STERLING
26,160,468 3,144,033 ou environ 78,623,326 fr.
• Le
argent ou en natnre , excluait des corvées s'etèveralt, selon Crawfurd, à s,i «3. «sa Ucals, ou «u,m 11 v. aterL ; aoit i«,<»tss* francs.
ULoubère nous dit qoe le revenu de Slam en argent comptant était etUme autrefois à «00,000 ticals. ou environ t.ufo.ooo francs, mais que le prince qui régnait de sôn temps ^ revenu a
Les principaux éléments qui figurent dans les deux premiers tableaux, et dont notre vovageur dut la communication à M. R. Hunter, négociant anglais établi depuis plusieurs années à Bangkok ( i), paraissent avoirété empruntés à des résidents portugais ; on ne doit les considérer que comme fournissant des indications générales. La contribution foncière perçue sur tes jardins ou, pour mieux dire, sur les vergers est portée dans le tableau que donne Moor ( ouv. cité , p. 216 ) à 5 545,880 ticals. Ruschenberger ne la fait figurer dans le sien que pour 545,880 ticals (ouv. cité, p. 283). Cette énorme différence de 5 millions de ticals entre les
(i)M. Hunter, par sonactivilé , la prudence de sa conduite et les qualités estimables de son caraclère, avait su se concilier l'estime et la confiance du gouvernement siamois. — H était fort bien eu cour, et le roi lui avait accordé un titre assez élevé : on pouvait même, à de certains égards , le considérer comme un dignitaire siamois : il paraît qu'il rendit toutes sortes de bons offices à la mission américaine, el que tous les Européen* qui ont visité fiaugkok avaient eu beaucoup à se louer de son inlerveulion obligeante.
deux évaluations nous parait être due à une erreur commise par Ruschenberger en copiant les notes qui lui avaient été communiquées. Nous avons adopté ou plutôt cité de préférence le chiffre de Moor, parce que (d'après Ruschenberger lui-même) les vergers payent suivant le nombre d'arbres a fruits qu'ils contiennent et le genre ou la qualité des fruits -, en sorte que les manguiers, par exemple, ou d'autres arbres a fruits recherchés, payent depuis un Juang jusqu'à un tical par arbre (de 37 centimes à 3 francs). Cependant nous croyons ce chiffre exagéré , s'il n'est censé représenter en effet
Ïae le produit de l'impôt sur les vergers, ncore une fois , il ne faut voir dans ces tableaux que des indications approximatives. Nous ne trouvons , au reste , dans les chiffres communiqués à Ruschenberger aucune indication sur le montant des droits d'entrée, sur le montant de la capitation des Chinois, etc. Crawfurd est plus complet et probablement plus exact. Ruschenberger fait observer que la taxe annuelle sur les rizières est levée à raison de trois fuangs par rai (ou rai?) carré (de cent trente pieds anglais carrés).
La coutume du pays étant de ne plan-
ter la canne que tous les trois ans, les
ftlantations de sucre payent un tical pour a première année et pour les deux suivantes deux salungs par rat carré. La raison que Ton donne de cette différence est que la pousse de la première année est la plus importante. Une taxe d'un salung par nicul est aussi levée sur le sucre avant qu on ne l'apporte au marché.
Les taxes sont séparément affermées par le gouvernement Celles sur le bois , sur les ataps , ollas ( comme les appelle Ruschenberger ), ou feuilles de palmier
3u'on emploie pour couvrir les toits, sont 'un cinquième sur les quantités constatées. Les cultures autres que celles du riz paraissent être imposées par rai carré, plus ou moins, d'après la nature de leurs produits. Les vergers payent selon le nombre des arbres et la valeur des fruits ; les cocos et les arbres à bétel
Cayent un fuang par vingt pieds d'arré; les manguiers et autres arbres, d'un produit comparativement considérable, payent beaucoup plus, ainsi que nous l'avons déjà remarqué.
Les taxes sur les tavernes, ou, pour parler plus exactement, sur les cabarets, ainsi que celles sur les établissements de jeu, sont affermées à des individus patentés, sans ,1a permission desquels nul ne peut vendre des liqueurs spiritueuses ou bien ouvrir une maison de jeu qu'il n'encoure pour cette contravention un grave châtiment.
Il n'est permis à personne de jouer en particulier, fût-ce même sous son propre toit. Pour satisfaire cette passion, il faut qu'il aille dans quelqu'un des nombreux établissements autorisés, excepté à de certains temps de l'année, où la loi est suspendue. On accorde trois fois par an la permission de jouer partout : trois jours au commencement de la nouvelle année chinoise, trois jours au commencement de la nouvelle année siamoise, et trois jours à une autre époque. On peut voir alors des personnes de toutes les classes occupées à courtiser les faveurs de la fortune et empressées de. lire leur sort sur la carte ou le dé que le hasard amène sous leur main.
En ces temps privilégiés la richesse change souvent de mains : des gueux s'enrichissent , des riches tombent dans la misère : la passion fatale excitée par
la contagion de l'exemple devient irrésistible; et quand la loi rèprendses droits et son action, ceux qui ont été maltraités par le sort courent a la table de jeu publique dans l'espoir de réparer leur désastre, les autres avec la confiance d'accroître leur gain. Les occupations honorables et lucratives sont oubliées ou extrêmement négligées; l'argent, s'il est rapidement acquis, est follement dissipé; l'intempérance et de fréquentes querelles surviennent ; et souvent , sous le poids d'un désespoir accablaut, le joueur siamois , comme le joueur de nos pays , a recours au suicide pour terminer une existence qui lui semble plus insupportable que l'éternité mystérieuse qui le menace.
Une espèce de loterie a été introduite par les Chinois. Elle a attiré beaucoup l attention,et s'accorde tort avec les goûts du peuple. On vend un nombre indéfini de billets, sur lesquels on écrit, au choix de l'acheteur, le nom de l'une quelconque de trente-six cartes portant un titre connu. Une fois la semaine, on tourne une des trente-six cartes, et ceux dont le billet porte le même titre gagnent et reçoivent trente fois leur mise, c'est-à-dire trente fois ce qu'ils ont payé pour leurs billets, et qui est entièrement à leur discrétion.
La monnaie courante du Siam consiste en argent et en cauris exclusivement; ce n est qu'accidentellement que l'or est monnayé ou plutôt marqué. On le regard* absolument comme une curiosité; et il ne saurait être considéré comme faisant partie du système monétaire. La coquille cauris (cyprea moneta) est en usage comme menue monnaie dans plusieurs pays de l'Asie ; mais elle était infiniment plus répandue dans les temps anciens qu'aujourd'hui.
On exportait les cauris en grandes quantités dans tous les marchés de l'Orient desîles Maldives, où on en faisait la pèche deux fois par mois, trois jours avant et trois jours après la nouvelle lune. Les femmes seules étaient employées à cette pêche. Elles entraient dans la mer, où elles s'avançaient ayant de l'eau jusqu'à la ceinture, êt fouillaient le sable pour en retirer les coquilles, dont on formait des sacs contenant chacun douze milles cauris. Ces sacs s'expédiaient à Ceylan , au
L'UNIVERS
Bengale, à Sîam, etc. ; mafs dans les îles Maldives ces coquilles n'étaient pas monnaie courante.
Les nièces d'argent ont la forme de petites narres repliées sur elles-mêmes, et portent l'empreinte d'un poinçon.
Elles ressemblent assez à des chevrotines ou à des balles. Elles se divisent en ticals ou bd(s, salungs et fuangs. Toutes les autres monnaies mentionnées dans le tableau suivant, à l'exception des cauris, dont la valeur est variable, sont de convention. Le tical ou bât est l'unité. 11
5èse, suivant l'appréciation de Calcutta, eux cent trente-six grains, et vaut deux shillings six pences ou environ, c'est-àdire de cinquante-sept à soixante et un centièmes de piastre ou dollar, équivalant à peu près à 3 francs.
En avril iK36 les dollars étaient au taux de 150 ticals pour 100 dollars.
Tableau des monnaies et poids de Siam.
*k> cauris raient i phalnung.
a phalmings » i sougpliat.
•t songphals » i fuarig.
•j fuangs , en potd*. . . » i salung. « sa lungs 14. . . - l tical ou bât. « ticals ii! . . . » i tumlung. au tumlung* i l. . . a i catlc.
'«• i plcul, on tu t/s livre» anglalstt.envlron et kllogr.
Mesures de longueur.
jo brasse*.
ton sens. . .
>» i coudée = 19 1/1
pouce* anglais.
• t brasse = 0 l/l
pieds anglais, u 1 sen = lu pieds.
»> 1 yote — s lloucs tri perches ■ i/a pieds.
La seule mesure de superficie est le mi (ou ral), de 130 pieds carrés anglais, que nous avons déjà mentionné comme mesure agraire.
Mesures de capacité.
w tanga.
a bans. .
» i klan ou kojran.
lin km égale environ une pinte et demie anglaise. Le tableau s'applique aux liquides comme aux solides. L'huile cependant se vend quelquefois au poids.
Mesure du temps.
Les principaux éléments de la mesure du temps ont été empruntés par les Siamois aux Chinois.
I,a manière de mesurer le temps nVst
pas moins singulière que les autres. Le chronomètre des Siamois, comme celui des Hindous et des Birmans, consiste en une coupe flottant dans un vase rempli d'eau. Elle a une ouverture au fond par où elle s'emplit et tombe à l'expiration de chaque heure.
10 aksans font i pran.
« prans i put (pimttt)
«« P"ta I bât ou l/l
re.
10 bats : . . . i tura ou
nuit.
s tarot : . . : i yam.
4 yam s i kuun on naît.
is ranngs ( beure de Jour )....! «an ou Jour. t wans i krvapatit ou semaine.
28 et *> «ans i duan, ou moi».
11 duans t pl ou année.
il pis < ou il ou s», suit les cas), i cycle.
Le jour, selon Ruschenberger, commence au lever du soleil. La matinée est divisée en six quarts, et l'après-midi en a autant jusqu au coucher du soleil. De ce moment jusqu'à minuit on compte deux quarts de trois heures, et deux quarts de trois heures également de minuit jusqu'au matin. En siamois les heures de jour s'appellent mong et celles de nuit tum. — Nous devons supposer que les détails suivants, empruntes au Bangkok Catendar pour 1848 sont plus exacts et plus précis.
Les Siamois divisent le jour en vingtquatre heures. Ils comptent six heures du lever du soleil à midi et six heures de midi au coucher du soleil; c'est-àdire qu'il est six heures à midi et six heures au coucher du soleil. La nuit se divise en quatre quarts de trois heures chaque. Les heures de la nuit se comptent sans interruption, et il est douze heures au lever du soleil.
La division en semaines de sept jours, que le docteur voudrait avoir été introduite par les Portugais , est évidemment d'origine hindoue. Les Siamois nomment les jours de la semaine comme il suit :
Wanatliit (littéralement jour du
soleil) Dimanche.
Wanchan (jour de la lune). . Lundi.
Wangangkliau Mardi.
Wanput ; • • • Mercredi.
Waiiprahal Jeudi.
Wansuk Vendredi.
Wansoti Samedi.
Les Siamois comptent alternativement vingt-neuf et trente jours par mois : vingt-neuf jours pour les mois impairs, trente jours pour les mois pairs(l). Cela donne à leur année ( lunaire) trois cent cinquante-quatre jours; mais ils la complètent en ajoutant un mois intercalaire tous les deux ou trois ans , c'est-à-dire sept fois en dix-neuf ans, aux troisième, sixième, neuvième, onzième , quatorzième , dix-septième et dix-neuvième années. Le mois intercalaire prend le nom de second huitième mois. De plus , tous les six ans à peu près on ajoute un jour au septième mois ; moyennant ces intercalations , leur année moyenne se rapproche beaucoup de la nôtre. Ils divisent le mois en deux parties, Tune brillante et l'autre obscure, selon que la lune est dans son plein ou en décours.
L'année siamoise a trois saisons : la •aison chaude , de la pleine lune de février à la pleine lune de juin; la saison des pluies, de la pleine lune de juin à la pleine lune d'octobre ; et la saison fraîehe ou froide pour le reste du temps. La nouvelle anpee commence, selon Ruschenberger, à la fin du cinquième mois ; selon le Bangkok Calendar, avec le cinquième mois ou la nouvelle lune d'avril.
La grande division du temps se compose de deux cycles, dont l'un, le plus considérable, est de soixante ans, et l'autre, le moindre, de douze ans. Ce dernier passe pour être employé dans les supputations astrologiques qui servent à dresser les horoscopes, etc. Toutefois on a soin, dans tous les papiers importants, d'en désigner spécialement chaque année par son nom propre. Ces noms propres sont ceux des signes du zodiaque, ainsi qu'il suit :
I r# année, Chuat, ou année du Rat.
*• — Chlu (Chlou?), ou année de la Vache.
3* — Khdn (Khdne?)to\i année du Ti-
ou année du Lapin.