LA POMME QUI DORT
Sur un pommier, roi du verger, Une belle pomme vermeille Se voit à un rameau léger:
Vrai, on dirait qu’elle y sommeille.
Tout à coup une enfant la voit,
L admire un instant, puis s’écrie:
“Belle pomme, détache-toi;
Je* t’aime, tu es si jolie!”
Mais en vain l’enfant la supplie;
La pomme n’en fait aucun cas,
Bien qu’il semble qu’elle sourie
Pourquoi — ne me demandez pas.
Tout à coup le soleil revient,
De derrière un nuage il sort.
“Bon soleil, ne veux -tu pas bien “Réveiller la pomme qui dort?”
Vient ensuite un joli oiseau,
Au bec jaune, au brilliant plumage, Pour la pomme sur le rameau
Faire entendre son doux ramage.
“Quel bonheur! mais chante plus fort,” Dit l’enfant; “chante donc, réveille La pomme qui près de toi dort.”
Mais toujours la pomme sommeille.
Qui crois-tu qui vient à présent?
C’est un tout autre personnage.
Vois-le, il arrive en sifflant
A faire peur dans le feuillage.
Wj pouvant tenir, elle choit;
L’enfant aussitôt court da prendre.
C’est donc vrai que tout, comme on voit, Vient à point à qui sait attendre.
Marian, combien de doigts as-tu?
Comptons-les : un, deux, trois, quatre, Cinq, six, sept, huit, neuf, dix.
Montre-moi les pouces;
Oui, c’est bien!
Maman, donne-moi tes bagues pour jouer.
Comment appelles-tu cette pierre qui brille tant? Un diamant ?
Oui. Et cette pierre-ci?
Une émeraude. Elle est verte.
Les émeraudes sont toujours vertes; les rubis sont rouges; les améthystes sont violettes; les saphirs sont d’un bleu foncé; les turquoises sont d’un bleu clair; et les topazes sont jaunes, brillantes et transparentes. Quelle est la pierre la plus précieuse? Le diamant.
C’est ce petit pouce,
Et ce petit doigt,
Qui mettent la prune douce Dans ta chère petite bouche.
À Paris, à Paris, à Paris,
Sur un petit cheval gris;
À Rouen, à Rouen, à Rouen,
Sur un petit cheval blanc;
Au pas, pas, pas — au trot, trot, trot —
Au galop, au galop, au galop.