‹ Jane Grey tragedie en cinq actes et en versChapitre 10 sur 38 · JA!VR · texte numérisé non relu

JA!VR

Nous fauUil. aux bords deees ruisseaux, A nous deux maüiienant plus qu’à ces deux oiseaux? GLiLronr.

Il ne faut à Guilfort, dans toute la nature,

Owe Ion regard, ta «oix. ta blonde chevelure A rouvrir de baisers, sur ce front dont la fleur La plus belle envierait la rkarm.vnie pâleur.

JANR.

Écoute, i! est un mot tout empreint de délire,

L'n mot que, hier enror. Je n’eus point osé dire;

Ce mot a ;>our nos cœurs d’ineffables accords;

Le ruisseau qui murmure en caressant ses bords, Les soupirs du ramier, le chant mé'aiicolique De la brise des nuits sur U harpe éolique,

La miisHjue d'un rêve éxeillant dans les airs Un écho fugitif des eélestes coneeru.

Les »ons des luths divins que le poêle adore.

De ce mol enchanté s’approchent point eoenre. VcuX'lusavoircemot. Guilfort?.. «moor! .imouri Dieu vint le pronofM*er pour évoquer le jou?,

Ll »ans do«ite. ce Dieu qui de bonheur m'inoode Avait besoin d'aimer lorsqu'il créa le monde.

Moi. je l’aime, GuHfort, oui. oui, du fond daconir. Quand Ua regard, sur moi, vient poicrsa langueur.

Je sens fuir de mon sein mon Ame, auxrieux ravie. Celui qui n'aime pas ne sait rien de la vie !

Hier, je renfermais tous me^ transports en moi, L'n accent me manquait t'our te parler de loi !... GUILFORT.

Mon amante, ma saur, mou ange bien aimée!,..

JANE

Du nom de ton épou.se hier lu m’as nommée.

Il n'en est pat pour moi d'autre égal en douceur, Parmi les nomsou d’ange, ou d’amante, ou desceur Entendez-vous, Guilfort?

GUILFORT»

0 gracieuse femme !

JANR.

Faudra-t-il pas bientôt que vous disiez madame? Madame, à moi, vous mêmeT ah! c’en affreux

[vraiment.

Votre père est cruel ! .. Vous serez mon amant Tout le jour, et devant ma cousine Marie...

r.LilFOHT.

Devant toute la terre et pour toute la vie !

Oui, j'écoute inoncaur.oui. jeveux qu’en ce jour On devine nos nœuds en voyaut notre amour.

JANE

Guilfort, en unUsantses deux cnfaiils. ton père Était triple .. et le mien est absent... et ma mère Seule nous a bénis des deux par un regard .

Et du boubeur divin nous a donné sa part!

GUILFORT

Oui, le ciel à tes vœux ne (>eul être rebelle;

Qu’a l'autel, cette nuil, Jane, vous étiez belle!

A l'autel , radieux de fleurs et de rUrlés,

Les anges, pour voua voir, se sool tous arrêtés; Mais nul d’eux ne goûtait, dans ce niuroent su-

[ prème.

L'extase de bonheur qui m'enivrait moi-meme!

J’en jure par ta mère, et mon cœur... non, nul

[d'eui

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