‹ Japon, Indo-ChineChapitre 6 sur 101 · DIVISIONS POLITIQUES · texte numérisé non relu

DIVISIONS POLITIQUES

Vers la Gn du sixième siècle (l'an 590, à ce que dit Kxmpfer ) , l'empereur Siousioun ( ou Siousioum ) avait divisé le Ja-

pon en sept contrées , cercles ou ( selon l'expression japonaise ) grandes routes {Dû ou Tô), comprenant soixante et une provinces princières et cinq provinces domaines de la couronne. Les prin-

(i) HatsMsjoosima ( que Slebold écrit Fatiitjo sur sa grande carte , et Hatsi-ijoo sur la petitrj est la plu* *ud des petites Ile* qui *ont dans la dépendance

immédiate de

appelle ratsuiô' oa FatsMo Gàsima, c'est Vite à quatrt-ringls brasses , e*t la principale de celle* ou les grand* seigneurs de la cour tombés en disrrice «ont ordinairement relégués, selon une coutume très-ancienne . et détenus sur une cOte elne de roebers d onc si prodigieuse hauteur, que ii't en a prit son nom *. « Tant qu'ils y demeurent (dit Karmpfer) il faut qu'Us vhmtdejeur travail. Ils s'oeeupeul principalement a faire des étoffes; et comme lisent la plupart beaucoup d'adresse et de genre , quelques-unes de lears étoffes de sole sont d'une me beauté si exquises , que l'empereur a

porter ou de les rendre aux étrangers. Cette ile n'est pas seulement environnée d'une mer très-orageuse; mais il semble que la nature en la formant ait roulu la rendre Inaccessible ; car lorsqu'on y porte des provision*, que I on y conduit quelques nouveaux prl sonnlrrs , ou qu'on rclète la garde , on est oblige d'v élerer le bateau avec toute sa charge, par le mojen d'une grue • et de le descendre de même , les cotes étant si rotdea et si escarpées qu'on ne saurait y monter autrement. » — Il a bien fallu cependant y monter autrement pour y former un premier établissement. Mais il parait très-probable que l'Ile est en effet d'un abord très-difficile et que la violence des vagues ne permettrait pas a des embarcations d'accoster, a moins de circonstances très-favorables el qui doivent être excessivement rares dans cei mer* orageuses. En tout cas, c'est un fait des plus curieux que celui de l'existence de ce Botan V'Bay aristocratique et de son émlnence industrielle.

L'UNIVERS

ci pnutes, cependant, d'après la même autorité, n'auraient été établies qu'environ un siècle plus tard, en 681, sous l'empereur Tenmou (1).

Ces grandes divisions sont encore reconnues géographiquement aujourd'hui , bien que, par le fait, les provinces princières (ou grands fiefs) aient été morcelées à la suite de commotions politi-

Sues , dont nous parlerons plus tard , e manière à former de nos jours six cent quatre fiefs distincts. Les provinces (kokfs) se divisent en districts ( kôri ou kohori ), et chaque kôri ou district en communes.

Les sept contrées, oudoo, portent, dans Ténumération qui en a été donnée par Fischer, les noms suivants :

Tookaydoo, Toozandoo, Hokrikfdoo , Saniendoo t Sanjoodoo, Nankaydoo et Saykaydoo , auxquels il faut ajouter Gokinaldoo, qui comprend les cinq provinces impériales ou du doinaine de la couronne.

Les soixante et une principautés (kokfs) sont réparties de la manière suivante, d'après la même autorité :

Appartenant à la grande Ile Nippon :

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