‹ Jarvis l'honnête homme, drame en deux actesChapitre 4 sur 48 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MARGUERITE, DAVID, dans la boutique.

Ah! quel ange!., c’est la digne fdle de son père ; on n'en peut rien dire de mieux.

DAVID

M 11 * Marguerite ! M n * Marguerite !

MARGUERITE

Plus bas donc , braillard ; Mademoiselle est allée dormir. Qu’esl-cc que vous lui voulez, à M ,le Marguerite?

DAVID

La complaisance d’un coup de main , pour m'aider à fermer la boutique.

Vous ne pouvez pas la fermer tout seul ?

DAVID

Non; parce que, quand je tiens la lampe, je ne peux pas accrocher les volets , et quand j’accroche les volets sans tenir la lampe, alors, je n’y vois pas clair. Est-ce juste, ce que je dis là ?

MARGUERITE

line fois par hasard... Voyons, attendez. (Elle entre dans la boutique et éclaire David , qui met les volets. Cordelia entr’oüvre la porte de sa chambre . s’assure qu’elle n’est pas vue, traverse rapidement le théâtre , et sort par une porte latérale. Marguerite et David reviennent en scène.)

MARGUERITE

Il est bien temps que M. Jarvis sorte de prison , ou que M. Harry revienne : une maison abandonnée à un paresseux comme vous...

DAVID , qui va se chauffer.

Allons donc ! une maison aussi bien famée que la maison Jarvis, ça marche tout seul. Mais, poursuivez , je vois que vous êtes dans vos idées noires? Qu’cst-ce que j'ai fait ?

MARGUERITE

Ce que vous avez fait? Vous ne faites rien, et c’est pour ça que je vous gronde.

DAVID

Vous parliez du retour de M. Harry; est-ce que Mademoiselle l’attend?

MARGUERITE

Oui ; son oncle va mieux ; il est en route pour revenir.

DAVID

Son oncle va mieux ! Pauvre ami ! un oncle qui l'avait fait partir en poste, pour Bristol, sous prétexte qu'avant de mourir U voulait embrasser une dernière fois son légataire universel... et il en réchappe!., c'est un procédé bien inconvenant.

MARGUERITE

Mauvais cœur!

DAVID

Écoutez donc, je me mets à la place d’Harry, on n’aime pas à se déranger pour rien... mais cette conversation vous déplaît, et d'ailleurs j’ai la plante des pieds suffisamment réchauffée. Je vous présente mes respects, duègne.

Vous partez?

David, gracieux.

Chercheriez- vous à ine retenir?

MARGUERITE

Hé! que vous êtes bétc !.. j’ai peur de rester seule, voilà tout.

DAVID

C’est un malheur qui vous arrive toutes les nuits, j’aime à le croire. Mademoiselle s’est déjà retirée dans sa chambre, qui vous empêche d’aller vous barricader dans la vôtre?

MARGUERITE

Il faudra donc que je ferme la porte derrière vous. Comment faire ? je ne suis pas assez forte pour soulever la barre.

DAVID

Aussi nous laisserons la porte de la rue dans * l’état où elle est , et je sortirai par celle-ci ,

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