SCÈNE Ht
Am du Charlatanisme.
J’étais un modèle parTait De fidélité, de constance;
Mais, hélas! le quinze juillet Est jour de terme et d'érhéauce.
Ne redoutant aucun portier,
Dans ma vertu je marchais ferme !
Mais l’amour, malin créancier.
Vint me réclamer son loyer...
Et mon cœur a payé son terme.
En sortant de chez elle, non-seulement je ne lui avais pas réclamé ses loyers, mais je lui avais accordé du papier à neuf francs le rouleau!.. Nous primes mi lez-vous le lendemain pour aller le choisir. . le surlendemain pour le faire coller... et le jour d’après... pour dîner aux Champs-Elysées, chez Ledoyen ! — Enlre nous, Anaïs ne mange pas do lotit... elle est un peu chipoteuse!.. Il lui faut des petits perdreaux truffés... des petites cailles aux olives ..etc... etc... Dame!., toutça... ça coûte !.. et si je n’y mettais bon ordre, la succession de ma tante Lognon
V passerait bien vite!.. (Prenant dans son secrétaire un sac d'argent à peu près vide.) Le SaC est là!., déjà pas mal grignotté... (il remet le sac dans le secrétaire.) Cal’, l'aVOlterai-je?.. (Gaiement.) c’est Canaille!.. mais dans ce moment je croque ma petite faute Lognon!.. (on sonne de nouveau.) Qui diable peut venir encore? (ü ouvre.)
É)ÈNE III.
CHATEAUGREDIN, CAUCHOIS, TONTA1NE \
(Canebois et Tontainc entrent. — Ils tiennent chacun un petit bouquet da
violettes.)
CAUCHOIS
Bonjour, monsieur Ludovic.
TONTAINE
C’est nous...
CHATEAUGREDIN, à part.
Les deux domestiques d’Anais... que je lui ai offerts.
CAUCHOIS ET TONTAINK, se posant.
Air : C'est moi.
CAUCHOIS
Do ce jour solennel...
TONTAINE
Monsieur, pour votre fête...
CAUCHOIS
Qti’ime santé parfaite...
* T. C. Ch.
TONTAINE
Soit le gage éternel!