to us, but to him fuU of joy, on which account we ought to submit. >

(Andrew Miliar to John Forbes.)

Toutes ces lettres, Milchell à Murdoch, Armstrong à Murdoch, Murdoch et Miliar à J. Forbes, ont été publiées en 1815 dans les CulLoden Papers.

3. « .... Il bas pleased his providence to afflict me lately with a new stroke in the sudden dealh of poor Mr. Thomson, one of the best and most beloved of my friends. He loved my Lucy too, and was loved by her; I hope and trust in the Divine Goodness thaï they are now together in a much happier state : that is my consolation, that is my support: »

(Lyttelton à Doddridge, 30 septembre 1748.) Phillimorb's Memoirs, vol. I. p. 401.

déclarait aussi péniblement frappé que si leur afiEection Tun pour l'autre eût été vieille de bien des années *.

Quelles plus belles funérailles auraient pu faire au mort ainsi pleuré des pompes fastueuses? Ses restes furent portés, par une calme et mélancolique soirée de la fin d'août % le long des chemins ombragés qu'il avait si souvent parcourus, jusqu'au sommet de la colline de Richmond. Quelques amis les suivaient : Robertson, Quin, Mallet, sans doute aussi Mitchell et Armstrong '. Le corps fut déposé dans le cimetière qui entoure l'église paroissiale, et d'où la vue embrassait alors un vaste et riant panorama que le poète a un jour décrit avec enthousiasme ^ L'antique église de Sainte-Marie-Madeleine ne se voit plus aujourd'hui, comme la voyait Collins, du milieu de la Tamise; trop de maisons se sont entassées autour d'elle. Et les amirateurs de Thomson qui pénètrent dans le vieux cimetière humide et triste, cherchent en vain, parmi les dalles moisies et disjointes, la pierre funéraire du poète. Dans des travaux de réparation et d'agrandissement de l'église, un mur a été construit en partie au-dessus de sa tombe '. Mais l'auteur des c Saisons j> n'a pas besoin, lui non plus, a du labeur d'un siècle en pierres accumulées i>. « Il s'est bâti un monument :», comme disait Milton, son maître, parlant du plus grand des poètes, « dans notre admiration * » qui ne finira pas, et aussi dans l'affection de ses amis qui fut durable et pieusement active.

1. « Poor Mr. Thornson, Mr. Pitt telU me, is dead. He was to bave been at Hagley this week, and then I should probably hâve seen him hère. As it is 1 will erect an urn in Virgii's Grove to his memory. I was really as much shocked to hear of his dealh as if I had known him and loved him a number of years. God knows 1 lean on a very few friends, and if Ihey drop me, I become a wretched misanthrope. » (Lettre du 3 septembre 1748.)

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